Accueil > Flash infos > Message de Derek Hatfield

Dépêches

 

Le mardi 30 décembre 2008 à 17:12Message de Derek Hatfield

Message de Derek Hatfield

"Le mât tient bon et je progresse à petite vitesse vers Hobart. Il a tendance à bouger et à vaciller, mais je l'ai stabilisé et en ce moment nous sommes sous GV avec 4 ris et avançons à 7-8 nœuds avec des pointes à 10. Je veux y arriver tout seul. Je ne veux pas obliger quelqu'un à se déplacer. Je ne veux pas que quelqu'un vienne à notre rencontre en s'exposant aux dangers ou qu'il fasse quelque chose de spécial pour nous. Il est important d'y arriver sans aide. Le vent souffle toujours et la mer reste confuse et désordonnée. 35 nœuds semble être la norme par ici. C'est méchant. Je n'ai jamais vu un temps pareil où le vent continue à souffler si fort pendant aussi longtemps. Quand j'ai vu les barres de flèche qui pendaient là-haut, ça m'a arraché les tripes. On sait immédiatement que la course est finie. Ce n'est pas quelque chose que l'on peut réparer. On aurait pu mettre en place un gréement de fortune, mais pour la course, c'était fini. Je ne veux pas mettre la vie d'autrui en danger en poursuivant ma route. Il faut donc rallier la terre et en finir. Je voudrais continuer à représenter le Canada dans le circuit IMOCA. On voit que cette épreuve, c'est quelque chose de fabuleux, que le monde entier s'y retrouve. Les mails et les messages de soutien du Canada et d'ailleurs nous disent que nous avons fait un bon boulot, que l'on ne devrait pas en avoir honte et qu'il faut continuer et ça, c'est bien pour nous." Derek Hatfield, Algimouss Spirit of Canada, par e-mail
 

Le mardi 30 décembre 2008 à 16:20Marron, chocolat, bleu pâle

Marron, chocolat, bleu pâle

« Ça ne va pas mal. J’ai craint le pire, mais a priori, ça ne va pas trop bloquer. Il n’y aura pas trop de dégâts. A un moment, j’imaginais plus de 400 milles d’écart donc là, ça va encore…. Après si ça colle par devant au cap Horn, tout est possible et si ça colle derrière t’es marron chocolat bleu pâle caramel mou… Et puis, depuis qu’on a connu pire, ça va pas mal : l’autre jour, je me suis fait prendre sous gennaker avec 40 nœuds de vent. Hallucinant ! Tu es là, tu glisses comme un pet sur une toile cirée, tu glisses à 25 nœuds et tu te demandes si ça s’arrête ou pas. Et tu finis en figure libre, tu rentres le torchon et tu vas te coucher. Là on en rigole, mais sur le coup… » Jean Le Cam, VM Matériaux, à la vacation de 11h
 

Le mardi 30 décembre 2008 à 16:00Pour vos cadeaux de fin d'année, pensez à la collection Vendée Globe !

Pour vos cadeaux de fin d'année, pensez à la collection Vendée Globe !

Les fêtes approchent, l'affluence dans les magasins est à son comble. La boutique en ligne Vendée Globe est ouverte 24h/24h, et accessible directement depuis votre canapé en cliquant ici.

Vous trouverez une collection complète de vêtements et accessoires, hommes, femmes et enfants aux couleurs du Vendée Globe. Livraison France et Monde entier. 

 

 

Le mardi 30 décembre 2008 à 15:59Tempête en direct...

Tempête en direct...

« Je me suis fait cueillir par une belle dépression… Dehors, la mer est blanche, tellement il y a de vent. Il vient du sud et je marche avec 3 ris. Ce n’est pas la plus grosse tempête que j’ai affrontée, je m’en souviens d’une sur les Açores… mais là, il y a les rafales et le froid. J’ai réussi à affaler la trinquette mais je suis obligé de sortir régulièrement pour éviter que la bôme ne touche l’eau. Je dois éviter d’aller trop vite. Malgré mon expérience des mers du sud, c’est la première fois que je vois l’Océan Indien aussi fort. » Raphaël Dinelli sur Fondation Océan Vital à la vacation de 11h
 

Le mardi 30 décembre 2008 à 15:15Nouvelle donne

Nouvelle donne

"Le temps est devenu agréable. J’ai un vent portant et stable. Avant c’était frustrant, on avait du vent, des grains à 45 noeuds, mais on ne pouvait pas avancer, compte tenu de l'état de la mer. Les écarts ont augmenté avec les autres mais ce n’est pas grave : la route est encore longue et la météo peut encore changer beaucoup de choses. De toutes les façons, ça ne sert à rien de s'énerver...
La course a un peu changé par rapport à celle d’il y a quatre ans. Il y a plus de manœuvre, plus de vent et les bateaux vont plus vite. Mais ce sont les portes qui ont changé le plus de choses. Il y a trois ou quatre jours de route entre chaque et grâce à la fiabilité des informations météo, en terme de stratégie, ça limite les ouvertures de jeu. C’est la nouvelle donne. Il faut faire avec..
." Vincent Riou, PRB, à la vacation de 11h.
 

