Dépêches
Le vendredi 26 décembre 2008 à 18:22Wavre demain à Perth
Dominique Wavre (Temenos II), joint par son équipe à terre : « Ça me fera du bien d’être amarré et de savoir mon petit Temenos en sécurité ! J’ai hâte d’en finir, je me rends compte que je n’arrive pas à me détendre, ni à dormir vraiment, je suis toujours un peu sous pression avec mes problèmes de quille, c’est forcément un peu usant, je reste méfiant en permanence, heureusement j’arrive à bouquiner de temps en temps pour me changer les idées. Je mange bien, je fais un festin quasiment à chaque repas. Maintenant que je sais que je passerai le nouvel an à terre, j’en profite pour attaquer aussi le petit menu amélioré qu’on m’avait mis à bord pour ce jour-là. »
Le vendredi 26 décembre 2008 à 17:23Nombreux soucis pour Dinelli
Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital) à la vacation de 11h : « Ce matin, je suis monté dans le mât mais je n'ai pas pu tout réparer. La mer est croisée et creusée, avec des vents de 30 à 35 noeuds. Je navigue avec la trinquette seule et je cherche le bon angle pour éviter les embardées. C'est vraiment une question de survie et de sécurité du bateau. J'ai déjà un pilote tribord qui a lâché, et là je n'avance plus qu'à 10 nœuds. En plus de mon problème de voile, j’ai le pilote tribord qui m’a lâché et je manque d'énergie. J'ai eu beaucoup de pertes au niveau de mes panneaux. Je n'ai déjà plus de courant continu. Il n'y a pas beaucoup de soleil et les panneaux solaires fonctionnent mal. Il ne me reste que l'énergie de secours. Je vis donc avec le minimum vital. L'escale technique va dépendre des prochaines 24-48 heures. Il faut que je remette le bateau en état de naviguer ; après, je referais le point sur la carte. La priorité reste de remettre la grand-voile à l'avant et de réparer le vérin au cas où celui de bâbord lâcherait. Je suis assez fatigué, je ne souffle pas beaucoup et je n'ai pas le temps de beaucoup réfléchir. Alors je fais gaffe…. »
Le vendredi 26 décembre 2008 à 16:55Déjà 50% du bonheur
Arnaud Boissières (Akéna Véranda) à la vacation de 11 heures. « J'ai vraiment passé un super Noël : j'ai bien mangé, j'ai eu plein de cadeaux et le temps est calme. J'avance à 12 noeuds mais les Anglais vont à 14-15 noeuds. A part cette petite vitesse, ça va. C'est la première fois que je navigue dans le Pacifique. On a fait la moitié du chemin. Il reste donc encore 50% de bonheur.
Dans mes paquets, j'ai trouvé un livre sur les périples en montagne et en mer, une bande dessinée, un petit pot de Nutella… que j'ai mangé immédiatement dans la nuit. »
Le vendredi 26 décembre 2008 à 16:18Desjoyeaux pas content de lui
Michel Desjoyeaux (Foncia) à la vacation de 11 heures : « Ça va correctement, mais je ne suis pas content de ce que j’ai fait cette nuit. Je n’ai pas bien navigué. Il y a des grains qui tombent régulièrement. Et dans un grain qui tombe, c’est toujours délicat de naviguer. Il faut choisir ses voiles, celle-ci plutôt que celle-là. Et à cause des rafales qui passent de 25 à 50 nœuds, il faut les changer souvent. Ma vitesse ne me convient pas. Je trouve que je ne vais pas assez vite. Il m’arrive d’empanner quand la voile d’avant est plus importante que la grand-voile. Donc qu’elle tracte le bateau. Sinon, je préfère virer de bord pour ne pas casser des lattes. »
Le vendredi 26 décembre 2008 à 15:35L’enfer sur mer
Jean le Cam (VM Matériaux) à la vacation de 11 heures : « Ca va comme ça peut aller avec le temps qu’on a. C’est surtout la mer qui n’est pas évidente. C’est infernal ! Il y a des grains à 50 nœuds. Les vagues sont croisées et énormes. C’est vraiment l’enfer ! Le problème, c’est de ne pas aller trop vite, car le bateau, tu ne sais pas comment il va terminer sa course dans la prochaine vague. Tu ne peux pas être serein dans cette mer. Ça va durer au moins 24 h. Là, je suis à l’intérieur, je ne veux même pas sortir. »
Le vendredi 26 décembre 2008 à 15:07Pirate du Pacifique
Roland Jourdain (Véolia Environnement) à la vacation de 11 heures : « Il y a de l’air par intermittence. Là j’ai réduit la toile… Il y a 5-6 mètres de creux et les vagues sont très rapprochées. C’est vraiment impressionnant. Je n’ai même pas pu déballer mes cadeaux car j’ai peur qu’ils valsent n’importe où. Je le ferai plus tard. Sinon, je me suis bien amusé à me déguiser en père Noël pirate ! »
Le vendredi 26 décembre 2008 à 14:34Guillemot ce soir à Auckland Island
Marc Guillemot (Safran) à la vacation de 11 heures : « A cause de mon rail de grand-voile arraché, je suis obligé de faire une escale technique. Je vais aller au sud de la Nouvelle-Zélande vers l’île d’Auckland. J’ai cru comprendre qu’il n’y pas beaucoup de monde sur cette île mais beaucoup d’animaux : des oiseaux, des baleines. Malheureusement, je ne viens pas ici pour faire du tourisme. La réparation va me prendre au moins 6 heures, de mouillage à mouillage. Il faut descendre la grand-voile, couper un morceau de la même longueur, préparer la pièce… Ça va me prendre 2h et demie. Je risque d’avoir des fourmis dans les pattes. La seule contrainte, c’est le temps, il ne faut pas que j’arrive trop tard dans la journée, car la nuit n’est pas la meilleure option. Sinon le froid et le manque de lumière vont me faire perdre plus de temps. Mais je n’ai que 240 milles à parcourir donc ça me paraît jouable. »
Le vendredi 26 décembre 2008 à 11:27Seul au monde !
