Tenant compte des paramètres suivants : la position des glaces repérées par le radar satellite Envisat et les éventualités de route que les concurrents pourraient prendre pour rallier la porte n° 8 Nouvelle-Zélande, après le passage de la porte 7 Est Australie, l'avenant n°4 à l'Avis de course/ l'article 8.2 des Instructions de course, la Direction de course a modifié la position de la porte glace n° 8 Nouvelle- Zélande. La nouvelle position est : 48°00 Sud, entre 170°00 Ouest et 160°00 Ouest.
A la uneBrèves
Porte des glaces n°8 déplacée
18.12.2008
Le fils prodigue
18.12.2008« Il y a eu une naissance cette nuit à bord de Paprec Virbac. C'est le petit Ivory, mon nouveau système de barre. Il n'est pas encore totalement opérationnel. J'ai fixé une plaque de carbone sur le panneau arrière. Comme la partie haute du safran est morte, c'est une cale qui rattrape le vide entre elle et le bateau. L'idée c'est de maintenir la cassette de safran, durablement et définitivement. Un jeu de vis et de boulons permet de fixer tout ça au travers du carbone. J'ai lutté tout la journée sur le pont, à poncer, à scier, à percer, à faire des noeuds, pour réaliser mon chef d'oeuvre : Ivory, j'espère que ça va apporter ses fruits. Un enfant nous est né, un fils nous est donné, Ivory sera super costaud. J'ai le moral. » Jean-Pierre Dick (Paprec Virbac) à la vacation de 11h.
Intérieur minimaliste
18.12.2008« Mon intérieur est spartiate. Il a le mérite de ne pas être encombré de choses inutiles. Au niveau confort, c'est vrai que c'est très dépouillé. Mais ce n'est pas inconfortable du tout, même si de temps à autre, ça secoue. La grande qualité de cet intérieur, c'est qu'en deux temps trois mouvements, je suis à l'extérieur du bateau, il suffit juste de franchir la porte. Avec ma véranda sur le cockpit, je n'ai pas besoin d'enfiler ma veste pour aller faire une manip', je suis en contact direct avec la barre. Des fois tu te prends à rêver d'avoir une table pour manger, mais bon, je vais pas m'embêter avec ça. » Michel Desjoyeaux, Foncia, à la vacation de 11h.
ça glisse !
18.12.2008« C'est une journée à marquer au rouge sur le livre de bord. On n'a pas trop de mer et ça glisse bien. La nuit dernière était moins violente que ce à quoi je m'attendais. C'est une parenthèse avec cette mer hachée, lorsque le bateau part en surf et que tu ne sais jamais comment ça finit. Là ça glisse-glisse ! On est dans la gamme des petites trentaines de noeuds de vent, on fait la route.
Aujourd'hui on a eu un gris bleu assez chouette. Là on retourne dans du gris, pas brouillardeux, assez sympa... La mer est arrangée. Ça fait plaisir aux yeux, ça fait plaisir aux oreilles, ça fait plaisir aux vertèbres. Ces conditions ça fait du bien quand on se dit qu'il faut suivre l'infernale cadence de Mich' (Desjoyeaux), j'avance bien, je passe la deuxième porte australienne dans 16 heures. » Roland Jourdain, Veolia Environnement, à la vacation de 11h.
Quatre mousquetaires
18.12.2008« Avec le Mich' Desj' en pointe à fond la caisse, le Bilou (Jourdain) juste devant et le Jojo (Josse) un peu décalé dans le nord, c'est parfait. On est en plein dans le roman des quatre mousquetaires. C'est un peu consanguin cette histoire...Pour l'instant on file, mais devant il suffit d'un peu de mou et ça peut revenir derrière. On a bien vu les années précédentes, qu'au Cap Horn, tout pouvait changer en une journée.
Ah oui ! Autre chose, l'administration de la course devrait nous informer sur les icebergs qui sont devant, et non pas sur ceux qui sont derrière. Ceux là on risque pas de les rencontrer. Là, on va rentrer dans une région très très mal pavée. Moi, je suis le champion des icebergs, il y a quatre ans, j'en avais vu une vingtaine. » Jean Le Cam, VM Matériaux, à la vacation de 11h.
Mouillage en Nouvelle-Zélande ?
18.12.2008« Il faudrait vraiment que je songe à mouiller, peut-être même à l'endroit où Parlier avait réparé son mât. Pour faire une bonne réparation, je dois monter en haut du mât et enlever toute la drisse. Ce genre de bricolage n'est pas une petite balade de contrôle. J'ai envisagé à plusieurs reprises un mouillage aux Kerguelen, mais vu ce qui est arrivé à Bernard (Stamm), je n'ai pas voulu prendre le risque de me mettre dans les cailloux. Avant le Pacifique, la Nouvelle-Zélande sera la dernière opportunité et je devrai la prendre.
Ce qu'il s'est passé : la drisse de grand voile a frotté contre la voile et l'âme s'est sectionnée en tête de mât. Maintenant, j'ai la moitié de la drisse qui est dégainée, et je commence à avoir des ragages au premier et au deuxième ris. » Raphael Dinelli, Fondation Océan Vital, à la vacation de 11h.