Vendée Globe

A la uneBrèves

SAILING ROUND THE WORLD RACE VENDEE GLOBE 2008/2009

Méchant Pacifique

29.12.2008

« Ça va mieux. On a une mer moins croisée et ça fait du bien de laisser se reposer le bébé… En passant la dernière porte, je n’ai pas été très bon sur le timing de l’empannage. Je crois que je subissais les séquelles de mon inondation. Je n’ai pas de souvenir d’un Océan Pacifique aussi méchant depuis longtemps. On en ressort forcément fatigué et pourtant il faut savoir rester vigilant. Quand tu es dans cette spirale, tu peux devenir fou… D’autant que je ne pratique beaucoup le téléphone ces derniers temps compte tenu du fait que je n’ai plus que le fleet qui fonctionne. Pour mon vérin de quille, je verrai si le moteur accepte de redémarrer. Sinon, on fera avec de l’huile de course. Pour moi qui ai toujours prôné les énergies douces ! »
Roland Jourdain, Veolia Environnement, à la vacation de 11h.
 

SAILING/VENDEE GLOBE 2008/BT_ONBOARD

Les premières déclarations de Seb Josse

29.12.2008

"Quelles nouvelles de BT ? BT rentre au port, voilà tout. Réparer en mer serait possible mais, avec le Pacifique et le Cap Horn qui m’attendent encore, je crois qu’il n’est pas raisonnable de continuer. Moralement, ce n'est jamais une décision agréable. Le Vendée Globe, c’est tous les quatre ans. On est parti de très, très loin, près de deux ans plus tôt. Il y a beaucoup de gens qui se sont investis dans le projet, mon sponsor notamment. On avait fait plutôt un joli début de course.On va en tirer les leçons : la dure loi du Vendée a sévi. Les éléments naturels sont plus durs que mon bateau. C’est d’autant plus frustrant que jusqu’ici j’avais eu une navigation plutôt safe. Il suffit d’un rien pour que la chance bascule du mauvais côté. Maintenant, je me dirige vers la Nouvelle-Zélande, les conditions devraient être plutôt maniables. L’idée c’est de joindre Auckland."

Problème Internet.

29.12.2008

Un problème Internet nous empêche d'assurer une diffusion optimale de la vacation en direct. Elle sera réécoutable intégralement sur le site en début d'après midi.

A BORD FONCIA / SKIPPER : MICHEL DESJOYEAUX (FRA)

« hard job »

29.12.2008

Message de la nuit de Michel Desjoyeaux à bord de Foncia :

« Une fois n'est pas coutume, je sais parler voile, ouais je sais, c'est pas original, mais c'est l'actualité ( à ne pas confondre avec "c'est là que tu es alité".
Aujourd'hui j'ai affalé la grand-voile pour changer une latte, ouais effectivement, c'est la première fois que ça m'arrive sur ce bateau. Il y a huit ans, je faisais ça presque tous les jours, changer des lattes, enfin les bricoler parce que j'avais pas 12 fagots, non plus. Jusqu'aux Acores, j'avais bricolé. A la fin j'étais rodé, je me rehissais la GV en 2 traits de première vitesse, bien énervé. La, en fait, ce qui est dur, c'est pas d'affaler, ni de changer la latte, bien que ce fut celle du haut, la toute dernière, tant qu'à faire. Non, la punition, c'est de passer la chute avec les lattes, a l'extérieur des lazys jacks, faut être patient et méthodique. J'avais oublié. C'est tellement bon quand c'est fini ! Et ça passe pas tout en première ! En tous cas, le Pacifique est sympa avec nous, pour le moment, beaucoup de belles journées ensoleillées, ça change du royaume de l'ombre, de l'autre côté de la Tasmanie. Parfait pour les travaux dans le jardin, comme cet aprem'.
Mic Desj »

 

 

VENDEE GLOBE 2008-2009 - SAUVETAGE YANN ELIES (FRA) PAR HMAS ARUNTA

Le monocoque Generali perdu en mer

29.12.2008

Alors que l’état de santé de Yann Eliès permettra son rapatriement mercredi 31 décembre, son monocoque Generali est perdu en mer.
Pendant que les équipes médicales s’affairaient autour de Yann pour lui prodiguer les soins consécutifs à son accident, Generali montait une opération pour aller récupérer le bateau. Deux membres du Team Generali arrivés à Fremantle en Australie cherchaient un bateau pour les emmener sur la zone où avait été abandonné le monocoque.

Le 23 décembre, la direction de course constatait l’arrêt de la balise de positionnement du monocoque et était alerté par le CROSS Gris Nez du déclenchement de la balise de détresse COSPAS SARSAT. Elle en informait immédiatement l’équipe de Generali.

Philippe Laot, directeur technique de l’équipe de Yann Eliès, et Jean-Baptiste Epron, équipier, ont pu appareiller sur un bateau de pêche mercredi 25 décembre. Ils ont rapidement été confrontés à des conditions de mer et de vent très mauvaises.

En cours de route, les deux hommes ont été informés le vendredi 26 décembre par l’équipe à terre de Generali que la balise de détresse avait cessé d’émettre. Il n’y avait donc plus aucun moyen de positionner le bateau. Les conditions météorologiques se dégradant (vagues de 7 à 8 m et mer croisée) l’équipe renonçait à poursuivre les recherches.

 

A BORD ALGIMOUSS SPIRIT OF CANADA / SKIPPER : DEREK HATFIELD (CAN)

Hatfield raconte son chavirage

28.12.2008

Derek Hatfield (Algimouss-Spirit of Canada), à la vacation de 11h: « C'était une mauvaise journée pour nous. Tôt ce matin le bateau a été renversé, le mât dans l'eau. Je me suis retrouvé sur le plafond à l'intérieur et quand je suis sorti, j'ai découvert que deux étages de barres de flèche avaient été cassés du côté bâbord. Ce qui est surprenant est que la casse se trouve au milieu. Je mets le cap au nord. Il est évident que je ne pourrai pas les réparer tout seul, mais je suis en train d'analyser comment faire maintenant. J'avais l'impression que nous nous étions complètement retournés. Je voyais l'eau par la fenêtre. C'était incroyable de voir la hauteur des vagues. J'étais dans ma bannette lorsque cela s'est produit. Une minute après et me voilà en train de marcher sur le plafond. Les vagues étaient certes énormes, mais je n'imaginais pas qu'elles arriveraient à faire cela. Le bateau s'est couché rapidement et tout volait à l'intérieur. J'ai un bleu sur les jambes et un autre aux côtes. J'ai des regrets surtout pour mon partenaire, Algimouss, et pour tous ceux, qui m'ont soutenu. En fait, nous avons traversé une série de dépressions avant celle d'hier soir. Pendant la nuit j'ai eu 55 nœuds et j’ai réduit la voilure au point où on n'avait plus de toile. Le bateau avait été renversé plusieurs fois, mais ce n'était que ce matin avec l'affaiblissement du vent que la grosse vague a fait coucher le bateau le mât dans l'eau. Je suis effondré. J'ai nettoyé le bateau et ai sécurisé le mât avant de hisser la GV. La partie basse fonctionne encore et il me faudra cinq ou six jours pour rallier l'Australie. On voit bien avec tous les vracs dans cette course que peu sépare en fait ceux qui réussissent à s'en sortir et ceux qui sont contraints à l'abandon. Personne n'est à l'abri de ce genre d'incident. »
(Photo ci-dessus des deux barres de flèche cassées)

 

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