Roland Jourdain (Veolia Environnement) à la vacation : « C’est une zone et une période où tout s’est passé (démâtage en 2007, abandon Vendée Globe 2004, rail de mât en 2000 ndlr). C’est sûr que c’est dans ma tête. Quand les autres cassent, j’y pense forcément. C’est évidemment une zone critique, mais je n’en fais pas un complexe. C’est une zone où j’essaye d’allier vitesse et sécurité.»
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Mauvais souvenirs
15.12.2008
Dures mers du sud
15.12.2008Armel Le Cléac'h (Brit Air), à la vacation de 11 heures : « Le plus difficile pour moi, c'est la gestion du bateau dans les mers du sud. J'essaye de trouver mes repères, par moment c'est un peu stressant. L'Indien est difficile, la mer est très croisée. On réduit vite la toile quand ça pousse. C'est impressionnant, ça peut se lever très vite, la mer change d'une heure à l'autre, c'est dangereux, il faut faire attention et on essaye effectivement de prendre le moins de risques possibles.»
Le contre la montre de Stamm
15.12.2008Bernard Stamm lors d’une communication avec son équipe, explique la situation actuelle : « Le bateau flotte, enfoncé et gîté. Tout le monde ici me donne un coup de main, Dominique Wavre m’aide aussi énormément ; Si nous réussissons à charger Cheminées Poujoulat à temps, j’embarquerai également pour La Réunion ou ailleurs. Je ne sais pas encore, c’est un gros chantier qui nous attend. Mais l’urgence, c’est de sortir le bateau. Ce n’est pas possible de le laisser à l’eau aux Kerguelen. Ce Vendée Globe avait mal commencé et se termine dans la douleur, parce qu’il n’y a rien de plus terrible que de voir son bateau à la côte».
Les explications de Dick
15.12.2008Jean Pierre Dick, lors d’une vacation spéciale ce soir à 17h30 : « J’ai percuté quelque chose, alors que j’étais à peu près à 20 nœuds de vitesse… le système de fusible du safran s’est mis en marche mais visiblement il ne s’est pas levé suffisamment vite. Avec la vitesse et la mer, cela a entraîné tout le système et endommagé durablement la partie haute du gouvernail. C’est vraiment embêtant : toute la géométrie de ma pièce à gouverner est endommagée. J’ai donc ralenti l’allure. J’ai affalé la voile d’avant et j’ai trois ris dans la grand-voile. Je ne peux pas utiliser le safran sous le vent alors je vais essayer de passer la porte et puis me dégager pour essayer de réparer sur l’autre bord, dès que je peux. Je dois laisser passer la dépression comme ça. La réparation ne va pas être simple mais je ne vais pas lâcher le morceau comme ça, il faut rester en course et c’est important de terminer quoiqu’il arrive. J’ai déjà dans ma tête le mode opératoire : ça va être collage avec du carbone, contreplaque, boulons, vis. Ça ne va pas être facile. Mais La précédente édition du Vendée Globe, j’avais réparé des choses qui me semblaient irréparables, alors pas question de jeter l’éponge !»
Etai d’ORC cassé sur PRB
15.12.2008Vincent Riou (PRB) à la vacation du jour : « Cette nuit, j'ai pété mon étai d'ORC et je suis resté un moment sous grand-voile seule. Là je suis reparti avec la trinquette. L’étai est réparable – je peux je remplacer par un autre-, mais pas immédiatement. Il faudra attendre l’accalmie. Ce matin, j'ai eu jusqu'à 43 noeuds. En ce moment, j’ai 30 à 35 noeuds, on n’est pas très loin de la bascule du vent à l'ouest, une dépression un peu virulente est en approche.»
Paprec-Virbac 2 victime d’un OFNI
15.12.2008A 13h00 (heures française), le leader du Vendée Globe, Paprec-Virbac 2, a percuté violemment un OFNI (objet flottant non identifié).
Dans le choc, le safran tribord s’est relevé.
En voulant le remettre en place, Jean-Pierre Dick s’est aperçu que la barre reliant les deux safrans était cassée et que le support de fixation du haut du safran au pont du bateau était endommagé.
Pour l’instant, Paprec-Virbac 2 navigue avec un seul safran à bâbord et devra traverser la tempête à venir dans cette configuration.
Pendant ce temps-là, Jean-Pierre Dick a ralenti son bateau et envisage différentes possibilités de réparation.