Sébastien Josse (BT), à la vacation du jour : « Ça glisse, ça glisse…Il y a 20-25 nœuds voire légèrement plus cet après-midi. On attend le vent, mais pour l’instant, rien de dantesque. J’ai un peu levé le pied. Il ne faut pas attaquer tout le temps, parce que finalement, on ne creuse pas vraiment l’écart et on sollicite beaucoup le bateau. Je suis bien reposé. Je mange bien, j’essaie de rester en pleine forme physiquement. La Direction de Course a pris la bonne décision (concernant la modification de la position de la porte des Kerguelen). Ce n’est pas une décision facile à prendre, mais il s’agit d’enlever un peu de liberté pour plus de sécurité ».
A la uneBrèves
Ne pas attaquer tout le temps
04.12.2008Luminosité exceptionnelle
04.12.2008Jean Pierre Dick (Paprec-Virbac 2), à la vacation du jour : « J’ai eu quelques jours agités, mais je tiens le choc. J’essaie de dormir entre les manœuvres. Après une journée assez rapide, j’essaie de récupérer et de ne pas faire d’erreurs. Il y a 23 à 24 nœuds et on en attend 30 à 35. Mais la luminosité est exceptionnelle. Une lumière blanche, avec de la brume dedans. Je ne sais pas trop ce que ça annonce…Cette dépression, c’est un peu stressant. On ne sait pas trop les limites du bateau. On essaie de prévoir avec les infos qu’on a. On fait ses schémas de voile. L’important c’est de ne pas faire de bêtises pendant les manœuvres. »
40 nœuds pour Sam Davies
04.12.2008Samantha Davies (Roxy), à la vacation du jour : « Je vais très bien. Il ne fait pas froid, et je profite presque du beau temps. Je suis contente car je navigue bien. Je n’ai rien cassé, je me fais plaisir et je suis assez fière de la première partie de ma course. Quant à la météo, on est dans des conditions tempétueuses. J’ai entre 32 et 42 nœuds de vent, en moyenne. Il y a pas mal de mer, les vagues doivent mesurer 7 mètres…On est parti sur un surf à 20/25 nœuds. Mais on va avoir des conditions vachement pires que ça sur la route. »
C’est de la croisière rapide
04.12.2008Loïck Peyron (Gitana Eighty), à la vacation du jour : « J’ai passé la première porte mais j’ai un peu merdouillé cette nuit. J’ai trop bien dormi et j’ai perdu un peu de terrain. Les conditions sont bonnes. C’est du grand beau temps. Il y a un vent de nord-ouest de. 25 nœuds, les vagues se forment et c’est toujours un peu stressant. La température est agréable et la croisière rapide ! Sinon, je ne suis pas encore monté dans le mât pour changer la drisse de gennaker. J’attends une petite molle…. D’ici deux jours j’espère. Cette nuit, il y aura du vent, mais rien de méchant. Toute la question est de doser la surface de la voile. Je passerai bientôt à des voiles plus petites. Voilà ma stratégie pour la nuit. Il faut ménager sa monture car le Vendée Globe, pour le gagner, il faut finir. Il faut faire attention au bateau. J’ai d’ailleurs fait un check complet ce matin. Il y a toujours des choses à faire : ragage, usures. On ne voit pas tout et c’est ça le problème. »
De retour dans le match
04.12.2008Marc Guillemot (Safran) à la vacation de 11h00 : « J’ai eu une période difficile, pendant une trentaine d’heures. J’ai plusieurs pilotes qui ont eu quelques bugs. J’ai mis du temps à le découvrir mais désormais, ça va beaucoup mieux. L’idée était de revenir au plus tôt dans la partie au lieu de pleurer sur son sort. En ce moment, les conditions sont assez musclées, il y a des rafales de 25 à 32 nœuds. Une mer est bien formée. Un petit rayon de soleil apparaît à l’instant. La première porte de sécurité est derrière nous. Maintenant, l’objectif suivant est au nord de la porte Kerguelen. C’est une très bonne initiative des organisateurs d’avoir modifié cette porte, comme ça, je n’ai pas à faire le kamikaze ! Il faut être prêt pour la petite dépression en fin de journée. Le bateau est rangé. Dans ces conditions, on recale les poids le plus possible à l’arrière. »
Porte des glaces, mode d’emploi
03.12.2008Les portes de glaces ont avant tout une fonction de sécurité : elles servent à empêcher que la flotte ne descende trop sud pour aller flirter de trop près avec les glaces. Elles jouent en quelque sorte un rôle de pare-feu. Pour valider le passage d’une porte, il suffit :
- De traverser au moins une fois la porte du sud vers le nord
- De traverser au moins une fois la porte du nord vers le sud
- De rester sur une route au nord de la porte
En bref, pour valider le passage d’une porte, il suffit qu’à un moment quelconque, un concurrent soit positionné au nord d’une des points du segment qui matérialise cette porte.