Vendée Globe

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SAILING/VENDEE GLOBE 2008/FONCIA

Histoire d’eau

27.11.2008

« Chez Martin Vaz, ça vase. Eh oui, on se serait cru en Bretagne, home sweet home. Il a plu sans discontinuité pendant près de trois heures. Malheureusement, comme on était au près, ça arrosait aussi en eau salée, sinon j'aurais bien fait une rincette. La mer est toujours aussi en bordel, c'est un peu gonflant, elle pourrait s'accommoder au vent, mais visiblement ils ne sont pas fait pour s'entendre. Pas très propice au repos, pourtant mérité, du guerrier. On va faire avec. Bonne nuit. Remarque, j'aurai pu prendre une chambre chez Martin, mais vue la taille de l'île, 3,4milles dans sa plus grande dimension, je sais même pas si hôtel il y a, ni habitant d'ailleurs, peut-être juste un militaire, puni.
Correctif, je sais pas pourquoi, mais dans mon esprit, Martin Vaz était à l'Ouest et Trindade à l'Est, et comme je suis passé à l'Ouest de tout, je pensais être passé à côté de Martin, là où ça vase, mais non. Donc c'est Trindade qui fait 3,4M et Martin Vaaz, trois îles dont la plus grande fait.. .0,39M (800 mètres env) pour 175 mètres de haut, tout de même. Rendons à Jules ce qui appartient à César.
» Michel Desjoyeaux (Foncia) par mail.

 

Panne temporaire de communication

26.11.2008

« Enfin une bonne journée ! Je fais avancer le bateau et maintenant ça glisse bien et on reprend des milles à Unai (Basurko), ce qui est bien. C'est incroyable la différence entre ce que je vis maintenant et ce que j'ai vécu il y a quelques jours, quand je me vautrais. C'était affreux [avec le Fleet 77 en panne], car on se sent vraiment isolé et seul quand on passe trois journées sans météo et sans mails. C'est en fait la première fois que je me sens seul depuis le départ. » Jonny Malbon (Artemis

MARC GUILLEMOT / SAFRAN - START - 09/11/08

Options architecturales

26.11.2008

« Safran répond pleinement à nos attentes. C’est le bateau qu’on voulait, tous les choix que l’on a faits, notamment celui de privilégier la légèreté à la puissance, portent leurs fruits. Mais il faut être constamment aux réglages. Un tel différentiel de vitesse, avec un bateau comme Pindar par exemple (doublé il y a deux jours, aujourd’hui 40 milles derrière NDLR) ne peut pas s’expliquer que par les seules options architecturales. On l’a vu lors de nos confrontations d’avant saison, les écarts de vitesse entre les bateaux pouvaient être d’un quart de nœuds, pas de un, voire de deux comme c’est parfois le cas actuellement. Ce serait facile de lever le pied, de dire stop tellement l’inconfort est total. Tu prends un ris de plus dans la grand-voile et tu vas tout de suite un à deux nœuds moins vite, donc avec moins de stress. Ce n’est pas mon choix, mais je n’ai pas pour autant l’impression de prendre des risques. Je suis juste à fond, c’est tout. » Marc Guillemot (Safran) par mail 

SAILING ROUND THE WORLD RACE VENDEE GLOBE 2008/2009

Pas d’évitement

26.11.2008

« Si j’avais pu éviter de passer entre les îles, je l’aurais fait mais c’est un peu le vent qui m’y a poussé. C’est toujours un peu délicat ces remontées brutales des fonds, ils passent de 4000 m à 100 m, on peut toujours avoir des effets de courant, et une mer mauvaise. » Dominique Wavre (Temenos II)  

SAILING ROUND THE WORLD RACE VENDEE GLOBE 2008/2009 ROXY

Michel à la chasse à Sam

26.11.2008

« Il y a Foncia, qui est à la chasse derrière moi : j'essaie de progresser rapidement. Mich Desj' m'a dit ‘T'inquiètes, Sam. Il n'y aura pas de dévent sous mon vent. Quand je te dépasserai, je ne serai pas trop près !’ J'essaie de garder mon avance aussi longtemps que possible. Hier soir, je me suis dit que j'avais bien fait, quand j'ai regardé le classement. J'étais assez fière de ma moyenne de presque 14 nœuds. Et puis j'ai vu celle de Mich - une moyenne de 17,6 nœuds. Je n'ai pas les moyens de faire face à ce genre d'attaque. C'est tout simplement incroyable ! » Sam Davies (Roxy) lors de la vacation en anglais ce midi. 

ARMEL LE CLEACH / BRITAIR - START - 09/11/08

Pas d’erreur

26.11.2008

« Je suis content d’être là où je suis, dans le bon paquet et surtout bien dans le rythme ! Après 17 jours de course, j’ai bien pris mes marques à bord. Physiquement je suis en pleine forme et mentalement je suis serein. Passé le petit blues logique du départ, la course prend vite le dessus : entre météo, réglages, bricolage et communication, le temps passe finalement très vite. Le fait d’être bien dans la course, d’être performant, joue aussi positivement sur l’état d’esprit. Maintenant, nous allons attaquer le grand Sud dans une semaine environ et là ce sera une autre histoire… En ce qui concerne la concurrence, je ne suis pas vraiment surpris par les très faibles écarts qui séparent les premiers : on savait que les potentiels de vitesse des bateaux étaient proches et cela se confirme. A l’exception de Michel Desjoyeaux, du fait de son avarie au départ, tous ceux qu’on attendait sont devant. Mais on sait aussi qu’il ne faut rien lâcher et que la moindre petite erreur se paye cash. Surtout que depuis le début, il n’y a pas encore eu de grandes options stratégiques sur l’eau. Depuis deux semaines, c’est une vraie course de vitesse… Mais attention, la négociation de l’anticyclone de Ste Hélène dans les prochains jours pourrait bien marquer le premier passage à niveau de ce Vendée Globe… » Armel Le Cléac’h (Brit Air) en vacation radio ce matin. 

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