Vendée Globe

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BRIT AIR - SKIPPER: ARMEL LE-CLEAC'H (FRA)

Le Cléac’h découvre le grand sud

07.12.2008

Armel Le Cléac’h (Brit Air), à la vacation de 11h : « La mer est dans tous les sens, c’est compliqué de trouver la bonne configuration de voiles. Le ciel se dégage, le vent devrait mollir dans la journée. La température de l’eau est de 3,6°C. C’est inquiétant pour les icebergs, mais j’ai la chance d’être dans le sillage d’un groupe de six bateaux qui m’ouvrent la voie. S’il y a quelque chose sur la route, ils le signaleront. J’ai mis le radar en route depuis quelques jours. Ce n’est pas forcément les coins où je voulais venir, mais l’orientation du vent nous empêche d’aller dans le nord. C’est nouveau pour moi tout ça. Je suis content que le vent mollisse un peu pour manger et ranger, mais le stress est différent à cause des éventuelles glaces. » 

Jean Le Cam - VM Matériaux

Le Cam admiratif de son bateau

07.12.2008

Jean Le Cam (VM Matériaux), à la vacation de 11h : « Je me suis fixé une limite au-delà de laquelle je préfère virer de bord que d’empanner pour ne pas risquer de casser des lattes. Si tu fais un fagot de lattes, t’as gagné ta journée ! Hier, ça me démangeait d’empanner, mais je me disais : “fais pas le con !“. Je communique avec mon bateau aussi. On est deux, et on n’arrivera pas l’un sans l’autre. De temps en temps, je lui dis “mon pauv’ chéri !“ quand ça tape. Je suis admiratif de mon bateau. C’est ce que j’ai de plus précieux. S’il me laisse tomber, je ne vaux pas grand-chose ! » 

SAILING ROUND THE WORLD RACE VENDEE GLOBE 2008/2009

Riou pas surpris par le retour de Desjoyeaux

07.12.2008

Vincent Riou (PRB), à la vacation de 11h : « Il fait gris, froid, mais tout va bien ! Il y a 30-33 nœuds de vent et je surfe à 20 nœuds. C’est l’ambiance du grand sud. La mer n’est pas très bien rangé, assez courte. Du coup, c’est chaud dans les vagues. Mon pied va comme il va… J’espère que ce ne sera plus qu’un mauvais souvenir dans 2 ou 3 jours. On essaye d’avancer vers les Kerguelen sans aller trop au sud pour ne pas croiser les glaces. Je ne suis pas surpris par le retour de Mich’ (Desjoyeaux, ndlr). Il a su saisir sa chance. Reste à savoir à quelle vitesse il faut pousser nos bateaux pour finir. C’est une des grosses problématiques du Vendée Globe, savoir doser l’accélérateur pour préserver le matériel. » 

SAILING ROUND THE WORLD RACE VENDEE GLOBE 2008/2009

Grasse matinée pour Bilou

07.12.2008

Roland Jourdain (Veolia Environnement), à la vacation de 11h : « Ce sont les 40es comme dans les prospectus ! 35 nœuds de vent bien tapés et la mer qui va avec… J’ai fait des surfs assez costauds à plus de 27 nœuds. Et cette nuit, deux petits départs au tas à cause des fusibles des safrans qui ont lâché. On est à bloc. Le Vendée Globe n’est pas une promenade bucolique ! Ce matin, j’ai fait la grasse matinée. J’ai dormi trois fois 1 heure dans la couchette avec la couette. Le pied ! » 

Michel Desjoyeaux - Foncia

Le quizz de Mich’ et autres activités

07.12.2008

« Pour les activités courantes à bord de Foncia, nous vous proposons plusieurs ateliers et travaux pratiques : écopage et vidange des fonds (pas les baptismaux, non, les fonds de cale), massage-réchauffage de voûte plantaire et fosse nasale, les autres extrémités, je m'en charge ; inventaire des consommables et pour les costauds, répartition des masses, grasses notamment. Et oui, y’a toujours moyen de faire mieux mais j'ai la ‘flegme’, attitude propre aux copains de Michel Doré, autre pourfendeur du tri sélectif, parce que là, le bord ne va durer que 2 jours et demi. Pendant que vous faites ça, moi je fais la sieste, c'est fatiguant de ne rien faire soi-même, alors faut que je me repose...
Tiens, hier, on nous a demandé de préciser l'heure de passage à la longitude de Bonne Espérance, ça me donne l'idée d'un autre jeu : quel temps a duré le plus grand bord de Foncia depuis le départ, je veux le temps passé sans virement de bord ou empannage. Ça, c'est une vraie question ! Détendez-vous, y’a rien à gagner ! A demain. Mich”

 

Jonny Malbon - Artemis

Les jolis vracs de Malbon

07.12.2008

Message d’Artemis, 19e, envoyé cette nuit à la direction de course : “La nuit tombait lorsque j’ai commencé à me demander si je devais larguer un ris. Oui, non, oui, non ? Je me suis tâté comme ça pendant une heure. Finalement, je décide d’enlever le ris en me disant : tu pourras toujours le reprendre. J’enlève le ris, le bateau accélère mais le pilote automatique assure, tout va bien. Je rentre pour enfiler mon ciré. Le bateau a commencé à charger sur les vagues et évidemment, comme je venais d’enlever un ris, le vent est monté. Le bateau est monté sur un vague, le bruit de l’eau qui frappait le pont est devenu plus fort alors que la vitesse grimpait 18, 19, 20, 21… le pilote jouait à « jusqu’à quelle vitesse je peux aller ». La réponse était : très vite, mais je n’ai pas eu le temps de vérifier. Je me suis précipité à l’extérieur pour prendre la barre alors que des torrents d’eau submergeaient le pont. Déconnecter le pilote, abatte : c’était le plan, mais trop tard ! On est parti au lof. J’ai abattu en grand, l’accélération était impressionnante, il y avait de l’eau partout, surtout dans mon ciré et dans mes bottes ! J’ai tellement abattu – à la barre, à genoux dans le cockpit-, que j’ai fait un empannage chinois : barre à contre, la bôme et le solent de l’autre côté, je suis trempé, le cockpit est rempli d’eau… super ! Encore une première pour le bateau et moi. Et puis je me suis moqué de moi-même en reprenant le ris… retour à la case départ, à la configuration qu’on avait une heure auparavant. J’étais juste épuisé et totalement trempé. Brillant ! Faut que j’essaie encore une fois ! Jonny. »

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