A 13h00 (heures française), le leader du Vendée Globe, Paprec-Virbac 2, a percuté violemment un OFNI (objet flottant non identifié).
Dans le choc, le safran tribord s’est relevé.
En voulant le remettre en place, Jean-Pierre Dick s’est aperçu que la barre reliant les deux safrans était cassée et que le support de fixation du haut du safran au pont du bateau était endommagé.
Pour l’instant, Paprec-Virbac 2 navigue avec un seul safran à bâbord et devra traverser la tempête à venir dans cette configuration.
Pendant ce temps-là, Jean-Pierre Dick a ralenti son bateau et envisage différentes possibilités de réparation.
A la uneBrèves
Paprec-Virbac 2 victime d’un OFNI
15.12.2008
Le récit du chef de district
15.12.2008Joint pendant la vacation du jour, Frédéric Martineau, chef de district des Kerguelen a raconté les mésaventures de Bernard Stamm :
« Quand Bernard Stamm est arrivé, le vent est monté en rafale à 50 nœuds. Impossible pour lui de freiner le bateau et d’attraper le corps mort, malgré l’aide de Dominique Wavre à bord. Très vite le bateau est parti vers une zone d’algues. Il a perdu le contrôle du bateau et s’est retrouvé sur les rochers. Ils ont gonflé le radeau de survie, sauté dedans et ont été amené à terre par nos plongeurs de la Marine Nationale qui s’étaient mis à l’eau pour aller les chercher. A terre, une équipe médicale et des véhicules les attendaient. Ce matin, il nous a fallu pas loin de 3h pour réussir à sortir le bateau avec l’aide du Marion Dufresnes et de toutes ses équipes qui ont fait un super boulot. Maintenant, le bateau flotte mais je pense qu’il ne peut plus naviguer. On attend de savoir ce que veux faire Bernard Stamm. Hier soir, il était désespéré d’abandonner son bateau. Il en avait gros sur le cœur. Je crois qu’après une nuit de sommeil courte et difficile, ça va un peu mieux ce matin. »
Soucis techniques pour Dejeanty
15.12.2008Jean-Baptiste Dejeanty avançait ce matin à faible vitesse et pour cause, ce dernier a indiqué à la direction de course qu’il avait été victime d’une succession de problèmes techniques : pilotes automatiques, génois déchiré et drisse de grand-voile défaillante. Le skipper de Maisonneuve prévenait donc qu’il allait ralentir pendant quelques heures pour rejoindre une zone de vents plus calmes. Il est actuellement en contact avec son équipe technique pour tenter de trouver des solutions à tous ses problèmes. Il faut dire que ces dernières 48 heures, tout l’arrière de la flotte a subi de plein fouet deux dépressions musclées : des vents moyens de 45 nœuds avec des rafales à 60 et une grosse mer.
Stamm est arrivé aux Kerguelen
14.12.2008Bernard Stamm est arrivé en fin d’après-midi à Port-aux-Français. Le skipper de Cheminées Poujoulat s’était dérouté vers les Kerguelen suite à une avarie de safran constatée hier samedi. Là bas, il a retrouvé son compatriote Dominique Wavre, qui a trouvé refuge dans la même baie du Morbihan, après son avarie de quille.
Thompson dans le brouillard
14.12.2008Brian Thompson (Bahrain Team Pindar) : « Nous avons un brouillard très épais. La visibilité est réduite à 150 mètres. Tout est gris, la mer, le ciel, tout... Hier, le vent m'a emmené près des îles (Kerguelen). Elles ressemblaient aux îles écossaises. Un joli spectacle avec tous les oiseaux et les animaux. Sam (Davies) m'a dépassé, car elle a dû toucher le vent avant moi, mais elle est bien plus au sud et rien n’est joué. »
Un course exceptionnelle
14.12.2008Yann Eliès (Generali), à la vacation du jour : « Dans ce Vendée Globe, il n’y a pas que la régate. Il y a de l’aventure, de la souffrance, du plaisir, des défis à relever. Chaque skipper doit aller puiser toujours plus loin dans ses ressources. C’est pour ça que la course est belle. On fait des moyennes incroyables mais il y a aussi l’aspect humain, la résistance au froid et à la solitude. Tout cela en fait une course exceptionnelle.»