Vendée Globe

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SAILING ROUND THE WORLD RACE VENDEE GLOBE 2008/2009

Nombreux soucis pour Dinelli

26.12.2008

Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital) à la vacation de 11h : « Ce matin, je suis monté dans le mât mais je n'ai pas pu tout réparer. La mer est croisée et creusée, avec des vents de 30 à 35 noeuds. Je navigue avec la trinquette seule et je cherche le bon angle pour éviter les embardées. C'est vraiment une question de survie et de sécurité du bateau. J'ai déjà un pilote tribord qui a lâché, et là je n'avance plus qu'à 10 nœuds. En plus de mon problème de voile, j’ai le pilote tribord qui m’a lâché et je manque d'énergie. J'ai eu beaucoup de pertes au niveau de mes panneaux. Je n'ai déjà plus de courant continu. Il n'y a pas beaucoup de soleil et les panneaux solaires fonctionnent mal. Il ne me reste que l'énergie de secours. Je vis donc avec le minimum vital. L'escale technique va dépendre des prochaines 24-48 heures. Il faut que je remette le bateau en état de naviguer ; après, je referais le point sur la carte. La priorité reste de remettre la grand-voile à l'avant et de réparer le vérin au cas où celui de bâbord lâcherait. Je suis assez fatigué, je ne souffle pas beaucoup et je n'ai pas le temps de beaucoup réfléchir. Alors je fais gaffe…. » 

A BORD AKENA VERANDAS / SKIPPER : ARNAUD BOISSIERES (FRA)

Déjà 50% du bonheur

26.12.2008

Arnaud Boissières (Akéna Véranda) à la vacation de 11 heures. « J'ai vraiment passé un super Noël : j'ai bien mangé, j'ai eu plein de cadeaux et le temps est calme. J'avance à 12 noeuds mais les Anglais vont à 14-15 noeuds. A part cette petite vitesse, ça va. C'est la première fois que je navigue dans le Pacifique. On a fait la moitié du chemin. Il reste donc encore 50% de bonheur.
Dans mes paquets, j'ai trouvé un livre sur les périples en montagne et en mer, une bande dessinée, un petit pot de Nutella… que j'ai mangé immédiatement dans la nuit. »

 

SAILING ROUND THE WORLD RACE VENDEE GLOBE 2008/2009 PORTRAITS PRESTART

Desjoyeaux pas content de lui

26.12.2008

Michel Desjoyeaux (Foncia) à la vacation de 11 heures : « Ça va correctement, mais je ne suis pas content de ce que j’ai fait cette nuit. Je n’ai pas bien navigué. Il y a des grains qui tombent régulièrement. Et dans un grain qui tombe, c’est toujours délicat de naviguer. Il faut choisir ses voiles, celle-ci plutôt que celle-là. Et à cause des rafales qui passent de 25 à 50 nœuds, il faut les changer souvent. Ma vitesse ne me convient pas. Je trouve que je ne vais pas assez vite. Il m’arrive d’empanner quand la voile d’avant est plus importante que la grand-voile. Donc qu’elle tracte le bateau. Sinon, je préfère virer de bord pour ne pas casser des lattes. » 

SAILING ROUND THE WORLD RACE VENDEE GLOBE 2008/2009 PORTRAITS PRESTART

L’enfer sur mer

26.12.2008

Jean le Cam (VM Matériaux) à la vacation de 11 heures : « Ca va comme ça peut aller avec le temps qu’on a. C’est surtout la mer qui n’est pas évidente. C’est infernal ! Il y a des grains à 50 nœuds. Les vagues sont croisées et énormes. C’est vraiment l’enfer ! Le problème, c’est de ne pas aller trop vite, car le bateau, tu ne sais pas comment il va terminer sa course dans la prochaine vague. Tu ne peux pas être serein dans cette mer. Ça va durer au moins 24 h. Là, je suis à l’intérieur, je ne veux même pas sortir. » 

A BORD VEOLIA ENVIRONNEMENT/ SKIPPER : ROLAND JOURDAIN (FRA)

Pirate du Pacifique

26.12.2008

Roland Jourdain (Véolia Environnement) à la vacation de 11 heures : « Il y a de l’air par intermittence. Là j’ai réduit la toile… Il y a 5-6 mètres de creux et les vagues sont très rapprochées. C’est vraiment impressionnant. Je n’ai même pas pu déballer mes cadeaux car j’ai peur qu’ils valsent n’importe où. Je le ferai plus tard. Sinon, je me suis bien amusé à me déguiser en père Noël pirate ! »  

SAILING/VENDEE GLOBE 2008/SAFRAN_ONBOARD

Guillemot ce soir à Auckland Island

26.12.2008

Marc Guillemot (Safran) à la vacation de 11 heures : « A cause de mon rail de grand-voile arraché, je suis obligé de faire une escale technique. Je vais aller au sud de la Nouvelle-Zélande vers l’île d’Auckland. J’ai cru comprendre qu’il n’y pas beaucoup de monde sur cette île mais beaucoup d’animaux : des oiseaux, des baleines. Malheureusement, je ne viens pas ici pour faire du tourisme. La réparation va me prendre au moins 6 heures, de mouillage à mouillage. Il faut descendre la grand-voile, couper un morceau de la même longueur, préparer la pièce… Ça va me prendre 2h et demie. Je risque d’avoir des fourmis dans les pattes. La seule contrainte, c’est le temps, il ne faut pas que j’arrive trop tard dans la journée, car la nuit n’est pas la meilleure option. Sinon le froid et le manque de lumière vont me faire perdre plus de temps. Mais je n’ai que 240 milles à parcourir donc ça me paraît jouable. »

 

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