Vendée Globe

A la uneBrèves

Wavre balise Argonautica

Deuxième balise larguée

23.12.2008

Dominique Wavre sur Temenos II a largué sa balise dénommée « La Fille de l'Atlantique » sur sa route vers l'Australie. Nous lui sommes tous très reconnaissants de continuer à s'impliquer sur le projet, compte tenu de la situation dans la laquelle il se trouve, avec une quille qui ne joue plus son rôle pour stabiliser le bateau. La balise a été larguée à 2h30 (heure française) ce mardi matin par 37° 34 Sud et 96° 56 Est. « Joséphine » larguée le 9 décembre par Jean Pierre Dick sur Virbac Paprec 2, continue son périple dans le courant circumpolaire où elle se déplace très rapidement ; elle a parcouru avant hier plus de 50 km dans la journée. La troisième balise sera larguée par Arnaud Boissières dans le courant des Malouines, au début de sa remontée de l'Atlantique. (mail de Danielle du projet Argonautica, destiné à étudier les courants marins à partir de balise Argos largués sur le parcours du Vendée Globe). 

SAILING/VENDEE GLOBE 2008/AVIVA

Trois Noël sur cinq !

23.12.2008

« J’ai trouvé un dîner lyophilisé surprise. Je ne sais pas qui l’a mis là, mais ça a dû demander une bonne dose d’effort pour le trouver ! Je me demande bien quel goût ça a ! Il y a aussi beaucoup de cadeaux à ouvrir et ça devrait être distrayant. Au cours des cinq dernières années, j’ai passé trois Noël en mer alors ça commence presque à devenir normal. Cela dit, pour moi, c’est une journée comme les autres, nous sommes toujours en course et le plus vite j’irai, le plus vite je rentrerai à la maison. » Dee Caffari (Aviva) par mail.

JEAN BAPTISTE DEJEANTY / GROUPE MAISONNEUVE - START - 09/11/08

Où sont nos marins ?

23.12.2008

Sept solitaires ont dû abandonner ces dernières semaines et certains faisaient route vers la terre, à l’exception de Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat) qui a pu embarquer avec son bateau à bord du Marion Dufresne : le navire des TAAF est en mission entre les îles de Saint-Paul et d’Amsterdam. Pour Jean-Baptiste Dejeanty (Maisonneuve), le Vendée Globe s’est achevé ce mardi vers 1h30 (heure française) à Port Elizabeth (Afrique du Sud) après un long et pénible convoyage depuis quasiment l’île Crozet ! De même pour Mike Golding (Ecover 3) : grâce à un ravitaillement en mer de gasoil, le Britannique a pu se rapprocher des côtes et n’était plus ce mardi soir qu’à une vingtaine de milles du cap Leeuwin. Pour le Suisse Dominique Wavre (Temenos II), il reste encore 845 milles avant d’atteindre le port de Fremantle (côte Sud-Ouest de l’Australie), atterrissage prévu pour le 28 décembre, alors que pour Loïck Peyron (Gitana Eighty), le calvaire n’est pas encore fini ! Le Baulois était ce mardi soir à plus de 1000 milles du même port, mais profitait toutefois d’un bon flux portant à plus de dix nœuds de moyenne. Il pourrait s’amarrer le 30 décembre… Enfin, le Basque Unai Basurko (Pakea Bizkaia) a décidé de rentrer par ses propres moyens jusqu’à son port d’attache : il devrait rallier Bilbao vers le 5 janvier. Et pour le monocoque de Jérémie Beyou (Delta Dore), un retard lors du chargement sur un cargo à Recife reporte son départ du port brésilien après Noël, pour une arrivée en France vers la mi-janvier.

