« Le soleil brille, c'est un bel jour. Je suis arrêté hier soir pour une heure et demi avec la grande voile pour faire une petite ajustement à la drisse. Je sais la raison pour l'équipe - pour hisser la grande voile ! Aussi, j'ai fait un petit réparation à la zipper pour la trinquette. Aujourd'hui, j'ai fait une petit réparation pour un petit fuite dans la systeme pour le scoop à tribord. Mon dos semble meilleur et maintenant possible à faire ces petit réparations. » Rich Wilson (Great American III), en français dans le texte
A la uneBrèves
Wilson bricole
28.11.2008
Golding n’exclut personne
28.11.2008« La nuit dernière, il n'était pas évident de savoir comment faire pour sortir de là, car pendant longtemps, je n'avançais plus du tout. J'ai fini par empanner. Je crois que tout le monde fait ce jeu-là, car les conditions sont assez difficiles avec de grands changements dans la force et la direction du vent. Il fallait relancer le bateau en hissant plus de voiles et en jouant avec les ballasts. Ensuite, j'ai été obligé de changer de bord pour trouver le passage le plus étroit à travers la dorsale et je crois que je suis bien positionné maintenant. D'un côté ou l'autre, cela ne change pas grand-chose. Lors du dernier Vendée j'avais 800 milles de retard à cette étape de la course. Et pourtant, j'ai réussi à revenir. Tout le monde a donc la possibilité d’en faire autant. C'est bien ! Exactement ce que l'on attendait de ce Vendée Globe - une régate au contact ! » Mike Golding (Ecover 3) à la vacation radio de 12h00.
Grisaille humide
28.11.2008« Ici, j’ai 25 à 30 nœuds de vent établi. Je suis sous deux ris et trinquette au près appuyé et ça secoue dans tous les sens. Il fait gris, je suis trempé, ça mouille de partout, bref, c’est le bonheur de la grisaille ! Avant ça, j’ai eu pétole avec quatre nœuds de vent puis d’un seul coup, c’est monté à 20 nœuds. Après un déballastage express, j’ai re-ballasté aussi vite. Bref, maintenant, je vais sécher ! » Arnaud Boissières (Akena Vérandas) par mail ce vendredi après-midi.
Vent oscillant
28.11.2008« J’ai bien dormi : c’est une bonne journée qui s’annonce après une nuit assez cool. Le vent est tombé et j’ai failli envoyer le Code 0… Mais le vent était trop instable et pas suffisamment faible car je voulais faire du cap pour aller chercher de la pression. Le vent oscille de 30° avec 10-12 nœuds et des grains. Ca ressemble à une nouvelle ligne de départ ! Certains ont peut-être trop donné physiquement pour ne pas être récompensé de leurs efforts : ça sens la Solitaire du Figaro… Je n’ai presque rien cassé : un taquet et un cordage. » Yann Eliès (Generali) à la vacation radio de 11h00.
Aglagla !
28.11.2008« Pas facile en ce moment : le vent change, mollit, forcit… J’ai essayé de me recentrer la nuit dernière : pas génial pour le classement mais on est tous groupés. Cela tient à rien, il ne faut pas se focaliser sur la hiérarchie. Cette nuit, j’ai « pété les plombs » à tirer des bords : impossible de dormir ! Enervant. Là, je vois Vincent (Riou) et Roland (Jourdain), deux concurrents de longue date : on se croirait dans une régate de deux jours, à se tirer la bourre… Ça change, ça donne des repères, c’est utile de voir les autres. Le bateau va bien : 10,7 nœuds, mais dans deux jours, aglagla, il va faire froid ! » Jean-Pierre Dick (Paprec-Virbac 2) à la vacation radio de 11h00.
Transition
28.11.2008« J’ai repris du vent : c’est bon ! 15-17 nœuds et douze nœuds de vitesse. J’ai croisé Loïck (Peyron) tout à l’heure : c’est sympa de trouver un bateau par 32° Sud… Gérer l’anticyclone n’est pas facile : c’est une zone de transition où on peut perdre ou gagner beaucoup. Je navigue sur une mer plate avec de gros nuages noirs, comme un Pot au Noir. Quand j’ai viré de bord la nuit dernière, ce n’était pas un recentrage mais parce que le vent avait tourné au Sud-Ouest. Physiquement, je suis à 100%. » Sébastien Josse (BT) à la vacation radio de 11h00.