Dee Caffari (Aviva) à la vacation du jour : « C'est comme un petit rêve ce matin. Un peu de répit avant la prochaine baston. Hier soir, on a subi les premiers; 55 nœuds par moments. Le bateau a très bien supporté cela, mais c'était dur pour moi. Je profite de l'accalmie pour ranger le bateau et m'occuper de moi. J'ai parlé au téléphone avec Brian, Jonny et Arnaud. Il y a une vraie camaraderie entre nous ».
A la uneBrèves
Du répit pour Dee
15.12.2008
Frisquet la nuit
15.12.2008Jean Le Cam, (VM Matériaux), à la vacation du jour : « Dès qu'on passe en mode nuit, il fait tout de suite plus frais. La nuit, je porte une couche de vêtements noir, une couche de gris, plus une polaire, et une couverture polaire pour dormir. Là, on est quand même remontés assez nord, donc la température s'est un peu améliorée, il doit faire 5 ou 6°, mais ça va pas durer. Du vent, on est déjà dedans, mais il y a plus fort qui nous arrive dessus, d’ailleurs, c'est bien de m'avoir réveillé, comme ça je vais voir ce qu'il faut faire sur le pont parce que là, ça forcit sérieusement.»
Opération patch
15.12.2008Arnaud Boissières (Akena Vérandas) à la vacation du jour : « le front est passé il y a 2 jours. C’est un peu mou maintenant avec 10-15 nœuds, mais une nouvelle dépression va rentrer ce soir. Le bateau est fin prêt pour ça. Ma grand-voile était un peu abîmée. J’ai collé un patch pour ne pas qu’elle s’abîme plus. Du coup, j’ai navigué sous deux ris pour réparer.»
Mauvais souvenirs
15.12.2008Roland Jourdain (Veolia Environnement) à la vacation : « C’est une zone et une période où tout s’est passé (démâtage en 2007, abandon Vendée Globe 2004, rail de mât en 2000 ndlr). C’est sûr que c’est dans ma tête. Quand les autres cassent, j’y pense forcément. C’est évidemment une zone critique, mais je n’en fais pas un complexe. C’est une zone où j’essaye d’allier vitesse et sécurité.»
Dures mers du sud
15.12.2008Armel Le Cléac'h (Brit Air), à la vacation de 11 heures : « Le plus difficile pour moi, c'est la gestion du bateau dans les mers du sud. J'essaye de trouver mes repères, par moment c'est un peu stressant. L'Indien est difficile, la mer est très croisée. On réduit vite la toile quand ça pousse. C'est impressionnant, ça peut se lever très vite, la mer change d'une heure à l'autre, c'est dangereux, il faut faire attention et on essaye effectivement de prendre le moins de risques possibles.»
Le contre la montre de Stamm
15.12.2008Bernard Stamm lors d’une communication avec son équipe, explique la situation actuelle : « Le bateau flotte, enfoncé et gîté. Tout le monde ici me donne un coup de main, Dominique Wavre m’aide aussi énormément ; Si nous réussissons à charger Cheminées Poujoulat à temps, j’embarquerai également pour La Réunion ou ailleurs. Je ne sais pas encore, c’est un gros chantier qui nous attend. Mais l’urgence, c’est de sortir le bateau. Ce n’est pas possible de le laisser à l’eau aux Kerguelen. Ce Vendée Globe avait mal commencé et se termine dans la douleur, parce qu’il n’y a rien de plus terrible que de voir son bateau à la côte».