Dépêches
Le dimanche 28 décembre 2008 à 12:44Wavre est arrivé à Fremantle
Après dix jours de navigation stressante à cause d’une quille endommagée, Dominique Wavre (Temenos II) a rejoint l’Australie cette nuit à 0h30 (HF). Le navigateur suisse était soulagé de ramener son bateau en un seul morceau :
« Je suis soulagé et fier aussi d’avoir réussi à ramener Temenos II jusqu’ici, nous formons un tandem, j’ai fait mon maximum pour le préserver vaille que vaille et je suis content d’y être arrivé. Je souffre encore d’avoir dû abandonner ce Vendée Globe, la frustration sera toujours un peu là tant que la course ne sera pas terminée et que j’ai en vue celle d’après, mais pour aujourd’hui c’est le soulagement qui l’emporte. Je n’oublie pas que les conséquences auraient pu être plus dramatiques que le simple abandon de la course.(…)
On va devoir retrousser nos manches, la liste des choses à faire est longue, si tout se passe bien on espère pouvoir mettre Temenos II à bord d’un porte-containeurs dès la mi-janvier. L’arrivée du bateau en Europe sera prévue un bon mois plus tard. On pourra alors s’atteler avec les architectes, les ingénieurs et les experts, à comprendre comment la quille a cassé et surtout pourquoi. Avec les ingénieurs et les architectes on pensait avoir opté pour une solution technique solide et fiable, ce n’est de toutes évidences pas le cas. Avec Mike (Golding, ndlr) on a le même type de problème, on en a déjà discuté ce matin à mon arrivée, on cherchera des solutions ensemble. Il faut à tous prix trouver les moyens de repartir en mer avec une quille 100% fiable, on ne peut accepter aucune concession sur ce point-là, c’est la sécurité des coureurs qui en dépend. »
Le dimanche 28 décembre 2008 à 11:23Calculs
Le déplacement de la porte 10 et sa remontée vers le nord nous demande d'effectuer un certain nombre de calculs afin de réajuster la distance théorique du parcours. Cela explique le retard de publication du classement de 11h ainsi que les valeurs négatives en VMG qui apparaîssent sur ce classement et sur celui de 5h ce matin. Nous vous prions de nous excuser pour le désagrément.
Le dimanche 28 décembre 2008 à 08:02450 milles de plus
Avec la remontée des portes de sécurité et des glaces, le parcours du sixième Vendée Globe a été allongé de 450 milles par rapport à la distance théorique initiale de 24 275 milles. C’est pourquoi ce dimanche, les distances par rapport à l’arrivée ont été modifiées puisque la porte Est Pacifique est la dernière sur la trajectoire des solitaires : le parcours orthodromique actuel fait donc environ 24 725 milles…
Le samedi 27 décembre 2008 à 22:17Marc Guillemot vient de quitter son mouillage.
Marc Guillemot et Safran ont quitté leur mouillage de l'île Enderby dans l'Archipel de Auckland Islands à 21h30 heure française. Marc a pu effectuer la réparation du rail de grand voile et repart donc moins de 12 heures après avoir jeté l'ancre dans cette baie abritée.
