Vendée Globe

A la uneBrèves

Boudha fainéant

08.12.2008

« On est bien au frais. Ca roule pas mal, une petite transition intéressante dans la journée, qui permet de se reposer. Il y a toujours du bricolage, c’est toujours la même histoire, mais jusque-là tout va bien. On a une mer grise, hachée, du vent, entre 3 et 5 mètres de creux. Il y a aussi une flopée d’oiseaux dans le sillage, des goélands et des albatros, les fameux seigneurs des mers. Petit à petit, je trouve mon rythme. Avec Gitana Eighty, j’avais rarement fait du portant dans la brise. Peu à peu j’apprends. Mais je mets de longues minutes à me réchauffer. Je vous parle allongé tel un Bouddha feignant, je suis dans une position proche des bras de Morphée. J’ai plein de bouquins à lire, dont une dizaine déjà lu. Il m’en reste une trentaine. » Loïck Peyron (Gitana Eighty) à la vacation radio de 11h00.
 

GREAT AMERICA III - SKIPPER : RICH WILSON (USA)

Déficit de sommeil

08.12.2008

« Empannage en fin d'après-midi hier. J’ai 17-18 nœuds de vent en ce moment après plusieurs journées de vent fort. Cela me permets de me reposer un peu. Ceux de devant ont creusé l'écart, mais je ne comprends pas trop comment ils ont fait. De lourds nuages gris hier soir, mais les conditions sont restées stables pendant la nuit. Pas de renforcement du vent en perspective avant 18 à 24 heures. Le pilote marche bien, ce qui me permet d'aller se coucher : j’accusais un déficit de sommeil jusque là, notamment parce qu'allongé, cela me faisait mal avec ma côte fêlée. J’ai fait un long entraînement physique pour ses jambes l'hiver dernier, mais je ne sais pas si cela a été suffisant. J’ai pu discuter avec Unai Basurko ce matin et je suis très déçu de le voir partir. Hier j’étais très fatigué et j’avais pas mal de petits bricolages à faire, ce qui est stressant et épuisant. Après avoir dormi, je me sens mieux, d'où l'importance du sommeil. J’avais des soucis avec le mécanisme sur la quille et je n'osais pas y toucher, mais conscient qu'un petit problème peut devenir très important et j’ai pu enfin s'en occuper hier. » Rich Wilson (Great American III) à la vacation radio de midi.

A BORD AKENA VERANDAS / SKIPPER : ARNAUD BOISSIERES (FRA)

Passage en Indien

08.12.2008

« Passage du point 18° 28’ 26 Est par 43° 37’ 57 Sud à 9H25 TU : cap de Bonne Espérance ! Pour fêter ça, rillettes de canard sélectionnées par ma maman avec du pain grillé. Btle de 37cl de Pessac Léognan 97 : Château Poumey avec un bouchon personnalisé par mes amis (dont Jean-Phi le sommelier !). Salut l'Atlantique, rendez vous dans plusieurs semaines… Bonjour l'Indien, je te présente ma véranda… » Arnaud Boissières (Akéna Vérandas) par mail 

SAILING/VENDEE GLOBE 2008/CAFFARI AVIVA

Champagne pour maman

08.12.2008

« Grâce à Champagne Mumm, j’ai pu prendre un petit-déjeuner au champagne à bord d’Aviva pour fêter le passage du cap de Bonne Espérance ! Nous sommes maintenant dans l’océan Indien et notre prochaine étape sera la deuxième porte des glaces. Les petits airs ont retardé le passage du premier des trois grands caps et une nuit calme a donné lieu à un bon sommeil. Je suis contente d’annoncer que le vent est revenu et que nous allons de nouveau avancer. J’espère ne pas avoir perdu trop de milles sur la flotte pendant que je profitais de mon sommeil et du champagne ! En faisant péter le bouchon, j’ai également trinqué à la santé de ma maman dont c’est l’anniversaire aujourd’hui… » Dee Caffari (Aviva) par mail. 

CHEMINEES POUJOULAT - SKIPPER: BERNARD STAMM (SUI) - ONBOARD

Coup de mou, pour Bernard Stamm

08.12.2008


"Le vent a pas mal molli et je me suis mis un peu dans le rouge à changer mes voiles. Aussi bien, ce soir, après une demie-heure de sommeil, je me suis posé la question de comment mettre Cheminées Poujoulat sous pilote automatique, alors qu'il y était déjà. J'ai bien pris dix minutes à reconnecter, à me rendre compte qu' il n'y avait rien à faire. Et encore maintenant j'ai un sentiment de n'avoir pas tout fait ce que je devais. Bref, réveil commpliqué. La mer s'est bien calmée aussi. Ce dimanche après-midi, il a fait beau et maintenant il y a du crachin. Eh oui, exactement comme à la maison. En ce moment, il y a très peu de vent, ce serait bien que ça revienne rapidement. On s'habitue au vent et quand il y en a moins, on a l'impression que quelque chose ne va pas bien, alors que tout baigne... Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat) mail de la nuit
 

A BORD FONCIA / SKIPPER : MICHEL DESJOYEAUX (FRA)

Les recettes de Mich Desj

08.12.2008

"L'autre jour, quelqu'un me demandait : "décris-moi la mer !". Il aurait dit "dessine -moi un mouton " Même moi qui sait pas dessiner le vivant, j'aurais réussi. J'aurais fait un cube, de vagues planches, et roule ma poule, mais là, la mer ? Il veut que je fasse un dictionnaire ou quoi ? Ou bien ? comme disent les Suisses. Après, je me suis dit : "comment qu'on peut ben expliquer ça ? Ca s'amène pas si simplement dans l'assiette, tiens. Ben si justement, dans l'assiette. Vous avez souvent entendu un marin dire :  "oh il y a de la mer ici..."  Oui mon gars, 75% de la planète, c'est de la mer ! Et bien non, ça veut dire : il y a des vagues et les vagues sont fabriquées par le vent qui souffle. Plus il souffle fort longtemps, de la même direction, plus les vagues sont hautes, vont vite, pour faire simple. Alors, ce matin, on va tenter de trouver un plat qui ressemble à la mer, quand c'est une mer sympa, style avant une dépression, quand le vent monte doucement, prend son temps, qu'on s'en rend à peine compte. Moi, je vous propose un truc sympa, à base de boeuf, ou de poisson aussi, ça se fait, c'est léger, pas gras (les filles, elles aiment), quelques herbes, un filet d'huile d'olive, du poivre rouge, de fines, très fines tranches, disposées avec soin dans l'assiette, c'est ordonné, on attaque par celle du dessus, puis on avance. Vous avez devinez ? Moi, j'adore. Allez, deuxième essai, l'arrière de la depression, on y est ce matin justement, la mer s'est formé, le vent a tourné et continué de souffler fort même. C'est maintenant le bazar, dans tous les sens. Moi je vote un truc, toujours dans la chair fraiche, à l'origine en boucherie chevaline uniquement. Rien que le nom rape un peu, presque agressif, guerrier, dur à cuire. Un peu d'oignon, de capres, un jaune d'oeuf,  Tabasco et compagnie, et on vous amène un truc, il y en a dans tous les sens. Moi, je le demande non préparé, ça me fait moins cette impression. Et léger par là-dessus, ils te servent ça avec des frites, pour bien caler l'estomac. Bon appétit, et tans pis pour ceux qui, après description n'aimeront plus le carpaccio ni le tartare. Aujourd'hui, c'est tartare, et pas pour rire." Michel Desjoyeaux (Foncia) par mail
 

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