Bernard Stamm est arrivé en fin d’après-midi à Port-aux-Français. Le skipper de Cheminées Poujoulat s’était dérouté vers les Kerguelen suite à une avarie de safran constatée hier samedi. Là bas, il a retrouvé son compatriote Dominique Wavre, qui a trouvé refuge dans la même baie du Morbihan, après son avarie de quille.
A la uneBrèves
Stamm est arrivé aux Kerguelen
14.12.2008
Thompson dans le brouillard
14.12.2008Brian Thompson (Bahrain Team Pindar) : « Nous avons un brouillard très épais. La visibilité est réduite à 150 mètres. Tout est gris, la mer, le ciel, tout... Hier, le vent m'a emmené près des îles (Kerguelen). Elles ressemblaient aux îles écossaises. Un joli spectacle avec tous les oiseaux et les animaux. Sam (Davies) m'a dépassé, car elle a dû toucher le vent avant moi, mais elle est bien plus au sud et rien n’est joué. »
Un course exceptionnelle
14.12.2008Yann Eliès (Generali), à la vacation du jour : « Dans ce Vendée Globe, il n’y a pas que la régate. Il y a de l’aventure, de la souffrance, du plaisir, des défis à relever. Chaque skipper doit aller puiser toujours plus loin dans ses ressources. C’est pour ça que la course est belle. On fait des moyennes incroyables mais il y a aussi l’aspect humain, la résistance au froid et à la solitude. Tout cela en fait une course exceptionnelle.»
J'ai subi pendant 16 heures
14.12.2008Rich Wilson (Great American III), à la vacation de 11h00 : « Hier, la baston a été dure avec 45 noeuds de vent et des rafales supérieures à 60. Je n'ai pas eu le temps de réduire et pendant 16 heures, j’ai subi. C’était trop dangereux de sortir pour hisser le tourmentin. Je surfais à 20-22 noeuds. Une fois que le calme est revenu, j'ai regardé les cartes météo et constaté l'arrivée imminente d'une nouvelle dépression. Cette fois, j'ai réduit la voilure plus tôt. Je suis sous trinquette et trois ris depuis une heure.»
L'option sud a bien payé
14.12.2008Mike Golding (Ecover 3), à la vacation de 11 heures : “J’ai 15-16 noeuds de vent sous un ciel bleu. J'ai eu quelques journées difficiles avec de bonnes vitesses (pointes à 32 nœuds, un record pour moi sur un 60 pieds) mais de nombreuses manoeuvres. L'option sud a bien payé, mais la nuit dernière, le vent était supérieur aux prévisions. Je me méfiais des grains et je ne voulais pas trop tirer sur le bateau. Avec lui, les rapports sont assez houleux. Il y a des hauts et des bas, comme dans tous les couples. On est plutôt comme un vieux couple maintenant... »
Des algues partout
14.12.2008Jean-Pierre Dick (Paprec-Virbac 2), à la vacation de 11 heures : « Je n’ai pas eu le temps de m’ennuyer ce matin. J’ai rencontré un gros paquet d’algues. Je les ai prises de plein fouet. J’en avait partout : dans mon safran, sur ma quille… J’ai du faire quatre à cinq marches arrière pour éliminer tout ça. Les algues, je ne sais pas trop d’où elles sortaient. Elles semblaient venir de nulle part (…) J’ai creusé l’écart avec Golding et c’est bien pour moi (…) Je ne sais pas combien de temps je vais pouvoir tirer comme ça. Mais je ne pense pas avoir pris beaucoup de risque et je reste dans les limites acceptables pour le bateau. »