Le mardi 30 décembre 2008 à 14:40« Je touche du bois »

« Je touche du bois »

"J’ai eu un moment de peur. Cette nuit, mon safran a touché un Objet Flottant Non identifié et il s’est relevé. J’ai eu chaud pendant quelques minutes, le temps d’affaler les voiles. Tout ça dans la nuit noire. Mais tout va bien, il n’y a pas eu de casse. J’en suis sortie crevée avec des courbatures. ça a vraiment été plusieurs heures de sport. En règle générale, je touche du bois…enfin la poignée de mon bateau qui est juste dans la descente, je n’ai pas trop de soucis. Maintenant les conditions sont plus praticables. En plus hier, j’ai pu avoir une superbe nuit. Il n'y avait pas de lune et le ciel était dégagé : les étoiles étaient bien visibles..." Sam Davies, Roxy, à la vacation de 11h.


 

Le mardi 30 décembre 2008 à 14:24Peyron à Fremantle la nuit prochaine

Peyron à Fremantle la nuit prochaine

Trois semaines après son démâtage le 10 décembre, Loïck Peyron (Gitana Eighty) est attendu à Fremantle, le port de Perth, le 31 décembre au matin, soit la nuit prochaine en France. Sa progression sous gréement de fortune n’a pas été facilitée par les conditions météo dans l’Océan Indien. Avec l’aide des équipes de Dominique Wavre et Mike Golding, déjà sur place, Olivier Wroczynski, membre du Gitana Team, prendra en charge le monocoque en vue d’un retour par cargo prévu mi-janvier. 

Le mardi 30 décembre 2008 à 13:48Un demi-mille au Horn ?

Un demi-mille au Horn ?

« Je vais arriver à la prochaine porte dans 24h. Les écarts se sont creusés, ça s’allonge et ce n’est pas si mal. Mais Bilou n’est pas très loin. Je pars pour prendre la porte par l’ouest et descendre avec du vent tout de suite. Enfin l’important c’est d’arriver et même un demi-mille d’avance au Cap Horn me suffirait largement. Je me souviens, il y a 8 ans, j’avais 650 milles d’avance sur un Ellen Mac Arthur. Quand j’ai pu me libérer des tentacules de l’anticyclone de Sainte-Hélène, je n’en avais plus que soixante. Alors avoir une avance au Cap Horn, c’est bien mais pas indispensable.
J’espère que le repas du réveillon ne sera pas le même que celui de Noël où je me suis vraiment fait avoir. ça risque d’être un peu secoué. Ce n’est pas idéal mais bon, c’est le Vendée Globe, ce n’est pas une croisière.
Question sommeil, c’est vrai que je dors peu. Pour le moment je fais des siestes d’une heure et demie et c’est le bateau qui me réveille.
» Michel Desjoyeaux, Foncia, à la vacation de 11h.
 

Le mardi 30 décembre 2008 à 12:47Un Vendée Globe à rebondissements

Un Vendée Globe à rebondissements

« Le rail de grand-voile s’est à nouveau arraché. Mais à un autre endroit… Du coup, je me retrouve un peu handicapé comme avant mon escale sur Aukland Island. Je verrai ce que je fais après le Cap Horn. Ce Vendée Globe est plein de rebondissements : ma rencontre avec un cétacé, le fait d’aller chercher Yann Elies entre autres. Il se passe de belles choses. Il y a des moments très forts et très positifs. Je ne pensais pas trouver autant de richesse dans cette course.» Marc Guillemot, Safran, à la vacation de 11h.
 

Le mardi 30 décembre 2008 à 10:38Plaisirs du palais pour White

Plaisirs du palais pour White

Message de Steve White à bord de Toe in the Water :

 

« Les jours se suivent et ne se ressemblent pas. Le vent a molli et les grains de la matinée ont été remplacés par une agréable brise de 18 à 20 nœuds, qui nous permet de progresser au grand largue sous un soleil brillant. Pas un seul nuage au ciel ! La lumière est très vive et la mer d'un bleu somptueux avec des taches blanches par-ci par-là. Les albatros sont d'un blanc éclatant sous le soleil. C'est comme si j'avais redécouvert la couleur après des journées passées dans un monde monochrome. Je vois le rouge vif de l'écoute et le jaune de la balise à l'arrière du bateau, comme si mes yeux avaient été remplacés. C'est la première fois que je sors sur le pont depuis je ne sais plus quand sans mes cirés, ce qui fait bizarre. J'ai mangé mes derniers tortellinis en sauce tomate avec un peu de fromage râpé et puis mon pain magique sous vide. Pour terminer j'ai mangé des mandarines. Il ne m'en reste presque plus et puisque la température dans mon frigo (ou ma cabine) remonte, elles ne vont pas durer longtemps. Après tout cela je retrouve mes forces. Cela fait bizarre de voir à mi-parcours, comment on consomme nos stocks. Un des flacons de lave-vaisselle s'est solidifié et ne coule plus. Je voudrais bien voir ce qu'ils vont dire au supermarché quand je demanderai d'être remboursé ! J'ai utilisé un des réservoirs de gazole. Je crois que cela va aller. J'ai consommé la plupart de mes plats lyophilisés préférés. Il en reste beaucoup avec du riz. Je ne suis pas végétarien et je ne suis pas fan du riz. Maintenant je vais gaspiller un peu de gazole en mettant la musique à fond ! »