"J'ai un problème avec mon pilote qui décroche inopinément. Cela l'a fait encore une fois hier, ce qui a provoqué une pirouette, mais pendant la nuit, cela a bien fonctionné dans des conditions plus musclées. Évidemment, c'est un truc complètement aléatoire. Il y a sans doute un faux contact dans le câblage. Je me tiens prêt à bondir dehors à tout moment, car les conséquences ne sont pas celles que l'on retrouve sur d'autres bateaux.
Les ballasts, la quille et tout le matériel se retrouvent à contre, et la dernière fois que cela m'est arrivé, le gréement était parallèle à l'eau et il aurait été possible de marcher le long du
mât. Nous aurions pu rester comme cela, mais avec la quille et le système hydraulique j'ai pu redresser le bateau et choquer les voiles.” Brian Thompson (Bahrain Team Pindar)
A la uneBrèves
Problème de pilote pour Brian Thompson
17.12.2008
Baptême du feu pour Artemis II
17.12.2008 “La seconde dépression est arrivée et puisque la première avait généré des vents bien supérieurs aux prévisions sur les fichiers GRIB, je m'y étais bien préparé. Quelques heures avant son passage, j'avais tout réglé en prenant des ris et en mettant le tourmentin en place. Je n'ai pas été déçu, car une heure et demie plus tard, j'avais 40, puis 50 avec des rafales à 60 noeuds. Cela dépassait certainement 50, voire 55 nœuds pendant une
douzaine d'heures. Le vent a bien soufflé, mais c'était l'état de la mer, qui était bien pire que la première fois. Maintenant j'ai confiance dans le bateau. Je peux en être fier. A un moment, nous avons atteint 30 nœuds et j'étais à l'intérieur. Artemis 2 a été complètement submergé jusqu'aux hublots sur le rouf. Hier, j'ai fait un peu d'entretien lors de l'accalmie. J'ai mis en place une
nouvelle écoute et j'ai serré les chariots. Bref, je lui ai offert un peu d'amour.” Jonny Malbon, (Artemis II)
A l'antenne demain soir à 17h30...
17.12.2008Une brochette d'invités prestigieux à l'émission de Pierre-Louis Castelli :
Le docteur Claude Bachelard, médecin conseil auprès des Terres Antarctiques et Australes Françaises, Erik Orsenna, écrivain de marine et Sylvain Marconnet, pilier international du Stade Français. Ils seront accompagnés d'Alain Gautier, consultant sécurité du Vendée Globe et de Jean-Louis Le Touzet, journaliste sportif à Libération.
Alors tous à l'écoute de 17h30 à 18h30 et à vos cassettes...
Marco aux petits soins
17.12.2008« Je prends soin de moi ce qui est assez exceptionnel parce que d’habitude, en transat, j’ai plutôt tendance à me négliger. Mais là, ma femme Christine m’avait préparé plein de petits trucs. J’ai des crèmes, des huiles que j’utilise au fur et à mesure. Je ne me suis jamais aussi bien occupé de mon physique et de ma santé.»
Hatfield face à l’Indien
17.12.2008Derek Hatfield (Algimouss Spirit of Canada) : « L'océan Indien est un endroit qui force le respect. Je ressens très fort les choses, mes émotions sont intenses. Cela doit s'expliquer aussi en partie par le manque de sommeil, le froid et l'isolement. De plus, je me retrouve face à l'inconnu et donc confronté à une multitude de possibilités dans les choix d'options et de voiles. Mes derniers jours de navigation ont été vraiment très frustrants. J'avais cette sensation étrange que le bateau ne répondait pas à mes commandes, il allait très lentement. Je suis donc revenu à des basiques de navigation. Et autant dire que dans un état de fatigue avancé, ça a de quoi rendre dingue."
La confiance règne
17.12.2008Samantha Davies (Roxy), à la vacation du jour : « Ça bouge pas mal ! J’ai 35 à 40 nœuds et j’ai eu une mer énorme tout à l’heure. En fait, c’est parce que je suis passée sur un haut fond. Je navigue plus cool ces derniers temps. Je suis trois ris trinquette mais je n’ai pas peur, j’ai vraiment confiance en Roxy. On échange pas mal d’emails avec les autres skippers, avec Mich, Jojo, Brian et Dee. Ce sont eux qui comprennent le mieux ce qu’on vit et c’est vraiment sympa de partager la course avec eux.»