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Dépêches

 

Le dimanche 07 décembre 2008 à 18:18Golding aperçoit Peyron

Golding aperçoit Peyron

Mike Golding (Ecover), à la vacation de 11h : « Être quatrième, c'est une bonne nouvelle (5e à 16h, ndlr). J'en suis content, mais j'ai l'impression que cela change au classement tous les jours. Je ne me fais pas d'illusions. Cela a bien fonctionné (l'option sud, ndlr). Nous avons eu le meilleur angle au vent à l'approche de la porte et cela a payé. C'était assez musclé. 25 à 30 nœuds. Juste avant l'empannage, Gitana est passé devant moi à environ 800 mètres. J'ai essayé d'appeler Loïck, mais il n'a pas répondu. Dès l'empannage, le vent a fraîchi et j'ai déjà eu jusqu'à 40 nœuds. J'ai donc réduit un peu, car je ne veux rien casser, mais le bateau avance bien sur ces grands surfs. Tout à l'heure, le bateau était complètement sous l'eau et toutes les trois ou quatre minutes, il plongeait jusqu'au mât, et les vagues déferlaient jusqu'au cockpit. Maintenant, c'est un peu plus stable. » 

Le dimanche 07 décembre 2008 à 16:03Il y a 4 ans, la litanie des avaries...

Il y a 4 ans, la litanie des avaries...

La bataille à laquelle se livrent actuellement dans les mers du sud les concurrents du Vendée Globe 2008 donne parfois envie de regarder en arrière pour voir ce qui se passait sur l'eau lors de la précédente édition. Il y a 4 ans, alors que Vincent Riou franchissait en tête le Cap de Bonne Espérance (1e décembre 2004) une litanie d'avaries s'apprêtait à frapper le Vendée Globe : samedi 4 décembre 2004, Hervé Laurent annonce son abandon de la course, ne pouvant solutionner ses problèmes de barre et de safran. Dimanche 5 décembre 2004, Alex Thomson tente de rallier l'Afrique du Sud pour réparer son vît de mulet. De son côté, Conrad Humphreys cherche un abris près de Cap Town pour remplacer son safran cassé. Le 6 décembre, Jean-Pierre Dick signale qu'il n'a plus d'énergie à bord de son bateau... Le lendemain, c'est au tour de l'Autrichien Norbert Sedlacek d'annoncer que sa quille menace à tout moment de se désolidariser. Il abandonnera deux jours plus tard. Enfin le 8 décembre, Joe Seeten annonçait avoir cassé un safran. Il réussira à réparer en mer, tandis qu'Alex Thomson jette l'éponge et annonce son retrait de la course le même jour.
Loin derrière les leaders, Mike Golding attaque les mers du sud avec 774 milles de retard sur le leader... On se rappelle de la suite ! Mike franchira le Cap Horn seulement 5 heures après Vincent Riou...

Le dimanche 07 décembre 2008 à 15:48Tout l’Atlantique en un bord

Tout l’Atlantique en un bord

Jean-Baptiste Dejeanty (Groupe Maisonneuve), à la vacation de 11h : « Le vent s’est bien calmé. Cela permet de remettre le bateau et le bonhomme en ordre. Je me suis lavé et changé. J’ai mis mes cirés à sécher. Cela fait du bien aux oreilles aussi, car le bruit est usant. Mais il ne faut pas que ça dure trop longtemps, car les autres partent devant. J’ai fait une croix sur mon antenne Inmarsat. C’est le petit côté noir de l’affaire. Cela m’a mis un petit coup de blues. Je me sens plus seul. Je ne peux plus envoyer de vidéos, plus recevoir de fichier météo précis, j’ai moins de contacts avec la terre. J’en ai fait mon deuil. Sinon, j’ai empanné pour la première fois depuis le cap Finisterre. Cela fait bizarre d’être sur l’autre bord, de devoir tout matosser de l’autre côté. C’est incroyable de descendre tout l’Atlantique sur un même bord ! » 

Le dimanche 07 décembre 2008 à 15:08Petit moral pour Dinelli

Petit moral pour Dinelli

Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital), à la vacation de 11h : « Depuis cinq à six jours lorsque je me suis dérouté vers le Brésil, les conditions ne sont pas terribles. J’espérais mouiller (pour monter dans le mât, ndlr) à Tristan da Cunha, mais ce n’était pas possible non plus. Mon objectif est maintenant de récupérer, d’avoir un bon moral. La drisse (endommagée, ndlr) résiste lorsque la grand-voile est arisée. Je ne prendrais aucun risque pour monter dans le mât. Mon problème de drisse n’est pas un risque pour la sécurité du bateau, uniquement pénalisant sur le plan sportif. » 

Le dimanche 07 décembre 2008 à 14:23Le Cléac’h découvre le grand sud

Le Cléac’h découvre le grand sud

Armel Le Cléac’h (Brit Air), à la vacation de 11h : « La mer est dans tous les sens, c’est compliqué de trouver la bonne configuration de voiles. Le ciel se dégage, le vent devrait mollir dans la journée. La température de l’eau est de 3,6°C. C’est inquiétant pour les icebergs, mais j’ai la chance d’être dans le sillage d’un groupe de six bateaux qui m’ouvrent la voie. S’il y a quelque chose sur la route, ils le signaleront. J’ai mis le radar en route depuis quelques jours. Ce n’est pas forcément les coins où je voulais venir, mais l’orientation du vent nous empêche d’aller dans le nord. C’est nouveau pour moi tout ça. Je suis content que le vent mollisse un peu pour manger et ranger, mais le stress est différent à cause des éventuelles glaces. » 

