Dépêches
Le mardi 23 décembre 2008 à 09:37Gâteau de Noël…
« Cette 43ème journée s’achève et cela signifie que Roxy est à mi-chemin de son record de 87 jours !!! Je pense aussi que nous avons réalisé la moitié du parcours en distance… donc je suis encore dans le coup pour battre le record de Roxy… Après une longue nuit et un gros boulot pour atteindre la vitesse maximale du bateau dans seulement quelques nœuds de vent, nous avons été remerciés par un ravissant lever de soleil et par les premiers souffles d’un nouveau vent du Nord ! Avec le peu de vent, j’ai pu laisser faire le pilote automatique et j’en ai profité pour dormir un peu. A présent, l’écran nous indique une vitesse de 15 à 16 nœuds – Enfin !!! Nous sommes au petit largue, du coup, j’ai descendu ma dérive et je peux l’entendre « fredonner », une jolie musique que je n’avais pas entendue depuis longtemps ! Et comme nous accélérons, le son est de plus en plus aigu. L’objectif maintenant est d’essayer de rester devant les basses pressions qui sont derrières nous. J’ai appelé Brian (Thompson) ce mardi matin et j’étais soulagée de l’entendre dire qu’il avait fini ses réparations sur la structure de l’étrave de Pindar. Il avait l’air fatigué mais plutôt confiant. Maintenant je croise les doigts et les orteils pour Brian et Pindar puisque nous traversons un système dépressionnaire. Enfin, j’ai une confession à faire (à ma maman). Elle m’a fait un superbe gâteau de noël, aujourd’hui j’ai cédé à la tentation et j’en ai mangé un morceau – un jour trop tôt !!!! Ooooops, désolée !!! Il est délicieux (comme toujours) !!! Merci maman ! » Samantha Davies (Roxy) par mail.
Le mardi 23 décembre 2008 à 09:16L’envol de l’albatros le matin où bout de nulle part…
« Il y a quelques jours, il y a eu un truc bizarre. Je croyais qu'un albatros avait fait une erreur aérodynamique. Il est descendu du côté sous le vent dans la turbulence du foc solent, a agité ses ailes plusieurs fois, ce qui est rare pour un albatros. Puis, il s'est rendu compte qu'il ne pouvait pas s'incliner pour atterrir sur l'étrave, et a plongé dans la mer à deux mètres du bateau. Le bateau parti, il a couru sur l'eau afin de s'envoler de nouveau en agitant ses grandes ailes. Je me suis dit qu'il chassait peut-être du calamar, car je croyais que les albatros ne pouvaient pas se tromper. Mais ce matin, j'ai eu confirmation du contraire. J'étais à l'intérieur, devant la table à cartes en train de regarder l'écran et les instruments, quand il y a eu le bruit d'un impact. Quand on entend des bruits inhabituels sur le bateau, il faut toujours se méfier. Mais là, j'ai vu qu'un albatros avait réalisé un atterrissage brutal sur le pont. Il s'est remis sur ses pieds palmés, en essayant de trouver un appui sur la peinture anti-glissade. Déployant ses ailes, il a commencé à les agiter, ce qui lui a permis de remonter jusqu'aux lignes de vie et plouf, le voilà de nouveau à l'eau. Cela m'a surpris, mais je crois que sa surprise était d'autant plus grande ! » Rich Wilson (Great American III) par mail.
Le mardi 23 décembre 2008 à 06:59Meilleures distances
Avec une belle brise portante et une grande houle, les deux compères Vincent Riou (PRB) et Armel Le Cléac’h (Brit Air) ont réalisé ce mardi matin, leur meilleur score depuis le départ du Vendée Globe : Armel a parcouru en 24 heures 446,3 milles, tandis que Vincent a cumulé 416,7 milles… soit plus de 17,5 nœuds de moyenne !
Le mardi 23 décembre 2008 à 06:39Non, rien de rien…
« Rien, c'est rien, donc trois fois rien c'est pas grand chose. Et trois fois rien par trois fois rien, alors ? Rien de neuf, ou rien²neuf. C'est à peu près ce qui s'est passé cette nuit au Sud de la Nouvelle-Zélande. On a fait marcher avec ce qu'on avait, en attendant des jours plus ventés, en d'autres termes, on n'a pas fait grand chose, dodo, un peu de rangement, dodo, miammiam, dodo, ah oui, border aussi. Le temps passe si vite et les nuits sont occupées par vos jours, alors on dort le jour et cause avec la terre, la nuit, antipodes obligent. Remarquez, on vit déjà tellement décalé, on n'est plus à ça près ! » Michel Desjoyeaux (Foncia) par mail ce mardi matin.
