Jean-Baptiste Dejeanty avançait ce matin à faible vitesse et pour cause, ce dernier a indiqué à la direction de course qu’il avait été victime d’une succession de problèmes techniques : pilotes automatiques, génois déchiré et drisse de grand-voile défaillante. Le skipper de Maisonneuve prévenait donc qu’il allait ralentir pendant quelques heures pour rejoindre une zone de vents plus calmes. Il est actuellement en contact avec son équipe technique pour tenter de trouver des solutions à tous ses problèmes. Il faut dire que ces dernières 48 heures, tout l’arrière de la flotte a subi de plein fouet deux dépressions musclées : des vents moyens de 45 nœuds avec des rafales à 60 et une grosse mer.
A la uneBrèves
Soucis techniques pour Dejeanty
15.12.2008
Stamm est arrivé aux Kerguelen
14.12.2008Bernard Stamm est arrivé en fin d’après-midi à Port-aux-Français. Le skipper de Cheminées Poujoulat s’était dérouté vers les Kerguelen suite à une avarie de safran constatée hier samedi. Là bas, il a retrouvé son compatriote Dominique Wavre, qui a trouvé refuge dans la même baie du Morbihan, après son avarie de quille.
Thompson dans le brouillard
14.12.2008Brian Thompson (Bahrain Team Pindar) : « Nous avons un brouillard très épais. La visibilité est réduite à 150 mètres. Tout est gris, la mer, le ciel, tout... Hier, le vent m'a emmené près des îles (Kerguelen). Elles ressemblaient aux îles écossaises. Un joli spectacle avec tous les oiseaux et les animaux. Sam (Davies) m'a dépassé, car elle a dû toucher le vent avant moi, mais elle est bien plus au sud et rien n’est joué. »
Un course exceptionnelle
14.12.2008Yann Eliès (Generali), à la vacation du jour : « Dans ce Vendée Globe, il n’y a pas que la régate. Il y a de l’aventure, de la souffrance, du plaisir, des défis à relever. Chaque skipper doit aller puiser toujours plus loin dans ses ressources. C’est pour ça que la course est belle. On fait des moyennes incroyables mais il y a aussi l’aspect humain, la résistance au froid et à la solitude. Tout cela en fait une course exceptionnelle.»
J'ai subi pendant 16 heures
14.12.2008Rich Wilson (Great American III), à la vacation de 11h00 : « Hier, la baston a été dure avec 45 noeuds de vent et des rafales supérieures à 60. Je n'ai pas eu le temps de réduire et pendant 16 heures, j’ai subi. C’était trop dangereux de sortir pour hisser le tourmentin. Je surfais à 20-22 noeuds. Une fois que le calme est revenu, j'ai regardé les cartes météo et constaté l'arrivée imminente d'une nouvelle dépression. Cette fois, j'ai réduit la voilure plus tôt. Je suis sous trinquette et trois ris depuis une heure.»
L'option sud a bien payé
14.12.2008Mike Golding (Ecover 3), à la vacation de 11 heures : “J’ai 15-16 noeuds de vent sous un ciel bleu. J'ai eu quelques journées difficiles avec de bonnes vitesses (pointes à 32 nœuds, un record pour moi sur un 60 pieds) mais de nombreuses manoeuvres. L'option sud a bien payé, mais la nuit dernière, le vent était supérieur aux prévisions. Je me méfiais des grains et je ne voulais pas trop tirer sur le bateau. Avec lui, les rapports sont assez houleux. Il y a des hauts et des bas, comme dans tous les couples. On est plutôt comme un vieux couple maintenant... »