Vendée Globe

A la uneBrèves

Conrad Humphreys / Simon´s Town

Il y a 4 ans, la litanie des avaries...

07.12.2008

La bataille à laquelle se livrent actuellement dans les mers du sud les concurrents du Vendée Globe 2008 donne parfois envie de regarder en arrière pour voir ce qui se passait sur l'eau lors de la précédente édition. Il y a 4 ans, alors que Vincent Riou franchissait en tête le Cap de Bonne Espérance (1e décembre 2004) une litanie d'avaries s'apprêtait à frapper le Vendée Globe : samedi 4 décembre 2004, Hervé Laurent annonce son abandon de la course, ne pouvant solutionner ses problèmes de barre et de safran. Dimanche 5 décembre 2004, Alex Thomson tente de rallier l'Afrique du Sud pour réparer son vît de mulet. De son côté, Conrad Humphreys cherche un abris près de Cap Town pour remplacer son safran cassé. Le 6 décembre, Jean-Pierre Dick signale qu'il n'a plus d'énergie à bord de son bateau... Le lendemain, c'est au tour de l'Autrichien Norbert Sedlacek d'annoncer que sa quille menace à tout moment de se désolidariser. Il abandonnera deux jours plus tard. Enfin le 8 décembre, Joe Seeten annonçait avoir cassé un safran. Il réussira à réparer en mer, tandis qu'Alex Thomson jette l'éponge et annonce son retrait de la course le même jour.
Loin derrière les leaders, Mike Golding attaque les mers du sud avec 774 milles de retard sur le leader... On se rappelle de la suite ! Mike franchira le Cap Horn seulement 5 heures après Vincent Riou...

JEAN-BAPTISTE DEJEANTY / GROUPE MAISONNEUVE

Tout l’Atlantique en un bord

07.12.2008

Jean-Baptiste Dejeanty (Groupe Maisonneuve), à la vacation de 11h : « Le vent s’est bien calmé. Cela permet de remettre le bateau et le bonhomme en ordre. Je me suis lavé et changé. J’ai mis mes cirés à sécher. Cela fait du bien aux oreilles aussi, car le bruit est usant. Mais il ne faut pas que ça dure trop longtemps, car les autres partent devant. J’ai fait une croix sur mon antenne Inmarsat. C’est le petit côté noir de l’affaire. Cela m’a mis un petit coup de blues. Je me sens plus seul. Je ne peux plus envoyer de vidéos, plus recevoir de fichier météo précis, j’ai moins de contacts avec la terre. J’en ai fait mon deuil. Sinon, j’ai empanné pour la première fois depuis le cap Finisterre. Cela fait bizarre d’être sur l’autre bord, de devoir tout matosser de l’autre côté. C’est incroyable de descendre tout l’Atlantique sur un même bord ! » 

FONDATION OCEAN VITAL - SKIPPER : RAPHAEL DINELLI (FRA)

Petit moral pour Dinelli

07.12.2008

Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital), à la vacation de 11h : « Depuis cinq à six jours lorsque je me suis dérouté vers le Brésil, les conditions ne sont pas terribles. J’espérais mouiller (pour monter dans le mât, ndlr) à Tristan da Cunha, mais ce n’était pas possible non plus. Mon objectif est maintenant de récupérer, d’avoir un bon moral. La drisse (endommagée, ndlr) résiste lorsque la grand-voile est arisée. Je ne prendrais aucun risque pour monter dans le mât. Mon problème de drisse n’est pas un risque pour la sécurité du bateau, uniquement pénalisant sur le plan sportif. » 

BRIT AIR - SKIPPER: ARMEL LE-CLEAC'H (FRA)

Le Cléac’h découvre le grand sud

07.12.2008

Armel Le Cléac’h (Brit Air), à la vacation de 11h : « La mer est dans tous les sens, c’est compliqué de trouver la bonne configuration de voiles. Le ciel se dégage, le vent devrait mollir dans la journée. La température de l’eau est de 3,6°C. C’est inquiétant pour les icebergs, mais j’ai la chance d’être dans le sillage d’un groupe de six bateaux qui m’ouvrent la voie. S’il y a quelque chose sur la route, ils le signaleront. J’ai mis le radar en route depuis quelques jours. Ce n’est pas forcément les coins où je voulais venir, mais l’orientation du vent nous empêche d’aller dans le nord. C’est nouveau pour moi tout ça. Je suis content que le vent mollisse un peu pour manger et ranger, mais le stress est différent à cause des éventuelles glaces. » 

Jean Le Cam - VM Matériaux

Le Cam admiratif de son bateau

07.12.2008

Jean Le Cam (VM Matériaux), à la vacation de 11h : « Je me suis fixé une limite au-delà de laquelle je préfère virer de bord que d’empanner pour ne pas risquer de casser des lattes. Si tu fais un fagot de lattes, t’as gagné ta journée ! Hier, ça me démangeait d’empanner, mais je me disais : “fais pas le con !“. Je communique avec mon bateau aussi. On est deux, et on n’arrivera pas l’un sans l’autre. De temps en temps, je lui dis “mon pauv’ chéri !“ quand ça tape. Je suis admiratif de mon bateau. C’est ce que j’ai de plus précieux. S’il me laisse tomber, je ne vaux pas grand-chose ! » 

SAILING ROUND THE WORLD RACE VENDEE GLOBE 2008/2009

Riou pas surpris par le retour de Desjoyeaux

07.12.2008

Vincent Riou (PRB), à la vacation de 11h : « Il fait gris, froid, mais tout va bien ! Il y a 30-33 nœuds de vent et je surfe à 20 nœuds. C’est l’ambiance du grand sud. La mer n’est pas très bien rangé, assez courte. Du coup, c’est chaud dans les vagues. Mon pied va comme il va… J’espère que ce ne sera plus qu’un mauvais souvenir dans 2 ou 3 jours. On essaye d’avancer vers les Kerguelen sans aller trop au sud pour ne pas croiser les glaces. Je ne suis pas surpris par le retour de Mich’ (Desjoyeaux, ndlr). Il a su saisir sa chance. Reste à savoir à quelle vitesse il faut pousser nos bateaux pour finir. C’est une des grosses problématiques du Vendée Globe, savoir doser l’accélérateur pour préserver le matériel. » 

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