"Je suis dans une dorsale et le vent est descendu à 15-20 nœuds. Le ciel est caché par les nuages et je ne vois pas la lune. Les écarts se sont encore creusés avec les premiers, tout ça à cause des vents. Mais cela peut changer, donc "wait and see". C'est dur de perdre la première place, surtout à cause d'un OFNI. Mais il faut aussi terminer le Vendée. J'avance difficilement à cause de mes problèmes de safran. Même cet après-midi, j'ai eu une alerte rouge : un bout qui a lâché. En plus vu l'état de la mer, croisée, c'est impossible de faire de bonne réparation. Je dois faire du bricolage continuellement. Ces conditions ne sont pas vraiment agréables. Il va falloir s'accrocher jusqu'aux Sables." Jean Pierre Dick, Paprec-Virbac 2, à la vacation de 11h
A la uneBrèves
S'accrocher jusqu’aux Sables
31.12.2008
Irréductibles solitaires
31.12.2008« Je suis censé ouvrir la dernière porte dans une heure. La mer a l'air d'être fort sympathique, ça glisse tranquillement, avec une houle résiduelle qui nous fait partir en surf et monte la moyenne. Dans le sud, quand il y a 20 nœuds, c'est pétole, cong, alors qu'en Méditerranée, c'est une jolie brise... Je vais un peu zigzaguer quand même pour passer la porte : le corridor n'est pas bien large entre l'Amérique du sud et les glaçons. J'ai une ETA pour le Cap Horn dans la nuit du 4 au 5 et des variations de vent prévues entre 20 et 45 nœuds. Je ne pense pas qu'on va sortir les voiles ballons tout de suite. Je pense partir avec 20-25 nœuds de vent arrière et en Atlantique je mettrai le grand spi. Mais bon, je n'ai pas de boule de cristal à bord... Quant aux vertus euphorisantes de mon avancée si ça se transmet, tant mieux. Tu vois, quand tu ouvres un Astérix, il y a une petite loupe sur un village d'irréductibles. Et bien pour la voile, c'est Port-la-Forêt. »Michel Desjoyeaux, Foncia, à la vacation de 11h.
Bilou fait son film
31.12.2008« J'ai hâte de cerner l'arrivée au Cap Horn, pour voir ce qui va se passer : qui trouvera le bon passage et qui restera scotché après l'angle. Il n'y aura peut-être pas de grosses options, mais les écarts actuels se sont faits avec pas grand chose. Il faut juste garder le même régime un peu plus longtemps que les autres.
Il n'y a pas de grands choix, du moins à ce que je vois, mais il ne faut pas rater les petits. D'ici le Horn, il peut aussi se passer des choses. Sur l'Atlantique, on l'a vu la dernière fois,: Jean (Le Cam) avait 250 milles d'avance et il s'est fait remonter.
Il y a plein de scénarios possibles car de l'autre côté, ce n'est pas du tout le même système météo. Il faudra faire des choix rapides : est-ce qu'on fait cap au Nord devant les îles et on passe par le détroit, où bien on prend le nord-est en se laissant porter par le sillage des 40ème ? » Roland Jourdain, Veolia Environnement, à la vacation de 11h.
Stamm à la Réunion
31.12.2008Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat) est arrivé mardi 30 décembre à La Réunion à bord du Marion Dufresne. Rejoint par deux membres de son équipe, ils ont débarqué le monocoque. Voici quelques mots échangés avec son équipe de communication ce matin :
«Nous sommes au nord-nord-ouest de l'île, dans un port situé entre Saint-Denis et Saint-Paul appelé le Vieux Port de la Réunion. Nous sommes logés dans une famille réunionnaise. Hier, après avoir descendu le bateau du Marion, nous avons remercié l'équipage avant d'aller dîner et dormir. J'ai déquillé le bateau pendant que j'étais à bord du Marion Dufresne et, aujourd'hui, au programme, nous allons déblayé tout ce qui peut l'être sur Cheminées Poujoulat pour que Jacques Le Berre (expert en matériaux composites, ndlr) puisse travailler et évaluer les dégâts. Concernant la suite des événements, tout dépendra de cette expertise. Pour ma part, ça va un peu mieux, même s'il me tarde de revoir ma famille. En attendant, je vous souhaite à tous une belle fin d'année 2008 et surtout une bonne nouvelle année ».
Alternateur récalcitrant pour Brian
30.12.2008"Hier, j'ai commencé à charger les batteries et l'alternateur a fonctionné pendant un certain temps avant de s'arrêter. J'ai passé la nuit et une grande partie de la journée d'aujourd'hui à travailler dessus en collaboration avec l'équipe technique. On a mis en place un alternateur de rechange, mais cela ne marchait pas non plus. Je vais essayer donc de réparer le premier, pour voir d'où vient le problème. Un manque d'énergie est un souci permanent. J'ai l'éolienne et les panneaux solaires, mais pour le moment je n'ai pas beaucoup d'énergie. J'ai passé tellement de temps en bas que je n'ai pas surveillé les changements de voile avec les changements de vent. Progresser rapidement et effectuer des réparations à la fois font partie du jeu du Vendée Globe." Brian Thompson, Bahrain Team Pindar, à la vacation de 11h
La réparation du vit de mulet de Steve White
30.12.2008 “Il faudra que je fabrique des éléments en collant ensemble des lattes et en perçant le pont. Il faudra arrimer cela à travers le pont à la boîte de quille. J'ai donc renforcé la boîte. Ensuite il faut stratifier l'ensemble et l'essentiel sera fait. Je vais voir si je peux régler le problème d'origine avec le vît de mulet en mettant éventuellement un boulon, mais on ne sait pas si cela va marcher. Sinon, j'ai une réparation qui fonctionnera, mais il faudra tout effectuer avant le renforcement du vent de nord-est.” Steve White, Toe in the Water, à la vacation de 11h.