Auckland Island est une île volcanique située par 50°42 Sud et 166°50 Est. Territoire néo-zélandais, elle mesure 43 kilomètres de long et 20 kilomètres dans sa partie la plus large. C’est un des endroits les plus reculés et les plus sauvages de la planète, où seuls quelques scientifiques et les plus grands photographes animaliers viennent de temps à autre étudier et immortaliser une faune et une flore exceptionnelles et préservées. Sa côte au vent présente de fantastiques falaises de basalte hautes de plus de 300 mètres. Son côté Est, évidemment plus abrité, est fait de fjords découpés, royaume des lions de mer, phoques, otaries, baleines et autres manchots, comme Port Ross, baie au Nord-Est de l’île où Marc Guillemot envisage de mouiller. Le climat y est évidemment rude à toute époque à cette latitude, dans les Cinquantièmes Hurlants. Ce qui explique en partie que l’île principale détient le record de la plus courte tentative d’implantation humaine : deux ans et 9 mois, par une petite colonie britannique. Auckland Island a été également le théâtre de nombreux naufrages et d’hallucinantes histoires de rescapés. De nombreuses épaves vieillissent alentour, donc. Notamment de navires baleiniers puisque la chasse à la baleine était la seule activité humaine dans ces parages, au XIXe siècle. C’est d’ailleurs à bord d’un baleinier nommé Océan que le capitaine Abraham Bristow découvrit ces terres en 1806. Révélateur de leur isolement : pendant de nombreuses années, les îles Auckland (nom d’origine Motu Maha) furent mal positionnées de 35 milles sur les cartes marines ! Pas étonnant donc qu’au moins huit grands navires y aient fait naufrage, dont l’Invercauld, histoire célèbre aux antipodes : 19 des 25 marins de l’équipage avaient réussi à gagner l’île après s’être échoués, mais trois d’entre eux seulement survécurent au prix fort, celui du cannibalisme. À noter encore pour l’anecdote que Marc Guillemot passera 170 ans plus tard dans le sillage du grand marin français qu’était Jules Dumont D’Urville, lequel explora ces îles en 1839.
(Informations fournies par BM)
Le vendredi 26 décembre 2008 à 10:29Combinaison humide…
« Je vis un dilemme qui n'est pas simple à gérer : l'envie d'attaquer et celle de finir la course. Je mets les voiles au bon moment mais je réduis plus vite que d'habitude pour ne pas forcer sur le safran blessé. Je passe une grosse partie de ma journée à bricoler. J'entretiens la première réparation et la renforce avec de nouvelles pièces. Je viens de construire le petit frère d'ivory : ebony ! Tout cela prend un temps fou et occupe la majorité de mes journées. Il faut en permanence vérifier que tout va bien. C'est une autre course qu'avant où j'étais à fond dans la navigation. Je passe donc beaucoup de temps dans le cockpit. D'ailleurs, il m'est arrivé une anecdote marrante, fraîche plutôt. Je suis sorti avec ma combinaison sèche mais j'avais oublié de fermer la fermeture éclair. A un moment donné, il y a une vague qui arrive et qui est rentrée à l'intérieur de mon ciré. L'eau est à 3°C et j'ai une grosse sensation de froid. J'étais trempé ! J'en ai profité pour me changer intégralement. » Jean-Pierre Dick (Paprec-Virbac 2) par mail.
Le vendredi 26 décembre 2008 à 09:03Anciens du Vendée Globe
Il y a quatre ans, Conrad Humphreys naviguait au Sud de la Tasmanie lors du Vendée Globe 2004-2005. En ce moment il est un peu plus au Nord, car cette année, il travaille à bord du 70 pieds australien Ichi Ban, actuellement troisième dans la Sydney-Hobart. Quant à Pete Goss, cinquième lors du Vendée Globe 1996-1997, il est arrivé à Cap Town (Afrique du Sud) le jour de Noël, à la fin de la première étape de son voyage des Cornouailles Britanniques vers l'Australie à bord d'un lougre de 38 pieds, Spirit of Mystery. Le Britannique suit les traces de sept compatriotes partis de Newlyn le 18 novembre 1854 pour rallier Melbourne (Australie orientale) après 116 jours de mer et une petite escale à Cap Town… (Information de Jeremy Payne).
Infos précédentes :
- Le 26 décembre 2008 à 08:42 : Pit-stop à Port Ross
- Le 26 décembre 2008 à 06:55 : Il y a quarante ans…
- Le 26 décembre 2008 à 05:00 : Energie en berne
- Le 26 décembre 2008 à 02:57 : Cadeaux de Noël
- Le 26 décembre 2008 à 00:56 : Fatigué par le lazy
- Le 25 décembre 2008 à 19:01 : Caffari dans le Top 10
- Le 25 décembre 2008 à 18:32 : Noël à l’anglaise
- Le 25 décembre 2008 à 17:08 : Guillemot vers Auckland Island
- Le 25 décembre 2008 à 16:29 : Dépression à venir
- Le 25 décembre 2008 à 15:20 : Des charentaises pour Noël !
Flash infos
- 12/03/10 à 17:59 - Réaction des architectes
- 09/03/10 à 19:25 - Mise à l’eau jeudi prochain ...
- 09/03/10 à 15:11 - L'Ecole des pêches des Sables ...
- 05/03/10 à 15:13 - Charles Caudrelier candidat ...
- 26/02/10 à 19:24 - Jean-Yves Gau à Auckland
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