Le mardi 23 décembre 2008 à 00:44La bande à Laurent
« Ce lundi matin, le vent a forci assez nettement, j’ai entre 25 et 30 nœuds, il est accompagné d’une houle assez forte d’environ 4,5 mètres. Je ne m’attendais pas à ce que ça monte autant, je pensais être un peu plus à l’abri que ça en étant au Nord et que la houle se calmerait un peu plus vite, il faut être patient ! Le soleil joue à cache-cache avec les nuages, la lumière et les couleurs sont superbes aujourd’hui, je n’hésite pas à m’installer de temps en temps dans la descente du bateau avec mon café, pour apprécier le spectacle. D’ici demain je devrais pouvoir renvoyer un peu de toile, et faire route plus ou moins directe sur Fremantle. Pour l’instant j’arrive à maintenir les 12 nœuds de moyenne, il y a une forte houle qui pousse bien le bateau. La quille bouge mais il n’y a pas de bruits suspects, ni entrée d’eau. Selon les prévisions, le vent pourrait monter à 35 nœuds, des grains sont encore prévus : je surveille l’horizon mais pour l’instant il n’y a rien. C’était très sympa de pouvoir leur parler (à Laurent Ruquier et aux animateurs d’Europe 1), j’ai vraiment bien rigolé et j’en ris encore, c’était extrêmement étrange, encore ce matin justement je les avais écoutés en podcast, et de se retrouver en pleine mer au téléphone avec toute l’équipe, il y avait un côté complètement surréaliste ! Cela m’a mis d’excellente humeur. » Dominique Wavre (Temenos II) par mail lundi soir.
Le lundi 22 décembre 2008 à 18:49A Macquarie
« Noël ? Ce sera sans fioriture. On n'arrête pas, c'est du 24/24. Il n'est pas facile non plus de se reposer dans la mesure où dès que tu vas vite, tu tires sur le bateau jusqu'au bout de ses limites... Je fais le point pour attaquer le Pacifique. Les conditions se sont largement améliorées depuis une dizaine d'heures, notamment après le passage de l'île Macquarie, qui se situe à mi-chemin entre la Nouvelle-Zélande et l'Antarctique où la mer n'était vraiment pas très fréquentable ! La température remonte, la mer s'aplatit. Nous sommes descendus jusqu'au 54° Sud et là on commence à remonter. Je me rapproche de la dorsale. Le vent va refuser et je vais continuer tout droit au reaching... » Jean Le Cam (VM Matériaux) par mail.
Le lundi 22 décembre 2008 à 18:30Noir, c’est noir…
« La nuit est noire, très noire. Je progresse à 15 – 16 nœuds de moyenne. Pour les prochaines 24 heures, on va être assez rapide. Il y a du vent de prévu. Par contre, ça ne va pas être très rigolo. On progressera à 120° du vent, le bateau ballasté pour gagner en stabilité. Le bateau sera sur la tranche avec de l’eau partout dans le cockpit. On va se faire secouer. Ce ne sera pas encore les grandes glissades. Mais quoi qu’il en soit, c’est mieux d’avoir du vent pour faire avancer le bateau sur la route. Cela va d’ailleurs jouer en notre faveur et nous permettre de rattraper quelques milles sur nos adversaires. Bon, c’est sûr qu’on ne va pas passer le réveillon tranquille. On a encore au moins 16 jours à serrer les dents. Après, on ne sera pas loin du Horn. Ça sera la porte de sortie du Sud et ce ne sera pas pour nous déplaire. » Vincent Riou (PRB) par mail.
Le lundi 22 décembre 2008 à 18:13Changement de longitude
« C'est la nuit pour moi : je suis exactement de l'autre coté de la planète... mais je serai bientôt sur la route du retour puisque je vais couper la longitude 180° demain! Il est un peu tôt pour en parler, mais je pense au moment où je vais mettre le clignotant à gauche pour prendre le chemin de la maison ! J'ai empanné ce matin pour regagner vers le Nord afin d'éviter la dorsale de l'anticyclone qui me ralentit. BT est un bateau rapide et je m'efforce de le régler au plus fin, d'effectuer des manoeuvres propres... mais j'avoue que le jeu stratégique me manque. » Sébastien Josse (BT) par mail.
