Vendée Globe

A la uneBrèves

HMAS Arunta

Les secours sur zone vers 10h30

20.12.2008

La frégate australienne devrait être sur zone entre 10h et 10h30 (TU+1) selon Marc Guillemot qui est entré ce matin en contact téléphonique avec l'équipage de l'HMAS Arunta. En revanche, Sam davies n'est pas certaine de pouvoir être sur zone avant l'arrivée des secours. Dans l'attente de consignes ultérieures, elle continue néanmoins sa route vers la position de Yann Elies.

BAHRAIN TEAM PINDAR / BRIAN THOMPSON - START - 09/11/08

Fuite de ballast pour Bahrain Team Pindar

19.12.2008

L’équipe de Brian Thompson a signalé à la direction de course que le skipper de Barhain Team Pindar avait constaté une fuite dans ses ballasts situés à l’avant du bateau. Brian devra effectuer une stratification dans le poste avant pour remédier à ce problème.
 

A BORD PAPREC-VIRBAC 2 / SKIPPER : JEAN-PIERRE DICK (FRA)

Paprec-Virbac 2 a ses deux safrans

19.12.2008

JP a réussi à remettre son safran tribord en place et à le fixer.Cette opération délicate de collage du safran sur le tableau arrière est désormais terminée.Une bonne chose de faite pour le "chirurgien des mers" qui a patiemment opéré cette réparation de fortune pas à pas.
La réparation du gouvernail nécessite 6 heures de séchage "sans effort" sur le safran. JP fait donc route gité à 30° sur le safran babord de façon à éviter les efforts sur le safran tribord.
Il devrait repartir sur sa route vers la fin de notre journée.Cela reste une réparation de fortune. Il faudra attendre 24h pour savoir si le safran peut tenir dans une mer formée.
 

Sébastien Josse - BT

Deux mains pour le bateau

19.12.2008

Sébastien Josse (BT) à la vacation de 11h00 : « L’accident de Yann fait froid dans le dos. Je n’aime pas trop ce genre de truc. Je vais faire encore plus attention pour ne pas me faire mal. Nos bateaux sont très raides. Alors, quand on dit qu’il s’arrête dans une vague, ce n’est pas seulement une image. Le bateau s’immobilise et on ne tient plus debout. Il faut donc bien s’attacher, bien se tenir. Je me rappelle souvent cette devise : une main pour le bateau, une autre pour l’homme. Parfois, il faut deux mains pour le bateau. L’océan Pacifique, on sait que c’est moins casse bateau. La mer, normalement, est plus organisée. Ce sera plus facile d’appuyer sur le champignon. Pour le moment, je marche un peu serré à 17/18 nœuds. J’ai un superbe coucher de soleil sous le manteau nuageux. Ça fait du bien, moi qui suis dans le gris depuis 3 jours. »
 

Armel Le Cléac'h à bord de Brit Air

Sécurité avant tout

19.12.2008

Armel Le Cléach (Brit Air) à la vacation de 11h00 : « La nouvelle de l’accident de Yann a été très dure à apprendre hier soir. Il faut quand même dire qu’on a tous eu une semaine vraiment difficile. L’océan Indien n’a pas été très gentil avec ce Vendée. Même sans tempête, il y a eu beaucoup de casse. Hier, j’ai reçu le message de détresse. Tout de suite, j’ai vu que ça concernait Yann. J’ai appelé pour savoir si il y avait besoin que je me déroute. Mais comme il fallait que je remonte face au vent, la direction de course m’a dit que Marc était mieux placé.
Les mauvaises nouvelles viennent en cascade. Deux gros icebergs ont été repérés pas loin. Direct, j’ai empanné vers le nord…Ma priorité c’est la sécurité. Sur ce point, j’ai le même état d’esprit, la même philosophie que Vincent Riou, qui est dans ma zone. On verra pour les opportunités plus tard ! »

MARC GUILLEMOT / SAFRAN - START - 09/11/08

Marco ne lâche pas

19.12.2008

Marc Guillemot (Safran) à la vacation de 11h00 : « Je suis à 500 mètres dans l’axe du bateau de Yann. Je viens de me rapprocher de lui. Le vent est rentré depuis 2 heures, j'ai entre 28 et 32 nœuds. Avec cette mer un peu agitée, ça risque de remuer pour Yann. Pour l’aider, j’ai tenté de lui lancer des vivres et des médicaments, mais ça s’est terminé avec un paquet dans le cockpit, un autre dans l’eau. Il y a eu un moment très fort émotionnellement. Quand je suis passé derrière son bateau, j’ai vu une main s’agiter à l’intérieur de l’habitacle, et l’ombre de sa tête. On s’est appelé en VHF, et ça a été un grand moment. Je sais ce que c’est de souffrir en mer : je l’ai vécu moi aussi. Ce qui est difficile à vivre, c’est d’être à proximité et de ne pas pouvoir lui apporter une aide physique. La consolation, c’est de se dire que l’aide psychologique compte beaucoup. Entre le moment où je suis arrivé et maintenant, j’ai pu noter un changement dans sa voix qui m’a beaucoup rassuré. On a même fini par blaguer. Avec Yann, on a un peu le même défaut : on est breton, on est têtu ! Pour la course, je n’ai aucun regret. J’ai bien l’intention de rester jusqu’à l’arrivée des secours. »
 

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