« Il y en a eu pour tous les goûts aujourd’hui. On a très bien commencé la journée avec un ciel dégagé et un vent mollissant, et j’ai pu renvoyer la grand-voile haute. Peu de temps après, j’ai repris le fameux ris pour un meilleur cap. Nous étions en train de joyeusement faire du Sud et naviguions vite et bien pour une petite descente rapide et humide. J’avais quelques interviews media à faire et après les avoir terminées, je me suis installée sur mon sac à billes à l’abri de la descente quand il y a eu un gros bang. Immédiatement, j’ai regardé en l’air, sans doute un réflexe automatique. J’ai ensuite regardé derrière et ai vu l’une de mes poulies d’écoute de grand-voile avait explosé et avait disparu. J’ai vite affalé la grand-voile et trouvé la bonne boîte de pièces de rechange, j’ai mis en place une nouvelle poulie après confirmation avec Joff et j’ai renvoyé la grand-voile. Ça n’a pas été une partie de plaisir d’autant que nous ne sommes que quelques heures plus tard et que je suis déjà de retour avec un ris ! » Dee Caffari (Aviva) hier soir par mail.
A la uneBrèves
Poulie explosée
26.11.2008
Nuit agitée pour Dick
26.11.2008« La première partie de la nuit a été agitée ! Mais ce matin, c’est beaucoup plus calme. Et c’est très agréable. Le problème est de savoir quelles voiles mettre quand on ne sait pas jusqu’à combien le vent va monter… C’est difficile de se relâcher car il faut rester attention sur le pont. Il faut faire des choix de priorité au quotidien : les petites réparations, la navigation, manger, dormir… En fait, il faut faire tout rapidement. Aujourd’hui, c’est viande des Grisons et pasta milanaise… » Jean-Pierre Dick (Paprec-Virbac 2) à la vacation radio de 11h00.
Dans trois à quatre jours…
26.11.2008« J’ai touché du vent cette nuit, environ 20 nœuds par le travers. Aviva a dû le toucher avant moi. C’est ce flux que les bateaux de devant ont depuis un moment. Je suis sous un ris et trinquette. J’ai essayé plus de toile mais le bateau ne le supporte pas. Je viens de passer Bahia. Ça me rappelle la Mini 2001 et la Transat Jacques Vabre 2007. Je me souviens de l’arrivée de cette Mini, en fin de journée avec la famille, les copains déjà arrivés et ceux que l’on attendait encore. C’est un très bon souvenir et il y a eu du chemin parcouru depuis. Aujourd’hui, le scénario est tout autre. C’est une course de vitesse pour gagner dans le Sud, avec cet anticyclone qui va peut-être ralentir un peu les premiers, alors il faut cravacher. C’est un peu monotone, mais je suis pas mal occupé pour essayer de me calquer sur la vitesse d’Aviva et recoller un peu à Roxy lorsqu’elle sera ralentie. Ces prochains jours, il faudra être patient, vigilant et accrocheur.?Sinon ça va, les conditions ne sont pas pires que celles des premiers jours de course et c’est ce qu’on risque de rencontrer dans le Sud. Dans 3 ou 4 jours, on y verra plus clair. » Arnaud Boissières (Akena Vérandas) par mail.
Entre les îles
26.11.2008« J’ai plus de trente nœuds actuellement ! Je vais passer entre les îles, près de Trindade. Ca cogne mais ça va vite : c’est stressant à 18 nœuds… C’est toujours difficile de savoir comment se placer par rapport à l’anticyclone. Le temps est plutôt gris. Mais le bateau va bien et on sent qu’il aime ça. Bon, il y a plus de 35 nœuds, au revoir… » Dominique Wavre (Temenos II) à la vacation radio de 11h00.
Naviguer prudent
26.11.2008« La mer s’est bien calmée. J’ai renvoyé la grand-voile haute vers 10h -11h (heure française) ce mercredi. J’aurais peut-être dû renvoyer un peu plus tôt mais je voulais attendre que la mer se soit vraiment bien calmée. Je préfère naviguer prudent. Là, j’ai 16 à 18 nœuds de vent et j’avance entre 14 et 16 nœuds. J’ai fait ce qu’il fallait pour que ce ne soit pas trop dur pour le bateau la nuit dernière et, comme la nuit d’avant j’avais dû bricoler avec ma girouette, cela m’a aussi permis de me reposer. Enfin… je me suis quand même levé entre dix et quinze fois pour régler le bateau. Disons que j’ai dormi par petits bouts mais tout va bien. Le franc ralentissement, ce sera pour samedi ou dimanche. Il faudra tout simplement être patient. Ces conditions, ce n’est pas de tout repos car je suis quand même en permanence à 15 nœuds de moyenne mais je ne me plains pas. Je suis content ! » Vincent Riou (PRB) au téléphone ce mercredi midi
Après l’huile le gasoil
26.11.2008« Bonjour tout le monde ! Rien n’a changé ici !! Roxy est toujours à la gîte (angle 20°) sur la route sinueuse vers le Sud. Hier, j’ai tenté de réparer la petite fuite de gasoil donc nous allons voir si ça marche ou pas ? Ce n’est pas le travail le plus facile : sous le cockpit, essayant de ne pas me taper la tête ou le dos sur le système du moulin à café, glissant comme si c’était une patinoire (à cause de l’huile puis du gasoil), essayant de toujours garder assez de sable pour nettoyer par la suite les joints… En finissant ma réparation, je ressemblais à un homme des cavernes (ou femme) !!!! Comme vous pouvez l’imaginer, la navigation n’est pas le plus drôle. Hier, j’ai eu des vents instables : j’ai tout eu, de 6 à 26 nœuds. Pour le moment, essayer de faire avancer davantage Roxy, sans mettre trop de pression non plus, est un travail à temps plein et c’est difficile d’avoir un peu de repos. Hier matin, j’ai été témoin d’une scène de crime de mon cockpit. Un énorme poisson volant a fait une attaque suicide (réussie) le long du cockpit, j’ai manqué ça de peu car je jetais le reste de mes lasagnes par-dessus bord. Heureusement, maintenant nous sommes en mode machine à laver, tout ceci a été rapidement nettoyé par des seaux et des seaux (toujours tièdes) d’eau de mer qui jaillissent par-dessus le bateau. » Sam Davies (Roxy)