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Dépêches

 

Le vendredi 28 novembre 2008 à 12:03L’œil de l’anticyclone

L’œil de l’anticyclone

« Impeccable ! Je vois Sébastien (Josse) et Armel (Le Cléach’)… Hier, juste derrière un gros nuage, je me suis fait planté dans un calme. Mais ce n’est pas fini… En monocoque, c’est rare de se séparer. Il y a eu deux-trois passages à niveau qui ont été favorables à nos poursuivants. Et demain, il y a une zone très molle, dans l’œil de l’anticyclone. En régate, il y a souvent un groupe en pointe avec un étalement derrière. Jean (Le Cam) mise sur un mouvement plus rapide de l’anticyclone et dans l’Ouest, ils n’ont pas trop le choix. Il y a une part de pari car chacun imagine comment tout ça va se décaler : on sait que ça passe mieux par l’Ouest, mais la route est plus longue. Moi, j’ai choisi de rester à la corde… Mais attention : l’intérieur du virage peut être plein de « graviers » ! En tout cas, le premier qui s’en sort va bénéficier d’un bon coup de pied… La température commence à baisser et hier, j’ai vu un gros porte container qui faisait probablement la ligne Le Cap-Rio de Janeiro. » Loïck Peyron (Gitana Eighty) à la vacation radio de 11h00.  

Le vendredi 28 novembre 2008 à 11:23Ne pas s’user

Ne pas s’user

« C’est pas mal aujourd’hui : ça tape modérément dans un vent de quinze nœuds assez variable au près. Ça fait plaisir de revenir sur le groupe de tête, mais j’ai beaucoup donné pour ça ! Je me suis arraché plus cérébralement que physiquement : j’ai bien géré ma trajectoire en essayant de ne pas trop m’user à manœuvrer. J’ai la tête dans la météo… C’est dur de juger la position des autres car l’anticyclone n’est pas évident à appréhender. Mais plus ça va, plus ça va ! Je suis comme un moteur d’avion : il faut du temps pour qu’il prenne ses tours… Maintenant, il faut prendre des réserves car après la première porte des glaces avant l’Afrique du Sud, ça va commencer à être plus dur ! Dès lundi, on va voir la température baisser, le vent monter, la mer refroidir… Là on est par 30° Sud et il fait déjà plutôt frais, surtout la nuit. » Marc Guillemot (Safran) à la vacation radio de 11h00.  

Le vendredi 28 novembre 2008 à 10:06Un chasseur sachant chasser

Un chasseur sachant chasser

 « Je préfère être chasseur que chassé. Avoir un chien furieux qui vous court après, cela devient énervant... » Sébastien Josse (BT) en novembre… 2004

Le vendredi 28 novembre 2008 à 08:02Premier albatros…

« Aujourd'hui (jeudi), j'ai dormi une bonne partie de la journée, je crois que j'étais bien fatigué de tous ces changement de voiles à la "mort moi le noeud". Hier j'ai perdu une “crocs” et mes pieds sont tristes car ils vont faire le reste du tour du monde couverts de bottes ou de chaussettes.Ils étaient trop contents depuis 15 jours, voir la lumière, sentir bon le sel, et prendre l'air toute la journée : la vie de rêve pour des pieds de marin. Mais aujourd'hui retour à la dure réalité de la vie de marin, je me suis résigné à les couvrir avec des bottes... Ce soir j'ai mis une petite laine sur mon dos, signe que les Caraïbes, c'est fini et que tout le Sud que nous faisons depuis l'équateur nous rapproche maintenant de l'autoroute du grand Sud. J'ai vu Bilou aux jumelles et je l'ai appelé. Il avait l'air d'avoir la frite. Il a même vu un albatros qui s'était perdu dans le coin. Il y a des "cygnes" qui ne trompent pas : nous sommes bien, à un anticyclone près, à la porte du grand Sud... » Yann Eliès (Generali) par mail ce vendredi matin

Le vendredi 28 novembre 2008 à 06:52Gueules d'hémisphère...

