Vendée Globe

A la uneBrèves

Oiseau de mer , Albatros

Seul au monde !

26.12.2008

Auckland Island est une île volcanique située par 50°42 Sud et 166°50 Est. Territoire néo-zélandais, elle mesure 43 kilomètres de long et 20 kilomètres dans sa partie la plus large. C’est un des endroits les plus reculés et les plus sauvages de la planète, où seuls quelques scientifiques et les plus grands photographes animaliers viennent de temps à autre étudier et immortaliser une faune et une flore exceptionnelles et préservées. Sa côte au vent présente de fantastiques falaises de basalte hautes de plus de 300 mètres. Son côté Est, évidemment plus abrité, est fait de fjords découpés, royaume des lions de mer, phoques, otaries, baleines et autres manchots, comme Port Ross, baie au Nord-Est de l’île où Marc Guillemot envisage de mouiller. Le climat y est évidemment rude à toute époque à cette latitude, dans les Cinquantièmes Hurlants. Ce qui explique en partie que l’île principale détient le record de la plus courte tentative d’implantation humaine : deux ans et 9 mois, par une petite colonie britannique. Auckland Island a été également le théâtre de nombreux naufrages et d’hallucinantes histoires de rescapés. De nombreuses épaves vieillissent alentour, donc. Notamment de navires baleiniers puisque la chasse à la baleine était la seule activité humaine dans ces parages, au XIXe siècle. C’est d’ailleurs à bord d’un baleinier nommé Océan que le capitaine Abraham Bristow découvrit ces terres en 1806. Révélateur de leur isolement : pendant de nombreuses années, les îles Auckland (nom d’origine Motu Maha) furent mal positionnées de 35 milles sur les cartes marines ! Pas étonnant donc qu’au moins huit grands navires y aient fait naufrage, dont l’Invercauld, histoire célèbre aux antipodes : 19 des 25 marins de l’équipage avaient réussi à gagner l’île après s’être échoués, mais trois d’entre eux seulement survécurent au prix fort, celui du cannibalisme. À noter encore pour l’anecdote que Marc Guillemot passera 170 ans plus tard dans le sillage du grand marin français qu’était Jules Dumont D’Urville, lequel explora ces îles en 1839. 

(Informations fournies par BM)

A BORD PAPREC-VIRBAC 2 / SKIPPER : JEAN-PIERRE DICK (FRA)

Combinaison humide…

26.12.2008

« Je vis un dilemme qui n'est pas simple à gérer : l'envie d'attaquer et celle de finir la course. Je mets les voiles au bon moment mais je réduis plus vite que d'habitude pour ne pas forcer sur le safran blessé. Je passe une grosse partie de ma journée à bricoler. J'entretiens la première réparation et la renforce avec de nouvelles pièces. Je viens de construire le petit frère d'ivory : ebony ! Tout cela prend un temps fou et occupe la majorité de mes journées. Il faut en permanence vérifier que tout va bien. C'est une autre course qu'avant où j'étais à fond dans la navigation. Je passe donc beaucoup de temps dans le cockpit. D'ailleurs, il m'est arrivé une anecdote marrante, fraîche plutôt. Je suis sorti avec ma combinaison sèche mais j'avais oublié de fermer la fermeture éclair. A un moment donné, il y a une vague qui arrive et qui est rentrée à l'intérieur de mon ciré. L'eau est à 3°C et j'ai une grosse sensation de froid. J'étais trempé ! J'en ai profité pour me changer intégralement. » Jean-Pierre Dick (Paprec-Virbac 2) par mail. 

Pete Goss Spirit of Mystery

Anciens du Vendée Globe

26.12.2008

Il y a quatre ans, Conrad Humphreys naviguait au Sud de la Tasmanie lors du Vendée Globe 2004-2005. En ce moment il est un peu plus au Nord, car cette année, il travaille à bord du 70 pieds australien Ichi Ban, actuellement troisième dans la Sydney-Hobart. Quant à Pete Goss, cinquième lors du Vendée Globe 1996-1997, il est arrivé à Cap Town (Afrique du Sud) le jour de Noël, à la fin de la première étape de son voyage des Cornouailles Britanniques vers l'Australie à bord d'un lougre de 38 pieds, Spirit of Mystery. Le Britannique suit les traces de sept compatriotes partis de Newlyn le 18 novembre 1854 pour rallier Melbourne (Australie orientale) après 116 jours de mer et une petite escale à Cap Town… (Information de Jeremy Payne). 

