La Frégate HMAS ARUNTA est arrivée à Fremantle à 4 heure (FRA) au quai Victoria. Yann Eliès a été débarqué et est actuellement en cours de transfert vers l'hopital.
A la uneBrèves
Yann Eliès débarqué à Fremantle
22.12.2008
5 heures de pénalité pour Dinelli
21.12.2008Le rapport du jury envoyé ce jour :
Le comité de course réclame contre le bateau Océan Vital pour n’avoir pas franchi la porte de l’Atlantique tel que prescrit par les instructions de course.
Le 12 décembre à 16h30, le comité de course est informé par la Direction de course que le bateau Océan Vital n’a pas franchi la porte de l’Atlantique de la manière prescrite par les IC. Le Comité de course informe le skipper à 17 h40 de son intention de réclamer. La réclamation est recevable.
Faits établis /
Le 10 décembre vers 16h00, Océan Vital atteint la longitude (001°E) de l’extrémité est de la Porte de l’Atlantique. Il fait route vers l’est, parallèlement à la direction de la porte, à une latitude approximative 42°10 S. Vers 19h00, le bateau se rapproche légèrement de la porte, atteignant la latitude 42°09 S, soit à une distance approximative de 10 MN du point le plus proche de la porte. Puis il s’en éloigne progressivement. Quand Océan Vital atteint la longitude (011°E) de l’extrémité ouest de la porte, il est à la latitude 43°40 S. Informé par le comité de course, le skipper déclare d’abord qu’il pense avoir atteint la latitude 42°00 S. Un peu plus tard, il reconnaît qu’en raison d’un bug de son logiciel il a pu ne pas atteindre cette latitude.
Conclusion :
Océan Vital n’a laissé à tribord aucun point de la porte atlantique. Bien que la faute ne soit pas intentionnelle, il a enfreint l’article 3 de l’avis de course tel que modifié par l’avenant 4, et l’annexe 3a des instructions de course.
Décision :
Océan Vital reçoit une pénalité de 5 heures à effectuer selon 26.4 (h) des IC
et qui doit être terminée avant que le bateau atteigne la latitude 20° S dans l’Atlantique.
Quid du bateau Generali ?
21.12.2008Comme nous l’avons précisé dans le communiqué de presse de samedi soir, le bateau de Yann Eliès devrait être récupéré dans les jours prochains par l’équipe de Generali. Philippe Laot et Jean-Baptiste Epron ont été dépêchés sur place pour mener les opérations de récupération. L’idée pour les deux hommes qui devraient arriver demain sur place, est de trouver une vedette qui les accompagne sur zone et de rapatrier ensuite le bateau à la voile, en équipage réduit.
Actuellement, le 60 pieds Generali dérive lentement vers le nord, à 700 milles au sud des côtes australiennes. Sa configuration de voilure a été conservée (grand-voile 3 ris et trinquette) et il est équipé de deux balises qui indiquent en permanence sa position.
3 ris et rien devant
21.12.2008Rich Wilson, (Great American III): "Nous avons beaucoup de vent, car une nouvelle dépression touche la deuxième moitié de la flotte. Nous avons 40-42 nœuds et la mer est énorme. En surfant sur les pentes, le bateau fait des pointes à 23 nœuds, ce qui est rapide pour nous. Et cela sous trois ris et sans voile d’avant. C'est assez effarant. Par moments, le bateau se retrouve avec la mer de travers. Avec des rafales de 45-47 nœuds, ce n'est pas aussi violent que ce que nous avons eu lors des deux tempêtes précédentes avec des rafales à 60 nœuds, mais ça souffle fort quand même. J'essaie de me repositionner un peu plus au nord, car une seconde tempête va suivre et il serait bien d'être plus au nord afin d'éviter le centre de la zone dépressionnaire. L'accident de Yann fait réfléchir! On pense à ça à chaque pas, que ce soit sur le pont ou à l'intérieur. Je suis sûr que tout le monde se comporte d'une façon plus prudente depuis lors."
L'émotion de Dee
21.12.2008Dee Caffari (Aviva) : « A chaque lecture des dernières nouvelles sur le sauvetage de Yann, j’y suis allée de ma larme. En fait, tout ce qui s’est passé la semaine dernière m’a rendue très émotive, mais de savoir qu’il souffrait et qu’il ne pouvait pas s’occuper de lui était atroce.
Les commentaires de Marc au sujet des dauphins au moment du sauvetage m’ont fait sourire. A peu près au même moment, j’avais le soleil qui montrait ses rayons. Comme si une vague de bonheur et de soulagement traversait le reste de la flotte. Mon ciel est redevenu gris, la couleur du grand sud, et le froid est revenu, mais je suis contente de savoir que j’ai une journée devant moi avant le prochain monstre. Dee et Aviva. »
La bouillotte providentielle
21.12.2008Message de Derek Harfield (Algimouss-Spirit of Canada):
"Je progresse à de bonnes vitesses vers la prochaine porte, grâce à un bon système dépressionnaire. Cela reste assez simple et normalement je devrais franchir la prochaine porte, qui est à 900 milles, d'ici trois jours. Je vais y être pour Noël! En fait, Noël est quelque chose que j'essaie d'oublier - j'ai de jeunes enfants à la maison et leur parle régulièrement. Cela va être un moment dur. Sur le bateau ce sera une journée comme une autre, mais je sais que la famille va s'amuser là-bas. Le froid est un peu débilitant, mais quelqu'un a laissé une bouillotte à bord, ce qui est super. C'était vraiment la meilleure chose que l'on ait pu faire pour moi! Je mets cela dans mon sac de couchage et cela sent bon!"