Gueules d'hémisphère...

Les vingt-cinq solitaires du Vendée Globe sont désormais tous dans l’hémisphère Sud : le Canadien Derek Hatfield (Algimouss-Spirit of Canada) a passé la ligne équatoriale jeudi à 21h42, tandis que le benjamin de la course, Jean-Baptiste Dejeanty (Maisonneuve) est la « tête à l’envers » depuis vendredi vers 6h15.  

Le vendredi 28 novembre 2008 à 05:29En français dans le texte

En français dans le texte

« Tout est bien sur le bateau Aviva et je suis content mais un peu fatiguée. Ce soir, j'espère que je dorme bien. Hier soir c’était impossible parce que les vagues étaient grandes et il y a beaucoup de vent aussi. Aujourd'hui le vent est un plus léger and la mer moins agitée, donc je fais bien progres à la Sud avec les autres… » Dee Caffari (Aviva) par mail jeudi soir 

Le vendredi 28 novembre 2008 à 05:04Tontons flingueurs

Tontons flingueurs

« Ah oui, ya un autre truc qui change, quand on va dans le Sud, mais là, c'est dès l"équateur, c'est Coriolis qui a tourné sa veste. Quoique, on se demande si il existe ici, parce que ça fait tout de même six jours qu'on a du vent qui vient du même endroit, on dirait que l'Afrique du Sud se vide et que Copacabana se remplit, ça doit être un truc pour faire s'envoler ce qui reste de mètres carrés des bikinis, comme si là-bas, là dessus, ya besoin de souffler fort pour que ça s'envole, tiens ! Même le petit bonhomme de Buys Ballot, ne voulant voir, a tourné le dos. Revenons à nos moutons, ceux-là qui se suivent depuis le départ. Un vent de folie aurait soufflé cette nuit sur la tête de la flotte, entraînant quelques virements de bord, à la faveur d'une courbure cyclonique, pour enfin tenter de grappiller quelques milles à l'Est et disperser les troupes ? Un remake des Tontons Flingueurs "J'disperse, j'ventile..." Et nous, pauvres suiveurs avec quelques virages de retard, juste bons à continuer au Sud, toujours penchés. » Michel Desjoyeaux (Foncia) par mail. 

Le vendredi 28 novembre 2008 à 04:14À l’Est du nouveau ?

À l’Est du nouveau ?

« Je ne suis pas trop mécontent de ma position pour l’instant. J’espère avoir un vent légèrement plus adonnant que ceux qui sont plus à l’Est. La situation est intéressante et la régate passionnante, mais il y a quand même une petite part hasardeuse. Les choses devraient se décider ce week-end. » Dominique Wavre (Temenos II) jeudi soir 

Le vendredi 28 novembre 2008 à 02:08De la complexité

« C'est encore un peu complexe pour les 2-3 prochains jours parce qu'il faut passer cet anticyclone qui décidément nous donne du fil à retordre. Mais le premier à en sortir sera en très bonne position pour la suite de la course car il touchera alors des vents plus forts et d'Ouest qui le pousseront jusqu'à la première porte des glaces. Le vent va être très léger donc il faut être constamment sur le pont pour continuer d'avancer à une vitesse convenable. » Sébastien Josse (BT) jeudi soir 

Le jeudi 27 novembre 2008 à 22:11Même analyse

Même analyse

« Je suis à 60 degrés du vent et je marche à 11 ou 12 noeuds car je serre le vent pour gagner dans l'Est... C'est rassurant (d’être au contact) à double titre ; d'abord, cela crée une émulation qui permet d'être à 100% du potentiel du bateau, et de s'étalonner le cas échéant en fonction des performances des uns ou des autres, et surtout, cela rassure de voir que tous ces marins d'exception partagent à peu près la même analyse quant à la trajectoire et à la stratégie à suivre... » Yann Eliès (Generali) jeudi soir