Samantha Davies (Roxy) : « Un petit rayon de soleil qui brille sur Roxy. La houle s’organise un peu, c’est mieux qu’hier soir. En plein milieu de la nuit, une vague a déferlé et a pris Roxy sur le côté, l’eau n’a pas seulement submergé le cockpit, c’est aussi rentré dans la cabine. Il faut que j’assèche tout. Le vent est entre 28 et 35 noeuds. On fait de beaux surfs vers l’est. Je m’habitue à la vitesse, du coup je cherche toujours à aller plus vite. »
A la uneBrèves
De l’eau dans la cabine de Roxy
06.12.2008
Mich et la baleine
06.12.2008Michel Desjoyeaux (Foncia) : « J’ai 27 à 30 noeuds. Il pleut, c’est très gris, on voit difficilement l’horizon entre la mer et le ciel. En fait, quand j’ai fait ma moyenne à 19,2 nœuds, j’étais en train de faire le ménage ! Hier, quand le vent a faibli, j’ai failli me faire couper en deux par une baleine…J’ai vu des remous 20 mètres à côté de moi et quelques secondes plus tard, j’ai vu le dos de la baleine qui était sur ma route, heureusement, elle a eu la bonne idée de sonder ! »
Intéressante option sud
06.12.2008Loïck Peyron (Gitana Eighty) : “On commence à s’habituer au vent et dès que ça descend au dessous de 25 nœuds, on trouve que c’est mou ! Et puis moins on a de toile, mieux on se porte ! Actuellement, les sudistes comme Jean Pierre tentent des choses intéressantes. Ils ont un meilleur angle et plus de pression. Mais à part cette option, on dirait que tout le monde est un peu en position d’attente. Sinon, j’ai essayé de grimper au mât pour récupérer ma drisse de gennaker. Mais à mi-mât, après deux départs au lof, je suis vite redescendu… Ça m’a pas mal usé et je sais qu’il va falloir recommencer la grimpette, mais ce ne sera pas pour tout de suite ! »
C’est grisouille pour Dominique
06.12.2008Dominique Wavre (Temenos), à la vacation de 11h00 : « Je me suis recalé hier. Mais j’aurais bien été plus sud car le vent va adonner et ils auront un angle favorable. Je suis dans une position d’attente. Ceux qui sont dans le grand sud, comme Virbac ont une belle trajectoire par rapport à la prochaine porte. En revanche, Jean-Pierre est un peu près des glaces. Personnellement, je n’ai pas non plus envie d’aller à 20 milles des icebergs qui ont été repérés. Sinon, c’est grisouille, la mer est vert-gris comme en Manche. J’ai eu de la pluie cette nuit. La mer est un peu abrupte mais pas très forte, 4 à 5 mètres, ça reste maniable ».
Ne pas penser aux glaces
06.12.2008Jean Pierre Dick (Paprec-Virbac 2) : « On fait de beaux surfs. La dépression va nous emmener jusqu’à la marque de parcours. J’ai entre 20 et 28 nœuds de vent, mais ça va peut-être monter cet aprem. Ma position au sud, sur la layline, de loin, ça me paraît sympa. Je suis à 47°10, à 20 milles au nord des premières glaces. Pour l’instant, je n’en ai pas croisé. Mais croisons les doigts, mieux vaut ne pas y penser ! Par contre, il fait froid. L’eau est à 5,5 degrés. Quand il faut aller manoeuvrer dehors, c’est très dur pour les doigts ».
En charentaises
06.12.2008Marc Guillemot (Safran) à la vacation de 11h00 : « On est dans une dépression, l’ambiance est humide à 100%. Il y a eu de bonnes rafales et cette nuit, on a dû adapter la voilure à plusieurs reprises. En fait, en tant que marin, on se pose souvent cette question : est-ce qu’on adapte les voiles pour être en phase avec le vent moyen, ou bien est-ce qu’on les adapte pour être en phase avec les rafales, parce que parfois, on est trop chargé dans les surventes. On vit des moments angoissants, stressants et d’autres grisants. C’est très vivant. Pour me protéger de l’humidité à l’intérieur du bateau, j’ai séparé en deux mon habitacle, j’ai planté ma tente pour préserver l’espace de navigation et là, je peux vous dire que je suis en charentaises ! »