Le samedi 27 décembre 2008 à 16:58Réveil brutal
Roland Jourdain (Véolia Environnement) à la vacation de 11h : « Il m'est arrivé une bonne galère : j'ai pas fait un coup à la Jojo, mais j'ai une vague qui est rentrée dans ma chambre pendant que je dormais. C'était un moment assez calme et une déferlante a explosé sur le bateau. J'ai 300 litres d'eau qui sont rentrés. Il y a quelques dommages collatéraux au niveau de l'électronique. Pour vider, la pompe de cale semble suffire, même si j'ai dû écoper un peu. Heureusement que le moteur n'a pas été noyé... J'aime pas dormir en fermant la porte, je suis claustrophobe et la voile c'est une activité de plein air, mais depuis je fais gaffe. A l'instant, je viens de lire que la prochaine porte a été remontée aux 44 Sud, on va faire un peu de tourisme le long des côtes chiliennes. »
Le samedi 27 décembre 2008 à 16:14Une accalmie pour Boissières
Arnaud Boissières (Akéna Vérandas) à la vacation de 11h : « Depuis 24h, c'est un temps de demoiselle. Pas plus de 20 noeuds de vent, la mer est super calme. Je mange bien et fais de bonnes siestes. J'attends avec impatience le jour de l'an pour me faire encore une petite bouteille de rouge. Le pilote est en mode vent et je suis tranquille, quand vous m'avez appelé, je me suis demandé qui sonnait à la porte de ma véranda. Quand je vois devant et derrière, ce qu'ils ont pris comme branlée, ça fait froid dans le dos. »
Le samedi 27 décembre 2008 à 15:52Dejeanty au PC course
Arrivé lundi en Afrique du Sud, Jean-Baptiste Dejeanty (Groupe Maisonneuve) a atterri à Paris samedi. Avant de prendre son train pour rentrer chez lui en Bretagne, il a fait un détour au PC Course pendant la vacation du jour. Extraits de son passage à la vacation :
« Ca fait du bien de voir l'envers du décor (de l’organisation, ndlr), mais je ne voyais pas l'arrivée comme ça. A vrai dire, 6h avant d'arriver à Port Elisabeth, j'ai eu la plus grosse tempête de ma vie : 75 nœuds pendant 13h. C'était dans tous les journaux là-bas. En même pas une heure, la mer est montée de 0 à 8 m de creux. D'autant plus que j'avais des problèmes de pilotes et une dizaine de fois, le bateau est parti à l'abattée, a viré de bord tout seul... Une fois au port, l'accueil a été extraordinaire. Beaucoup de chaleur humaine : j'ai été invité en famille et je me suis même déguisé en père Noël. Autre anecdote : le passage au bureau des douanes. Ça a été amusant d'expliquer que j'allais des Sables d'Olonne aux Sables d'Olonne en passant par l'Afrique du Sud.
Quand on commence la course une semaine en retard et que les problèmes s'enchaînent, on se met vite à douter, surtout quand on n’est pas au milieu de la flotte. Malgré tout, je pense que c'est vraiment la plus belle navigation de toute ma vie. J'estime avoir fait une route quasiment parfaite et j'ai eu les meilleures moyennes pendant pas mal de temps. Quand on régate, on a vraiment des œillères. On se dit qu'il faut avancer à tout prix, puis tout à coup des évènements se produisent, on se retrouve épuisé et on enlève les œillères. Il faut aussi faire très attention, les données météo sont un peu mois fiables dans le sud et il ne faut pas se trouver au mauvais endroit au mauvais moment.
Avec la technologie à bord, on fait de la visio-conférence, des fichiers météo presque en temps réel... C'est extraordinaire. Par exemple, mon passage dans le pot-au-noir, j'ai pu faire de grands zigzags sans prendre un grain. Mais quand ça marche plus, on se sent seul. D'ailleurs, quand mon antenne n'a plus fonctionné, j'ai eu mon premier coup de blues. Je me suis dit : « Mince, je suis loin de tout, je suis tout seul... et je n'ai plus que mon irridium pour communiquer ». C'est comme pour les portables, on s'habitue vite à tout ça. Mais finalement, je me suis dit que ça n'était pas plus mal. Maintenant, il est prévu que je retourne à port Elisabeth dans dix jours pour ramener le bateau directement par la mer. Ça nous fera un entraînement pour les prochaines courses. »
Le samedi 27 décembre 2008 à 15:06Josse toujours plein nord
