Message d’Artemis, 19e, envoyé cette nuit à la direction de course : “La nuit tombait lorsque j’ai commencé à me demander si je devais larguer un ris. Oui, non, oui, non ? Je me suis tâté comme ça pendant une heure. Finalement, je décide d’enlever le ris en me disant : tu pourras toujours le reprendre. J’enlève le ris, le bateau accélère mais le pilote automatique assure, tout va bien. Je rentre pour enfiler mon ciré. Le bateau a commencé à charger sur les vagues et évidemment, comme je venais d’enlever un ris, le vent est monté. Le bateau est monté sur un vague, le bruit de l’eau qui frappait le pont est devenu plus fort alors que la vitesse grimpait 18, 19, 20, 21… le pilote jouait à « jusqu’à quelle vitesse je peux aller ». La réponse était : très vite, mais je n’ai pas eu le temps de vérifier. Je me suis précipité à l’extérieur pour prendre la barre alors que des torrents d’eau submergeaient le pont. Déconnecter le pilote, abatte : c’était le plan, mais trop tard ! On est parti au lof. J’ai abattu en grand, l’accélération était impressionnante, il y avait de l’eau partout, surtout dans mon ciré et dans mes bottes ! J’ai tellement abattu – à la barre, à genoux dans le cockpit-, que j’ai fait un empannage chinois : barre à contre, la bôme et le solent de l’autre côté, je suis trempé, le cockpit est rempli d’eau… super ! Encore une première pour le bateau et moi. Et puis je me suis moqué de moi-même en reprenant le ris… retour à la case départ, à la configuration qu’on avait une heure auparavant. J’étais juste épuisé et totalement trempé. Brillant ! Faut que j’essaie encore une fois ! Jonny. »
A la uneBrèves
Les jolis vracs de Malbon
07.12.2008
Problème de desalinisateur sur Artemis
06.12.2008Jonny Malbon (Artemis) à la vacation du jour : "Il y a des hauts et des bas. Je viens de passer la matinée à démonter le désalinateur, car il ne me reste que six litres d'eau et je ne peux plus en faire. Je ne peux pas me concentrer sur la vitesse du bateau en ce moment, ce qui est vraiment dommage, mais j'espère pouvoir le réparer cet après-midi. J'ai tout démonté et j'ai changé tous les joints. J'espère que cela marchera. Je l'espère vraiment; car je commence à avoir soif..."
Dee Caffari bonne joueuse
06.12.2008
Pour une poignée de pouillems
06.12.2008Sébastien Josse, BT : « Il y a du match, il y a du niveau ! Chacun se bat pour le moindre pouillem de milles. C’est une vraie régate autour de la planète. Je suis content de l'endroit où je suis. Mais bon, on regarde toujours les routages. JP (Dick) est à fond le sud, j’ai regardé sa démarche, celle de Peyron au nord aussi. Toutes les 12 heures, les fichiers changent et les options peuvent être remises en question. On n’arrête pas ce petit jeu d’influence. Dès qu’un concurrent change son cap de 5 degrés, on sait qu’il a changé de voile ou qu’il est en train de prendre une autre option. On n’a pas beaucoup de temps pour s’échapper du bateau, la flotte est trop compacte. »
De l’eau dans la cabine de Roxy
06.12.2008Samantha Davies (Roxy) : « Un petit rayon de soleil qui brille sur Roxy. La houle s’organise un peu, c’est mieux qu’hier soir. En plein milieu de la nuit, une vague a déferlé et a pris Roxy sur le côté, l’eau n’a pas seulement submergé le cockpit, c’est aussi rentré dans la cabine. Il faut que j’assèche tout. Le vent est entre 28 et 35 noeuds. On fait de beaux surfs vers l’est. Je m’habitue à la vitesse, du coup je cherche toujours à aller plus vite. »
Mich et la baleine
06.12.2008Michel Desjoyeaux (Foncia) : « J’ai 27 à 30 noeuds. Il pleut, c’est très gris, on voit difficilement l’horizon entre la mer et le ciel. En fait, quand j’ai fait ma moyenne à 19,2 nœuds, j’étais en train de faire le ménage ! Hier, quand le vent a faibli, j’ai failli me faire couper en deux par une baleine…J’ai vu des remous 20 mètres à côté de moi et quelques secondes plus tard, j’ai vu le dos de la baleine qui était sur ma route, heureusement, elle a eu la bonne idée de sonder ! »