Vincent Riou (PRB) à la vacation de 11h00 : « On attend le mauvais temps, mais mes pensées vont à Yann, d’abord…Ce qui lui est arrivé est ce qui peut arriver de pire à un marin. Moi, ça me fait presque ni chaud ni froid quand on casse des bateaux, mais quand c’est un homme qui se blesse, là c’est terrible. On est dans un sport où en général, on a peu de chance de se blesser. Lorsqu’on navigue dans des mers difficiles avec des bateaux de plus en plus rapides, les chocs sont de plus violents et les risques de se blesser augmentent fortement. La nuit avant que Yann ait son accident, j’ai enfourné, pendant que je dormais, j’ai été projeté et j’ai terminé ma course sur la table à carte ! Pour Yann, les heures qui viennent ne vont pas être faciles. Nous, les coureurs, nous sentons impuissants. J’espère que l’évacuation se fera vite. La priorité est de porter assistance aux hommes. Son accident met entre parenthèse la course. Personne n’aura le cœur de naviguer à fond tant que la situation de Yann ne sera pas stabilisée. On ne sera soulagé que lorsqu’il sera secouru.»