Vendée Globe

A la uneBrèves

A BORD FONCIA / SKIPPER : MICHEL DESJOYEAUX (FRA)

S'adapter sans mollir

22.12.2008

 « On régule sa vitesse en fonction des camarades, même si on n’est pas toujours dans le même tempo. Je n'ai pas de soucis à mollir, mais c'est pas à moi de mollir le premier. S'ils veulent mollir parce qu'ils trouvent que ça va trop vite, ils le font, puis je le ferai après. Ça m'arrange, ça me fait moins de boulot. Les pilotes font une bonne partie du travail, mais ce n'est jamais qu'une machine. Un robot bête et con qui sait faire certaines choses, un prolongement des bras et de la tête. On a essayé de profiter au maximum de la dépression dans laquelle on est. C'est comme une cerise sous un rouleau compresseur, nous on est bien assis au chaud dans le noyau, et on va essayer de se faire projeter sans se faire laminer par le rouleau compresseur. Ça va nous amener jusqu'à la porte néo-zélandaise. La veillée de Noël, on va la passer au mastic. Les huîtres et le foie gras, ça sera pour plus tard. » Michel Desjoyeaux (Foncia) à la vacation de 11h.

A BORD SAFRAN / SKIPPER : MARC GUILLEMOT (FRA)

Trop de houle

22.12.2008

« J'ai profité de la molle pour essayer de réparer mes soucis de voile en haut du mât. Ça s'est soldé par un échec, la houle m'a fait valdinguer, c'était vraiment dangereux. J'ai surestimé mes capacités à bricoler avec la houle résiduelle, je pensais m'en affranchir. Il faudra que je recommence la manip' dans des conditions différentes. La nuit qui a suivi le départ de la frégate australienne, j'ai écrasé. Je pensais avoir bien redémarré, mais maintenant je m'aperçois que je n'avais pas vraiment récupéré du temps passé auprès de Yann. Un arrêt casse vraiment le rythme du corps et du coup il y a plein de fonctions qui ont dû se mettre en « mode vacances ». J'ai vraiment l'impression d'avoir de la fatigue à récupérer alors que ce n'était pas le cas il y a quelques jours. Il faut que je reprenne le dessus et que je fasse attention. J'ai beaucoup puisé dans mes réserves pendant cette première partie du Vendée Globe. Il faut que je récupère de l'énergie, des forces, la volonté est là et ça va le faire. Toutes ces angoisses accumulées pendant plusieurs jours, ça va profondément au fond du cœur. Il faut évacuer et j'étais un peu prétentieux en pensant que tout ça était derrière moi. J'ai envie de passer à l'attaque, mais il faut laisser du temps au temps. En tout cas, je n'ai pas du tout l'intention de rentrer en mode balade. Je continue dans la course. » Marc Guillemot (Safran) à la vacation de 11h. 

Jean Pierre Dick dans sa soute J42

Des gestes de chirurgien

22.12.2008

Jean-Pierre Dick, Paprec-Virbac 2,  à la vacation du jour :
« Le vent commence à rentrer, j’ai un peu réduit la toile. Ma réparation n'est pas mal, j’ai réussi mon challenge et maintenant, avec mon équipe, on se donne 1000 milles de test. Sinon, j’ai toujours la solution d’aller m’abriter sous des îles de la Nouvelle-Zélande pour réparer. Mais je peux vous dire qu’il n’est pas facile pour un régatier de passer pendant 48 heures en mode « bricolage ». J’ai pensé aux gestes de chirurgien, en essayant d’être appliqué et très précis. Côté paysage, on a eu beaucoup de brume toute la journée, avec des risées qui ridaient la surface de la mer, un ciel sombre, de la bruine, un décors très hivernal qui donnait envie de passer la journée au coin du feu. Ce n’est pas très excitant mais bon, on a signé, alors on va aller jusqu’au bout. »
 

