Le skipper de Temenos 2 a contacté aujourd’hui son équipe à terre. La pièce d’acier d’une centaine de kilos placée pour immobiliser la tête de quille n’a pas résisté aux efforts provoqués par les coups de butoir d’une mer plus formée que prévue. Compte tenu des conditions, Dominique ne peut pas retourner aux îles Kerguelen. Il fait donc route à vitesse réduite vers le nord pour s’extirper de la zone de mauvais temps. Le skipper de Temenos 2 a lancé un « PAN - PAN », procédure d’alerte avant une demande d’assistance. Dominique, s’il a par ailleurs préparé son container de sécurité et enfilé sa combinaison de survie, n’envisage pas actuellement de quitter le bateau.
A la uneBrèves
Dominique Wavre à nouveau en difficulté
17.12.2008
Trois ris et rien devant
17.12.2008Arnaud Boissières (Akena Vérandas) : « J’ai 3 ris dans la grand-voile et rien devant. Le bateau part dans des surfs à 23/24 noeuds. Tout à l’heure, j’ai eu plus de 50 nœuds, là ça a un peu molli. Mais c’est surtout la mer. Elle est grosse et croisée, dans mon trois quart arrière. Je joue la prudence depuis qu’il y a tous ces problèmes devant. Moi, j’ai envie de finir la course. Au fait, hier, j’ai quand même battu le record de vitesse du bateau. Pendant que j’étais au téléphone, j’ai fait une pointe à 29,1 nœuds !»
Anticipation
17.12.2008Armel Le Cléac’h (Brit Air), à la vacation du jour : « Il va bientôt faire nuit, on attend le prochain coup de vent. Ça va monter, jusqu'à 40/45 nœuds dans les rafales au passage du front. On va réduire au fur et à mesure la toile, et faire attention à la mer, ils annoncent pas mal de grosses vagues, on sent déjà la houle qui monte. J’ai tendance à bien anticiper pour réduire la toile. Je ne me prends pas la tête. Je suis dans un rythme « safe » depuis que je suis entré dans l’océan Indien. Je ne suis jamais à 100% du potentiel du bateau, mais ça va très bien comme ça.»
Bon pied bon oeil
17.12.2008Vincent Riou (PRB) à la vacation du jour : « On est dans la phase de transition, en stand by, en attendant de se mettre en mode gros temps. On est un peu distancé mais je ne crois pas qu’il faille recoller à tout prix. Ce serait une erreur de remettre du charbon maintenant, de tout faire à l’accélérateur. A Hobart et au sud de la Nouvelle –Zélande, il y a toujours des choses à faire au niveau météo. Le mieux est d’attendre la bonne opportunité. Nous ne sommes pas encore à mi-course, la situation n’est donc pas irréversible. Sinon, la bonne nouvelle, c’est que mon pied commence à aller mieux et ça me fait plaisir ».
Chariot de grand-voile endommagé sur Safran
17.12.2008Marc Guillemot (Safran) : « Je suis un peu fatigué car j’ai dû faire deux escapades à mi-mât. Depuis le passage de la porte ouest Australie, j’ai des soucis de chariot de grand-voile et je ne peux plus porter toute la toile. Mais je me suis reposé, je me suis restauré et je suis de nouveau en route, même si je ne suis pas à 100%. Les quatre leaders s’envolent, ils sont un bon petit groupe à se tirer la bourre, mais tant pis, je dois gérer le bateau et il y a une priorité, c’est finir la course ».
Mike Golding sous gréement de fortune
17.12.2008Lors d’une vacation audio avec son équipe, Mike Golding a indiqué qu’il avait réussi à installer un gréement de fortune avec son tourmentin. Il fait route à 5-7 nœuds en direction de Perth (Australie). Il dispose d’assez de gasoil pour faire 500 milles au moteur.