"Nous sommes entrés en collision avec un gros cétacé, probablement une baleine. Nous sommes passés de 14-15 nœuds à l'arrêt total en une seconde, ce qui a provoqué des dégâts importants sur la dérive. Je crois qu'il ne me reste que 30 à 40 cm qui me servent à quelque chose. Si vous imaginez que le bord d'attaque a essayé de s'enfoncer dans la coque et que le bord de fuite a essayé d’en faire autant, vous voyez que nous avons de la chance de ne pas avoir subi des dégâts structurels. Par contre, cela signifie que j'ai environ un mètre de fibre de carbone comprimé sur le bord d'attaque, tandis que le bord de fuite est brisé. Ce n'est pas terrible. J'étais en train de prendre des photos pour mon blog. Il faisait beau avec du soleil et une mer calme avec une brise de 15 à 18 nœuds. Je n'ai rien vu. C'est simplement que nous nous sommes arrêtés net. L'étrave a plongé. En regardant derrière moi, il y avait un animal gris-vert se tortillant sur la surface. Il souffrait et c'était affreux... Je suis descendu sur le coup pour regarder la dérive car je croyais que cela avait cassé le puits, car l'arrêt a été si brutal. J'ai contrôlé aussi la structure des dérives, la quille et les safrans pour vérifier qu'il n'y avait pas de voie d'eau." Jonny Malbon (Artemis) à la vacation du jour