Sébastien Josse (BT) à la vacation de 11h : « C'est un peu surréaliste sur le coup, en une seconde, de sentir le bateau partir à l'envers. Tout nous tombe dessus, on est projeté à mach 2 à l'intérieur, heureusement que j'étais assis à la table à cartes. On met une ou deux minutes à repérer le haut du bas, essayer de trouver une lampe, de comprendre ce qui se passe... Comme le roof est fissuré, de l'eau rentre dans le bateau, et tu te dis que c'est grave. Tout ce qui est dessus est passé dessous, et vice versa : il y avait de la bouffe et des fringues partout. Je pense que j'ai eu de la chance de ne pas faire le tour complet, je ne devais pas en être bien loin. Vu les dégâts, on parle de tonnes d'eau qui se sont abattues sur le bateau. Le plus embêtant ce sont les safrans. Il y en a un qui dit bonjour à l'autre. Je ne peux pas aller où je veux, ni dépasser les 10 noeuds, et le pilote automatique ne sait plus trop quoi faire. Je suis obligé de bloquer la barre direction nord, pour gagner des eaux plus calmes et évaluer les dégâts. Si le safran est valide, clignotant à droite et la course reprend, s'il ne l'est pas, clignotant à gauche et la course est finie. »
Le samedi 27 décembre 2008 à 14:33Dick dans une bulle anticyclonique
Jean-Pierre Dick (Paprec-Virbac 2) à la vacation de 11h : « Ça paraît incroyable, mais je suis dans une bulle anticyclonique. Je me suis fait prendre au piège l'autre soir, dans la nuit australe. J'étais juste sur la trajectoire. J'attends des conditions assez fortes dans peu de temps : 30-35 nœuds au moins. C'est vrai que je suis toujours la tête dans le guidon avec mes pièces de safran. Après Ivory, j'essaye de confectionner une nouvelle tête pour la partie tribord. Devoir à la fois bricoler et régater, c'est pas facile. Une bonne nouvelle, j'ai fait une petite latte qui rigidifie l'ensemble et tout est stable en bâbord amures, ce qui augure de bonnes choses pour la suite. Je passe pas mal de temps à ça, mais il y a toujours plein de petites choses à faire sur le bateau : le temps de séchage, la confection des pièces... Même si j'ai régressé au classement, la course est longue et il peut se passer beaucoup de choses. Ici ça caille, même si en remontant j'ai gagné quelques degrés. C'est important, surtout pour bricoler dehors, mains nues. »
Le samedi 27 décembre 2008 à 12:58Réparation plus compliquée que prévue pour Guillemot
Marc Guillemot (Safran), à la vacation de 11h : « Je suis arrivé il y a une heure et quart au mouillage, dans la petite anse au nord d'Enderby Island. J'avais le petit foc de route et trois ris, puis j'ai mis ma trinquette en arrivant. J'ai mouillé et ça a accroché tout de suite, donc aucun souci. Je m'aperçois qu'il y a plus de travail que ce que j'avais en tête. Le rail de grand-voile est abîmé au-dessus et en dessous, je suis désabusé, mais pas abattu. La nuit est tombée il y a une demi-heure, sans lune, avec un front nuageux et du crachin, ce n'est pas l'idéal pour monter dans le mât. Je pense donc que je vais passer un peu de temps pour remettre le bateau en état de marche, sinon la course n'aura plus aucun intérêt. Je peux vous garantir que ça ne m'amuse pas du tout, mais c'est ça ou repartir sous toilé et ne prendre aucun plaisir dans des conditions infernales. Sandy Bay, c'est un endroit magique : un troupeau de morses très bruyant sur la plage, des phoques qui nagent autour du bateau et plein d'oiseaux. Il a fait un temps magnifique pendant deux ou trois heures, et si ce n'était la température, on se serait cru sous les tropiques. »
Infos précédentes :
- Le 27 décembre 2008 à 12:05 : Déplacement de la dernière porte Pacifique
- Le 27 décembre 2008 à 11:45 : Une bulle anticyclonique
- Le 27 décembre 2008 à 11:29 : Des Dieux généreux
- Le 27 décembre 2008 à 10:27 : Safran au mouillage
- Le 27 décembre 2008 à 08:08 : Réparations effectuées
- Le 27 décembre 2008 à 07:17 : De l’eau partout !
- Le 27 décembre 2008 à 06:28 : De sacrés creux
- Le 27 décembre 2008 à 05:53 : Record pour White
- Le 27 décembre 2008 à 04:41 : Proverbe pacifique
- Le 26 décembre 2008 à 18:28 : 32 nœuds en surf pour Le Cléac’h
Flash infos
- 12/03/10 à 17:59 - Réaction des architectes
- 09/03/10 à 19:25 - Mise à l’eau jeudi prochain ...
- 09/03/10 à 15:11 - L'Ecole des pêches des Sables ...
- 05/03/10 à 15:13 - Charles Caudrelier candidat ...
- 26/02/10 à 19:24 - Jean-Yves Gau à Auckland
- Précédents Flashs : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 Tous les flashs