A BORD ECOVER / SKIPPER : MIKE GOLDING (UK)

La chance du malheureux…

23.12.2008

« Je ne sais pas trop comment, mais j'ai continué de faire marcher le bateau, en me disant que ma quille à moi n'avait pas de problème. Quand les ingénieurs étudiaient le problème en m'assurant d'une façon peu convaincante que tout allait bien, je basculais la quille à 80-90% afin de réduire le risque, mais cela signifiait qu'il était de plus en plus difficile de rester avec le peloton de tête. Nous avons décidé avec l'équipe technique de surveiller la tête de quille et de prendre une décision sur l'abandon ou non de la course à la porte de l'Australie de l'Ouest. Nous aurions eu la possibilité de redescendre vers le Sud-Est pour viser la prochaine porte ou de poursuivre notre route vers le Nord-Est en abandonnant la course, comme Dominique (Wavre), en mettant le cap sur Perth. Je n'avais aucune intention d'abandonner la course sans me battre et surtout étant donné ma bonne position dans le classement. Mais poursuivre la course aurait été la situation la plus stressante de ma vie. Malgré les doutes, j'avais donc pris la décision même avant la fin de la conversation avec Dominique – c'est le Vendée. Je suis un concurrent sérieux pour la victoire. Je veux continuer ! L'ironie du sort, c'est peut-être le démâtage, qui m'aurait sauvé la vie. Peut-être que quelqu'un me surveille d'en haut ? Et peut-être que je suis simplement le malheureux le plus chanceux de la planète ! » Mike Golding (Ecover 3) par mail.

A BORD ROXY / SKIPPER : SAM DAVIES (UK)

Comme sur un manège…

23.12.2008

« Je marche en moyenne à 15/16 nœuds. C’est génial, car le vent commence à monter mais la mer est encore belle et le ciel est bleu. Mais je sais que dans les prochaines 24h, ça va être un peu plus dur. Rattraper le paquet de tête, oui, mais il est encore très loin. Là sur mon écran de contrôle, je ne le vois quasiment plus ! Mais je garde espoir de les rattraper d’ici le cap Horn. J’essaye aussi de préserver Roxy. C’est très cool de retrouver Marco (Guillemot). On navigue en couple, c’est assez sympa même s’il est très fatigué…. 8ème ? C’est un classement de rêve, mais je n’aime pas trop car je suis à cette place en raison de la casse des autres. D’ici arrivée, il reste beaucoup de milles et six semaines, donc je ne regarde pas trop le classement. Quand je serai de nouveau dans l’hémisphère Nord, je recommencerai à le regarder… J’ai un sapin sur mon bateau, mais il n’arrête pas de tomber. Demain, je vais l’installer dans le cockpit et je pense que Roxy sera très contente, Pour Noël, il y aura 30 nœuds devant, la mer sera l’enfer. Ça sera comme manger un repas de Noël sur un manège. Je vais vous envoyer une photo et vous rigolerez. » Samantha Davies (Roxy) à la vacation de 11 heures. 

VINCENT RIOU / PRB - START - 09/11/08

En attendant de pouvoir sortir

23.12.2008

« Depuis quelques heures, on est sur un plateau continental. J’ai levé un peu le pied car la mer n’est pas vraiment belle. Les transitions sont assez chaotiques, mais on attend pour remettre un peu de toile. On est nombreux à rêver de retrouver des conditions agréables pour être dans le cockpit. Toujours être à l’intérieur, ça pèse un peu à la longue. On souhaite retrouver un petit vent médium et pouvoir être dehors pour faire de la voile sympa. C’est vrai que je suis souvent à côté d’Armel (Le Cléac’h) et qu’on a fait la même route. Je le croise régulièrement. On a fait du spi ensemble. On a la même trajectoire, la même vitesse, donc c’est normal qu’on se retrouve ensemble… Chaque porte de glace ne laisse pas beaucoup de choix. Peu de stratégie à long terme. On en est à maximum 4-5 jours de la prochaine porte. Entre les points obligatoires et les modèles météo qui sont assez précis, on ne reste pas beaucoup de choix de trajectoire.» Vincent Riou (PRB) à la vacation de 11 heures. 

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