MARC GUILLEMOT / SAFRAN - START - 09/11/08

Pit-stop à Port Ross

26.12.2008

« Je suis certain de m’arrêter maintenant. Je fais route sur Auckland Islands. J’ai ce qu’il faut comme cartes marines pour y aller sans mettre en danger le bateau et effectuer la réparation… Je suis à un peu plus de 500 milles d’Auckland Island, où je devrais donc être samedi. Cela représente un petit détour, mais pas trop important. Si je compte ce léger crochet plus le mouillage et la réparation, cela devrait me prendre environ dix à douze heures au total : c’est moins bien que zéro mais ce n’est pas grand-chose à l’échelle du demi-tour du monde qu’il me reste à parcourir. Et mieux vaut les investir maintenant, à l’entrée du Pacifique que perdre chaque jour du terrain avec un bateau qui n’est pas à 100% de son potentiel. J’aborderai probablement l’île par le Sud avant de gagner la baie de Port Ross, au Nord-Est de l’île principale. Tout va bien, même si les conditions sont un peu rudes car j’ai passé la journée de jeudi au près, avec le bateau sur la tranche qui tape beaucoup. Ce régime tonique va durer encore plusieurs heures aujourd’hui avant que le vent n’adonne. » Marc Guillemot (Safran) par mail. 

CAP HORN

Il y a quarante ans…

26.12.2008

« Le Cap Leeuwin est à plus de 2 500 milles derrière Joshua
Pourtant
Joshua l’a doublé pour de bon il y a seulement vingt minutes.
Car la géographie du marin n’est pas celle du cartographe
Pour qui un cap est un cap avec sa latitude et sa longitude.
Pour le marin, un Grand Cap représente un ensemble à la fois très simple et extrêmement compliqué
De cailloux, de courants,
De mers déferlantes et de mers belles,
De jolies brises et de coups de vents,
De nuits blanches, de joies et de peurs,
De fatigues, de mains qui font mal, d’estomac vide,
De minutes merveilleuses et parfois de souffrances…
Un Grand Cap ne peut pas être traduit tout bêtement en longitude et latitude.
Un Grand Cap a une âme.
Avec ses ombres et ses couleurs, très douces et très violentes.
Une âme aussi lisse que celle d’un enfant,
Aussi dure que celle d’un criminel…
C’est pour ça qu’on y va.
Ce n’est pas pour le fric, ce n’est pas pour la gloire,
C’est pour l’amour de vivre.
C’est cela un Grand Cap.
Reste le Horn…
»
Bernard Moistessier : journal de bord du 28 décembre 1968 par 47°27 S et 166° 47 E (document envoyé par Bernard Reymond, Grand Cap)

 

A BORD FONDATION OCEAN VITAL / SKIPPER : RAPHAEL DINELLI (FRA)

Energie en berne

26.12.2008

« Ce matin je suis monté dans le mât : j'ai réussi à réinstaller le lazy jack bâbord. Pour le tribord, je suis monté jusqu'à un mètre du deuxième étage et j'ai échoué, trop difficile et trop de risques. Vent 30-35 nœuds, mer grosse, mais le bateau était bien calé grâce au vent fort. La bôme et les lattes de la GV ont abîmées, une grosse partie de la surface de panneaux solaires sur le roof, l'éolienne est HS. J'ai de plus en plus de mal à produire de l'énergie surtout que la bôme et la voile ferlée en vrac sur le pont me couvre pas mal de surface de panneaux. Je continue sous trinquette. Mes deux bras me font souffrir. Repos pour le reste de la journée. Désolé de ne pas vous avoir souhaité un joyeux Noël alors avec du retard : bonnes fêtes ! » Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital) par mail ce vendredi matin. 

Réservez votre séjour en Vendée Vendée Globe Junior CCI Vendée Vendée Expansion Devenez Partenaire Inscription à la newsletter La bande-annonce 2012 Affiche officielle 2012 - 2013