Jean Pierre Dick, lors d’une vacation spéciale ce soir à 17h30 : « J’ai percuté quelque chose, alors que j’étais à peu près à 20 nœuds de vitesse… le système de fusible du safran s’est mis en marche mais visiblement il ne s’est pas levé suffisamment vite. Avec la vitesse et la mer, cela a entraîné tout le système et endommagé durablement la partie haute du gouvernail. C’est vraiment embêtant : toute la géométrie de ma pièce à gouverner est endommagée. J’ai donc ralenti l’allure. J’ai affalé la voile d’avant et j’ai trois ris dans la grand-voile. Je ne peux pas utiliser le safran sous le vent alors je vais essayer de passer la porte et puis me dégager pour essayer de réparer sur l’autre bord, dès que je peux. Je dois laisser passer la dépression comme ça. La réparation ne va pas être simple mais je ne vais pas lâcher le morceau comme ça, il faut rester en course et c’est important de terminer quoiqu’il arrive. J’ai déjà dans ma tête le mode opératoire : ça va être collage avec du carbone, contreplaque, boulons, vis. Ça ne va pas être facile. Mais La précédente édition du Vendée Globe, j’avais réparé des choses qui me semblaient irréparables, alors pas question de jeter l’éponge !»
A la uneBrèves
Les explications de Dick
15.12.2008Etai d’ORC cassé sur PRB
15.12.2008Vincent Riou (PRB) à la vacation du jour : « Cette nuit, j'ai pété mon étai d'ORC et je suis resté un moment sous grand-voile seule. Là je suis reparti avec la trinquette. L’étai est réparable – je peux je remplacer par un autre-, mais pas immédiatement. Il faudra attendre l’accalmie. Ce matin, j'ai eu jusqu'à 43 noeuds. En ce moment, j’ai 30 à 35 noeuds, on n’est pas très loin de la bascule du vent à l'ouest, une dépression un peu virulente est en approche.»
Paprec-Virbac 2 victime d’un OFNI
15.12.2008A 13h00 (heures française), le leader du Vendée Globe, Paprec-Virbac 2, a percuté violemment un OFNI (objet flottant non identifié).
Dans le choc, le safran tribord s’est relevé.
En voulant le remettre en place, Jean-Pierre Dick s’est aperçu que la barre reliant les deux safrans était cassée et que le support de fixation du haut du safran au pont du bateau était endommagé.
Pour l’instant, Paprec-Virbac 2 navigue avec un seul safran à bâbord et devra traverser la tempête à venir dans cette configuration.
Pendant ce temps-là, Jean-Pierre Dick a ralenti son bateau et envisage différentes possibilités de réparation.
Le récit du chef de district
15.12.2008Joint pendant la vacation du jour, Frédéric Martineau, chef de district des Kerguelen a raconté les mésaventures de Bernard Stamm :
« Quand Bernard Stamm est arrivé, le vent est monté en rafale à 50 nœuds. Impossible pour lui de freiner le bateau et d’attraper le corps mort, malgré l’aide de Dominique Wavre à bord. Très vite le bateau est parti vers une zone d’algues. Il a perdu le contrôle du bateau et s’est retrouvé sur les rochers. Ils ont gonflé le radeau de survie, sauté dedans et ont été amené à terre par nos plongeurs de la Marine Nationale qui s’étaient mis à l’eau pour aller les chercher. A terre, une équipe médicale et des véhicules les attendaient. Ce matin, il nous a fallu pas loin de 3h pour réussir à sortir le bateau avec l’aide du Marion Dufresnes et de toutes ses équipes qui ont fait un super boulot. Maintenant, le bateau flotte mais je pense qu’il ne peut plus naviguer. On attend de savoir ce que veux faire Bernard Stamm. Hier soir, il était désespéré d’abandonner son bateau. Il en avait gros sur le cœur. Je crois qu’après une nuit de sommeil courte et difficile, ça va un peu mieux ce matin. »
Soucis techniques pour Dejeanty
15.12.2008Jean-Baptiste Dejeanty avançait ce matin à faible vitesse et pour cause, ce dernier a indiqué à la direction de course qu’il avait été victime d’une succession de problèmes techniques : pilotes automatiques, génois déchiré et drisse de grand-voile défaillante. Le skipper de Maisonneuve prévenait donc qu’il allait ralentir pendant quelques heures pour rejoindre une zone de vents plus calmes. Il est actuellement en contact avec son équipe technique pour tenter de trouver des solutions à tous ses problèmes. Il faut dire que ces dernières 48 heures, tout l’arrière de la flotte a subi de plein fouet deux dépressions musclées : des vents moyens de 45 nœuds avec des rafales à 60 et une grosse mer.
Stamm est arrivé aux Kerguelen
14.12.2008Bernard Stamm est arrivé en fin d’après-midi à Port-aux-Français. Le skipper de Cheminées Poujoulat s’était dérouté vers les Kerguelen suite à une avarie de safran constatée hier samedi. Là bas, il a retrouvé son compatriote Dominique Wavre, qui a trouvé refuge dans la même baie du Morbihan, après son avarie de quille.