Le dimanche 07 décembre 2008 à 13:57Le Cam admiratif de son bateau

Le Cam admiratif de son bateau

Jean Le Cam (VM Matériaux), à la vacation de 11h : « Je me suis fixé une limite au-delà de laquelle je préfère virer de bord que d’empanner pour ne pas risquer de casser des lattes. Si tu fais un fagot de lattes, t’as gagné ta journée ! Hier, ça me démangeait d’empanner, mais je me disais : “fais pas le con !“. Je communique avec mon bateau aussi. On est deux, et on n’arrivera pas l’un sans l’autre. De temps en temps, je lui dis “mon pauv’ chéri !“ quand ça tape. Je suis admiratif de mon bateau. C’est ce que j’ai de plus précieux. S’il me laisse tomber, je ne vaux pas grand-chose ! » 

Le dimanche 07 décembre 2008 à 13:22Riou pas surpris par le retour de Desjoyeaux

Riou pas surpris par le retour de Desjoyeaux

Vincent Riou (PRB), à la vacation de 11h : « Il fait gris, froid, mais tout va bien ! Il y a 30-33 nœuds de vent et je surfe à 20 nœuds. C’est l’ambiance du grand sud. La mer n’est pas très bien rangé, assez courte. Du coup, c’est chaud dans les vagues. Mon pied va comme il va… J’espère que ce ne sera plus qu’un mauvais souvenir dans 2 ou 3 jours. On essaye d’avancer vers les Kerguelen sans aller trop au sud pour ne pas croiser les glaces. Je ne suis pas surpris par le retour de Mich’ (Desjoyeaux, ndlr). Il a su saisir sa chance. Reste à savoir à quelle vitesse il faut pousser nos bateaux pour finir. C’est une des grosses problématiques du Vendée Globe, savoir doser l’accélérateur pour préserver le matériel. » 

Le dimanche 07 décembre 2008 à 12:33Grasse matinée pour Bilou

Grasse matinée pour Bilou

Roland Jourdain (Veolia Environnement), à la vacation de 11h : « Ce sont les 40es comme dans les prospectus ! 35 nœuds de vent bien tapés et la mer qui va avec… J’ai fait des surfs assez costauds à plus de 27 nœuds. Et cette nuit, deux petits départs au tas à cause des fusibles des safrans qui ont lâché. On est à bloc. Le Vendée Globe n’est pas une promenade bucolique ! Ce matin, j’ai fait la grasse matinée. J’ai dormi trois fois 1 heure dans la couchette avec la couette. Le pied ! » 

Le dimanche 07 décembre 2008 à 07:14Le quizz de Mich’ et autres activités

Le quizz de Mich’ et autres activités

« Pour les activités courantes à bord de Foncia, nous vous proposons plusieurs ateliers et travaux pratiques : écopage et vidange des fonds (pas les baptismaux, non, les fonds de cale), massage-réchauffage de voûte plantaire et fosse nasale, les autres extrémités, je m'en charge ; inventaire des consommables et pour les costauds, répartition des masses, grasses notamment. Et oui, y’a toujours moyen de faire mieux mais j'ai la ‘flegme’, attitude propre aux copains de Michel Doré, autre pourfendeur du tri sélectif, parce que là, le bord ne va durer que 2 jours et demi. Pendant que vous faites ça, moi je fais la sieste, c'est fatiguant de ne rien faire soi-même, alors faut que je me repose...
Tiens, hier, on nous a demandé de préciser l'heure de passage à la longitude de Bonne Espérance, ça me donne l'idée d'un autre jeu : quel temps a duré le plus grand bord de Foncia depuis le départ, je veux le temps passé sans virement de bord ou empannage. Ça, c'est une vraie question ! Détendez-vous, y’a rien à gagner ! A demain. Mich”

 

Le dimanche 07 décembre 2008 à 07:00Les jolis vracs de Malbon

Les jolis vracs de Malbon

Message d’Artemis, 19e, envoyé cette nuit à la direction de course : “La nuit tombait lorsque j’ai commencé à me demander si je devais larguer un ris. Oui, non, oui, non ? Je me suis tâté comme ça pendant une heure. Finalement, je décide d’enlever le ris en me disant : tu pourras toujours le reprendre. J’enlève le ris, le bateau accélère mais le pilote automatique assure, tout va bien. Je rentre pour enfiler mon ciré. Le bateau a commencé à charger sur les vagues et évidemment, comme je venais d’enlever un ris, le vent est monté. Le bateau est monté sur un vague, le bruit de l’eau qui frappait le pont est devenu plus fort alors que la vitesse grimpait 18, 19, 20, 21… le pilote jouait à « jusqu’à quelle vitesse je peux aller ». La réponse était : très vite, mais je n’ai pas eu le temps de vérifier. Je me suis précipité à l’extérieur pour prendre la barre alors que des torrents d’eau submergeaient le pont. Déconnecter le pilote, abatte : c’était le plan, mais trop tard ! On est parti au lof. J’ai abattu en grand, l’accélération était impressionnante, il y avait de l’eau partout, surtout dans mon ciré et dans mes bottes ! J’ai tellement abattu – à la barre, à genoux dans le cockpit-, que j’ai fait un empannage chinois : barre à contre, la bôme et le solent de l’autre côté, je suis trempé, le cockpit est rempli d’eau… super ! Encore une première pour le bateau et moi. Et puis je me suis moqué de moi-même en reprenant le ris… retour à la case départ, à la configuration qu’on avait une heure auparavant. J’étais juste épuisé et totalement trempé. Brillant ! Faut que j’essaie encore une fois ! Jonny. »