Le lundi 22 décembre 2008 à 17:27Opération chirurgicale
Dès l’arrivée, à 4h10 (HF) de la frégate Arunta de la Marine Australienne à Fremantle, Yann Eliès a été transféré à l’hôpital civil Royal Perth Hospital où il devrait être opéré mardi matin (heure locale). Accueilli par des membres du team et du groupe Generali, il attend désormais l’arrivée de sa famille en route pour l’Australie. Sur place, les opérations de récupération du 60 pieds s’organisent : dès demain Philippe Laot et Jean-Baptiste Epron devraient embarquer à bord d’un bateau de pêche de 35 mètres pour rallier Generali qui évolue toujours à la cape dans l’océan Indien depuis l’évacuation de son skipper. "On devrait pouvoir partir demain », confirme Jean-Baptiste Epron qui envisage 5-6 jours de mer pour rejoindre sa position à 700 milles environ dans le sud des côtes australiennes… Aux dernières nouvelles prises par le docteur Yves Lambert, le médecin-préparateur de Yann qui s’est entretenu avec le chirurgien du Royal Perth Hospital, l’intervention que va subir Yann consiste en l’intrusion et la fixation d’ un clou centromédullaire. Il s’agit là d’une des meilleures techniques en cas de fracture du fémur. Le foyer de la fracture de Yann semble en effet suffisamment franc et transversal pour permettre ce type d’intervention, fréquente et déjà bien éprouvée notamment en matière d’accidents de la route. (Source Generali)
Le lundi 22 décembre 2008 à 16:30Un coucou ensoleillé des mers du Sud
« Roxy s’est fait rattraper par des hautes pressions sans vent : les prochaines 48 heures vont être un peu calmes pour nous ! J’ai profité de ces bonnes conditions pour tout vérifier à bord. Un double check du bateau et un peu de travaux routiniers de maintenance : écoper, faire sécher et ménage ! Roxy est toujours en train de voguer à la façon du « Black Pearl », heureux sous grand gennaker. Cela m’a permis d’engranger quelques bonnes heures de sommeil sur ma banquette ! Je pense que j’ai réussi à dormir au moins 8 heures dans ces dernières 24 heures, c’est une bonne chose et je dois avoir presque comblé le déficit des derniers jours !!! Geneviève – le gros gennaker – est contente d’étirer sa toile au soleil après avoir été cloîtrée un bon moment dans la couchette bâbord ! Bientôt, nous allons livrer notre lutte habituelle elle et moi pour l’enrouler et le descendre dans la soute à voile puis la stocker à nouveau à bâbord, étant donné que nous allons naviguer au largue bâbord amures. Tout le matériel doit être stocké à bâbord pour optimiser la vitesse et la puissance de Roxy. La manœuvre en elle-même prend au moins une heure puisque nous devons descendre dans la soute avant, passer par l’ouverture de la cloison du pied de mât (à tribord), par-dessus les vérins de quille puis face à la table à cartes (sans évidement toucher aux contacteurs électroniques). Enfin la tordre à 90° et la plier dans son logement à bâbord. Au moins, j’aurais fait le plus dur avec Geneviève, le reste du matériel (voiles et matériel) est relativement plus facile à déplacer. L’autre petit plaisir du jour est que les Roxy Boys m’ont donné l’autorisation d’ouvrir ma boite de décoration de noël. J’ai mis les guirlandes et j’ai même un sapin de Noël !!! » Samantha Davies (Roxy) par mail.
Infos précédentes :
- Le 22 décembre 2008 à 15:08 : Deuxième cap
- Le 22 décembre 2008 à 14:35 : Grand bonheur et petites galères
- Le 22 décembre 2008 à 14:18 : Bricolage britannique
- Le 22 décembre 2008 à 14:10 : En approche de Port Elizabeth
- Le 22 décembre 2008 à 13:15 : Brossages de dents
- Le 22 décembre 2008 à 13:07 : S'adapter sans mollir
- Le 22 décembre 2008 à 12:55 : Trop de houle
- Le 22 décembre 2008 à 12:50 : Des gestes de chirurgien
- Le 22 décembre 2008 à 11:54 : Dernières nouvelles de Yann
- Le 22 décembre 2008 à 09:35 : Rencontre et échange
Flash infos
- 12/03/10 à 17:59 - Réaction des architectes
- 09/03/10 à 19:25 - Mise à l’eau jeudi prochain ...
- 09/03/10 à 15:11 - L'Ecole des pêches des Sables ...
- 05/03/10 à 15:13 - Charles Caudrelier candidat ...
- 26/02/10 à 19:24 - Jean-Yves Gau à Auckland
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