« Il semble que tout le monde, à partir du milieu de la flotte, appuie sur l’accélérateur pour tenter de couper le fromage – de l’anticyclone de Sainte Hélène, ndr - et gagner des milles. Ça semble faisable vu d’ici et les fichiers météo confirment. Une belle dépression va pousser l’anticyclone vers le nord-est et devrait nous permettre de naviguer en route directe vers la porte. Je regarde la météo en espérant que les prévisions ne changeront pas. Jean Baptiste s’est débrouillé pour me doubler, bien joué. Il fait un super boulot depuis son deuxième départ problématique. Bien à vous. » Derek Hatfield (Algimous-Spirit of Canada)
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Des nouvelles de Derek Hatfield
02.12.2008
Bilou en souplesse
02.12.2008« Du fait du vent changeant, cela nécessite beaucoup d’allers-retours sur le pont pour vérifier les réglages. Mais à la différence d’hier, aujourd’hui, on ne devrait pas avoir d’empannage à faire et continuer comme ça sur le même bord toute la journée. Pour l’instant, je préfère continuer de naviguer en souplesse. C’est sûr que par la suite, il va y avoir des moments de frustration à ne pas mener notre bateau à son potentiel, mais une sortie de route est vite arrivée et peut coûter très chère. Je préfère rester attentif. » Roland Jourdain (Veolia Environnement) à son équipe.
Golding dans un couloir de 100 milles
02.12.2008Mike Golding (Ecover), dans son carnet de bord aujourd’hui : "Il fait vraiment froid maintenant. Hier lors d'un empannage, j'ai pris une grosse vague dans la figure et ça caillait ! L'empannage terminé, je frissonnais, alors je suis descendu pour me changer, mettre des chaussettes et des bottes sèches. Nous sommes bel et bien dans le grand Sud! Le contournement de l'anticyclone n'a pas vraiment marché comme je le souhaitais. J'étais content de ma position et selon tous les modèles, j'aurais dû progresser mieux que cela. Maintenant, nous sommes tous dans un couloir d'une largeur de 100 milles, en route plus ou moins directe vers la première porte des glaces. Les bateaux empannent dans ce couloir vers le nord ou vers le sud, mais les occasions de réaliser des gains sont limitées et rares. Je crois que je vais rester tranquille pour le moment en attendant une meilleure opportunité..."
Rencontre funeste avec une baleine
02.12.2008"Nous sommes entrés en collision avec un gros cétacé, probablement une baleine. Nous sommes passés de 14-15 nœuds à l'arrêt total en une seconde, ce qui a provoqué des dégâts importants sur la dérive. Je crois qu'il ne me reste que 30 à 40 cm qui me servent à quelque chose. Si vous imaginez que le bord d'attaque a essayé de s'enfoncer dans la coque et que le bord de fuite a essayé d’en faire autant, vous voyez que nous avons de la chance de ne pas avoir subi des dégâts structurels. Par contre, cela signifie que j'ai environ un mètre de fibre de carbone comprimé sur le bord d'attaque, tandis que le bord de fuite est brisé. Ce n'est pas terrible. J'étais en train de prendre des photos pour mon blog. Il faisait beau avec du soleil et une mer calme avec une brise de 15 à 18 nœuds. Je n'ai rien vu. C'est simplement que nous nous sommes arrêtés net. L'étrave a plongé. En regardant derrière moi, il y avait un animal gris-vert se tortillant sur la surface. Il souffrait et c'était affreux... Je suis descendu sur le coup pour regarder la dérive car je croyais que cela avait cassé le puits, car l'arrêt a été si brutal. J'ai contrôlé aussi la structure des dérives, la quille et les safrans pour vérifier qu'il n'y avait pas de voie d'eau." Jonny Malbon (Artemis) à la vacation du jour
Le genou de Dee
02.12.2008« Nouvelle semaine, nouveau mois et avec un peu de chance, nouvelle Dee ! Après m’être beaucoup inquiétée hier à cause de mon genou et de savoir si j’avais pris les médicaments assez tôt, j’ai été une patiente modèle et je serai pour toujours reconnaissante à l’anticyclone de Sainte-Hélène qui m’a apporté des petits airs faciles pendant deux jours. J’ai tout fait pour ne pas appuyer sur mon genou et j’ai bien pris mes antibiotiques. J’ai gardé une configuration de voiles prudente et j’ai eu la chance de pouvoir continuer à avancer grâce à des empannages stratégiques et je n’ai pas perdu trop de milles vues les circonstances ; parce que si mon genou ne se remettait pas, ma pire crainte de ne pas pouvoir terminer la course aurait pu arriver. Les signes d’aujourd’hui montrent une bonne amélioration avec moins de douleur et de gonflement. Aujourd’hui, super navigation. Après un léger trou de vent, je suis entrée dans un nuage avec une pluie torrentielle et 18 nœuds de vent établi qui m’ont bien fait avancer et m’ont permis de laver Aviva de ses résidus salés et collants. Maintenant, nous sommes tous les deux propres, frais et en bien meilleure forme après avoir profité des derniers rayons du soleil ce soir ». Dee Caffari (Aviva) à son équipe.
Surf à 27 nœuds
02.12.2008«Ça avance bien. Tout à l’heure, j’ai fait un surf à 27 nœuds. Je suis bâbord amure devant le front. Il va passer d’ici une ou deux heures. Mais on n’aura pas trop de vent. Sur les fichiers, c’est 28 nœuds au plus fort ce qui veut dire un peu plus en réalité mais rien de dantesque. Bientôt, on fera des moyennes à 20 nœuds sous trinquette et deux ris ou deux ris et ORC. Il ne faudra pas s’étonner !» Vincent Riou (PRB).