VENDEE GLOBE 2008-2009 - YANN ELIES (FRA) BACK TO PERTH WITH HMAS ARUNTA

Dernières nouvelles de Yann

22.12.2008

Jean-Baptiste Epron qui fait partie des deux marins dépêchés en Australie par Generali – avec Philippe Laot - était joint aujourd’hui à la vacation. Il était présent lorsque la frégate australienne est arrivée à Fremantle ce matin à 04h10. Lors de la vacation radio, il se trouvait à l’hôpital civil de Perth, où Yann a été admis.
« Yann (Eliès) va beaucoup mieux, il est en meilleure forme que ce matin à la sortie du bateau. Tout est fait pour le réconforter. Il est avec son médecin et ils sont en train de discuter de la suite des évènements en fonction des radios. Ce matin il était encore un peu groggy. Il m'a raconté comment c'était arrivé, ses quatre jours de calvaire et ça fait froid dans le dos. Il était en train de réparer un bout à l'avant pour renvoyer son gennaker. La mer n'était pas très stable et le bateau a violemment planté dans une vague. Sa seule trouille, c'était que sa jambe ne soit plus solidaire de son corps. Une fois à l'intérieur, grâce à une paire de ciseaux, il a pu découper son ciré, puis un des sacs. Là il a récupéré à boire et un peu de pharmacie. Que Marc (Guillemot) ait été là à proximité, a été d'un très grand réconfort. Il a vraiment conscience de tout ce qui a été fait pour lui. Pour le bateau, on est bien avancés. L'heure de départ n'est pas encore fixée mais on devrait partir demain théoriquement. On devrait en avoir pour 5 ou 6 jours en mer, avant d'atteindre Generali. »

 

A BORD TEMENOS 2 / SKIPPER : DOMINIQUE WAVRE (SUI)

Rencontre et échange

22.12.2008

« Ça va quand même assez vite, je ne me plains pas, je me rends compte que j’ai déjà fait la moitié du parcours depuis mon départ des Kerguelen. Je reste toujours attentif, dès que le vent forcit et que les vagues secouent le bateau : je redouble d’attention, mais en moyenne c’est plutôt tranquille et je suis en confiance pour la suite. Je vais sûrement rester légèrement plus Nord que la route directe pour essayer d’avancer dans un couloir de vent de 15-20 nœuds en bordure de l’anticyclone… Ça doit être interminable pour Loïck. Pour moi, ça va parce que je suis obligé d’être actif sur les écoutes, de régler le bateau pour toujours le stabiliser, ça me réclame de l’attention et ça m’occupe pas mal. Et puis surtout contrairement à lui, j’ai toujours mon mât et j’ai la chance de voir les milles défiler. Toute la journée, j’ai adapté ma trajectoire pour pouvoir croiser celle de Loïck, malheureusement on s’est rejoints à la tombée de la nuit. Je lui ai envoyé un bout flottant auquel j’avais accroché un sac avec du pain et quelques fruits frais donnés par les gens des TAAF, trois bouquins, et surtout une vingtaine de litres de fuel, c’est ce dont il avait le plus besoin je crois. Il n’y avait presque pas de vent sur zone, mais pas mal de houle. Tout s’est bien passé, ça m’a fait très plaisir de voir la silhouette de Loïck et de pouvoir lui parler en VHF. » Dominique Wavre (Temenos II) par mail. 

CAP HORN

Le 2 janvier au cap Horn ?

22.12.2008

La direction de course du Vendée Globe commence déjà à se pencher sur les dates de passage au cap Horn, troisième des trois grands caps à doubler dans cette circumnavigation. Si les leaders maintiennent les moyennes de progression actuelles, à savoir plus de 350 milles par jour, les premiers pourraient doubler la pointe de l’Amérique du sud au moment de fêter la nouvelle année, le 2 janvier 2009. Mais d’ici là, il reste tout de même pas loin de 4000 milles à parcourir.

 

Réservez votre séjour en Vendée Vendée Globe Junior CCI Vendée Vendée Expansion Devenez Partenaire Inscription à la newsletter La bande-annonce 2012 Affiche officielle 2012 - 2013