Vendée Globe

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FONDATION OCEAN VITAL - SKIPPER : RAPHAEL DINELLI (FRA)

5 heures de pénalité pour Dinelli

21.12.2008

Le rapport du jury envoyé ce jour :

Le comité de course réclame contre le bateau Océan Vital pour n’avoir pas franchi la porte de l’Atlantique tel que prescrit par les instructions de course.

Le 12 décembre à 16h30, le comité de course est informé par la Direction de course que le bateau Océan Vital n’a pas franchi la porte de l’Atlantique de la manière prescrite par les IC. Le Comité de course informe le skipper à 17 h40 de son intention de réclamer. La réclamation est recevable.

Faits établis /
Le 10 décembre vers 16h00, Océan Vital atteint la longitude (001°E) de l’extrémité est de la Porte de l’Atlantique. Il fait route vers l’est, parallèlement à la direction de la porte, à une latitude approximative 42°10 S. Vers 19h00, le bateau se rapproche légèrement de la porte, atteignant la latitude 42°09 S, soit à une distance approximative de 10 MN du point le plus proche de la porte. Puis il s’en éloigne progressivement. Quand Océan Vital atteint la longitude (011°E) de l’extrémité ouest de la porte, il est à la latitude 43°40 S. Informé par le comité de course, le skipper déclare d’abord qu’il pense avoir atteint la latitude 42°00 S. Un peu plus tard, il reconnaît qu’en raison d’un bug de son logiciel il a pu ne pas atteindre cette latitude.

Conclusion
:
Océan Vital n’a laissé à tribord aucun point de la porte atlantique. Bien que la faute ne soit pas intentionnelle, il a enfreint l’article 3 de l’avis de course tel que modifié par l’avenant 4, et l’annexe 3a des instructions de course.

Décision :
Océan Vital reçoit une pénalité de 5 heures à effectuer selon 26.4 (h) des IC
et qui doit être terminée avant que le bateau atteigne la latitude 20° S dans l’Atlantique.


 

VENDEE GLOBE 2008-2009 - SAUVETAGE YANN ELIES (FRA) PAR HMAS ARUNTA

Quid du bateau Generali ?

21.12.2008

Comme nous l’avons précisé dans le communiqué de presse de samedi soir, le bateau de Yann Eliès devrait être récupéré dans les jours prochains par l’équipe de Generali. Philippe Laot et Jean-Baptiste Epron ont été dépêchés sur place pour mener les opérations de récupération. L’idée pour les deux hommes qui devraient arriver demain sur place, est de trouver une vedette qui les accompagne sur zone et de rapatrier ensuite le bateau à la voile, en équipage réduit.
Actuellement, le 60 pieds Generali dérive lentement vers le nord, à 700 milles au sud des côtes australiennes. Sa configuration de voilure a été conservée (grand-voile 3 ris et trinquette) et il est équipé de deux balises qui indiquent en permanence sa position.
 

GREAT AMERICA III - SKIPPER : RICH WILSON (USA)

3 ris et rien devant

21.12.2008

Rich Wilson, (Great American III): "Nous avons beaucoup de vent, car une nouvelle dépression touche la deuxième moitié de la flotte. Nous avons 40-42 nœuds et la mer est énorme. En surfant sur les pentes, le bateau fait des pointes à 23 nœuds, ce qui est rapide pour nous. Et cela sous trois ris et sans voile d’avant. C'est assez effarant. Par moments, le bateau se retrouve avec la mer de travers. Avec des rafales de 45-47 nœuds, ce n'est pas aussi violent que ce que nous avons eu lors des deux tempêtes précédentes avec des rafales à 60 nœuds, mais ça souffle fort quand même. J'essaie de me repositionner un peu plus au nord, car une seconde tempête va suivre et il serait bien d'être plus au nord afin d'éviter le centre de la zone dépressionnaire. L'accident de Yann fait réfléchir! On pense à ça à chaque pas, que ce soit sur le pont ou à l'intérieur. Je suis sûr que tout le monde se comporte d'une façon plus prudente depuis lors."
 

DEE CAFFARI / AVIVA  - START - 09/11/08

L'émotion de Dee

21.12.2008

Dee Caffari (Aviva) : « A chaque lecture des dernières nouvelles sur le sauvetage de Yann, j’y suis allée de ma larme. En fait, tout ce qui s’est passé la semaine dernière m’a rendue très émotive, mais de savoir qu’il souffrait et qu’il ne pouvait pas s’occuper de lui était atroce.
Les commentaires de Marc au sujet des dauphins au moment du sauvetage m’ont fait sourire. A peu près au même moment, j’avais le soleil qui montrait ses rayons. Comme si une vague de bonheur et de soulagement traversait le reste de la flotte. Mon ciel est redevenu gris, la couleur du grand sud, et le froid est revenu, mais je suis contente de savoir que j’ai une journée devant moi avant le prochain monstre. Dee et Aviva. »
 

A BORD ALGIMOUSS SPIRIT OF CANADA / SKIPPER : DEREK HATFIELD (CAN)

La bouillotte providentielle

21.12.2008

Message de Derek Harfield (Algimouss-Spirit of Canada):
"Je progresse à de bonnes vitesses vers la prochaine porte, grâce à un bon système dépressionnaire. Cela reste assez simple et normalement je devrais franchir la prochaine porte, qui est à 900 milles, d'ici trois jours. Je vais y être pour Noël! En fait, Noël est quelque chose que j'essaie d'oublier - j'ai de jeunes enfants à la maison et leur parle régulièrement. Cela va être un moment dur. Sur le bateau ce sera une journée comme une autre, mais je sais que la famille va s'amuser là-bas. Le froid est un peu débilitant, mais quelqu'un a laissé une bouillotte à bord, ce qui est super. C'était vraiment la meilleure chose que l'on ait pu faire pour moi! Je mets cela dans mon sac de couchage et cela sent bon!"
 

Jean Pierre Dick dans sa soute J42

Une autre course pour JP ?

21.12.2008


Les explications et les pensées de Jean-Pierre Dick, dans un message envoyé ce soir à la direction de course.
« Bonjour. Comme vous le savez, je navigue maintenant avec le safran tribord (endommagé la semaine dernière suite à un choc avec un OFNI) en position basse, c'est à dire dans l'eau ! L'opération est un succès même s’il ne faut pas crier victoire trop tôt dans ce genre de circonstance. La prise en main du nouveau système et en particulier la plus grande 'souplesse ' de l'attache haute (ivory and co) doivent être testés mais aussi assimilés par le skipper. Beaucoup de bouts rigidifient le système et leur mise en place demande un travail délicat et en constante évolution . Donc je repars en reprenant plus d'attention aux aspects navigation et vitesse pour le bateau ( j'avais délibérément pris une route nord pénalisante pour trouver un temps plus clément et réparer ) sachant néanmoins qu'il faudra lever le pied si nécessaire pour ne pas re casser . Je monte donc pas à pas pour reprendre une vitesse plus décente qui puisse me permettre de revenir en course et éventuellement de gagner des places. C'est dur
d’accepter de devoir lâcher la première place sur un tel accident et faire son deuil alors que tout semblait bien se dérouler . C'est la vie, c'est le sport. Mais ce début de course a augmenté mon appétit ! Une autre course démarre, souhaitons qu'elle conserve une partie plaisir !
JP sportivement”
 

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