Arnaud Boissières a envoyé ce jour à la direction de course, un mail informant de la perte de son Solent. Un handicap certain compte tenu de la plage d'utilisation de la voile : « dans le sud j’utilisais le Solent au portant jusqu’à 25-30 nœuds de vent et avec un ou deux ris dans la grand-voile et cela marchait bien. Heureusement, j’ai un petit gennaker qui va compenser en partie ce problème. Mais le plus ennuyeux sera dans la remontée de l’Atlantique car au près j’aurais vraiment un trou entre 8 et 15 nœuds de vent ».
Autant dire que la remontée dans les Alizés d’un bateau qui n’a déjà pas la réputation d’être le plus véloce au près, s’annonce pénalisante. Fidèle à son tempérament, Arnaud a accusé le coup quelques heures avant de se forcer à positiver : « quand je vois ce qui est arrivé à Yann je me dis que moi je suis toujours en course. Mon angoisse c’était de ne pas pouvoir bien enrouler la voile mais c’est fait. J’apprends tous les jours, je note plein de détails, cela me servira pour une autre fois. »