« Le Pacifique est plutôt calme et tempéré. On a du temps gris, un peu de crachin. Il fait 12°, on ne va pas s’en plaindre. Mon retard sur les premiers est important, mais ce n’est pas le reflet de ma course. Je vais bénéficier du temps rendu pour aller aider Yann. On est dans des systèmes tellement différents qu’un tel écart peut encore augmenter de 50%, voire diminuer d’autant. J’ai été me balader dans le mât pour mettre en place un brélage pour pouvoir hisser ma grand-voile au deuxième ris. Je garde déjà de bons moments en mémoire : comme mon arrêt pour réparer mon mât, où je suis monté sous le regard de 150 éléphants de mer qui n’en avaient rien à faire… Ce sont des moments assez magiques.» Marc Guillemot, Safran, à la vacation de 11h.
A la uneBrèves
Les éléphants de mer de Marco
01.01.2009
Les bonnes résolutions de Sam
01.01.2009"Faire le tour du monde. Arrêter de manger le Nutella avec les doigts. Ne pas m’endormir quand le moteur tourne pour charger les batteries. Eponger tous les jours. Me brosser les cheveux plus d’une fois par semaine. Manger plus, mais manger moins de chocolat. Oublier ces résolutions quand elles ne sont pas possibles. Prendre quelques milles aux leaders. Etre gentille avec Chuck, mon pilote automatique. Ne pas prendre de risques."
Message de Sam Davies, Roxy, à la direction de course...
Précisions sur les classements
01.01.2009On a pu déceler sur certains classements des aberrations sur les distances parcourues sur vingt-quatre heures ou les écarts entre deux concurrents. La faute en est au système de calcul de la distance restant à parcourir au passage des portes. Le point de référence est, notamment pour la porte " Pacifique est ", le point le plus oriental de la porte. Un concurrent qui, à l'instar de Michel Desjoyeaux, traverse la porte dans sa partie ouest se voit créditer automatiquement d'un bonus de milles considérable puisqu’il se trouve classé par rapport au prochain point de référence quand tous ses adversaires sont encore classés par rapport à cette porte.
Avancée tranquille
31.12.2008« Aujourd'hui, j'ai eu un bon vent. J'en ai profité pour grappiller quelques milles à Dee Caffari. La mer est calme mais le vent a molli. Et j'espère que ça ne va pas permettre à ceux de derrière de me rattraper. Je pensais devoir barrer plus longtemps, mais le pilote le fait beaucoup mieux que moi. Par exemple, aujourd'hui, je n'ai pas touché la barre. En plus, il fait bon : 12 degrés… mais il y a l'humidité. Je pense à mon repas de fin d'année : foie gras, canard confit et riz cantonnais…bon ça ne va pas très bien ensemble mais avec la bouteille de Saint-Emilion, je pense me faire une belle nouvelle année. » Arnaud Boissières, Akena Vérandas, à la vacation de 11h.
Vivement l'Atlantique.
31.12.2008"J'aborde un vent de nord-ouest de 45 nœuds, ça tape un peu… J'ai lofé un peu et je pense que ça va aller. On m'avait dit que le Pacifique c’était une longue houle… jusque là, c'est comme l'Indien. Pour l'instant je reste dans les cinq premiers. C'est encourageant car les mers du sud ont été très dures. Je suis à 500 milles de la porte et je pense la passer avec un vent sud-est. Bon, le Grand Sud, c'est sympa pour une première. J'ai eu quelques jours agréables et j'ai pu faire des bonnes moyennes au portant. Mais les conditions ont été difficiles. Comme le disent mes camarades, on a été servi cette année. ça tape, ça cogne et ça remue… Ce sera un soulagement de passer le Cap Horn. Arrivé sur l'Atlantique, la course pourra reprendre. Les portes des glaces empêchent les stratégies. Il y aura donc des coups tactiques possibles. Avec Vincent on s'accroche derrière. J'ai peut-être 500 milles de retard mais il faudra rester à l'affût sur l'Atlantique." Armel Le Cléac'h, Brit Air, à la vacation de 11h
S'accrocher jusqu’aux Sables
31.12.2008"Je suis dans une dorsale et le vent est descendu à 15-20 nœuds. Le ciel est caché par les nuages et je ne vois pas la lune. Les écarts se sont encore creusés avec les premiers, tout ça à cause des vents. Mais cela peut changer, donc "wait and see". C'est dur de perdre la première place, surtout à cause d'un OFNI. Mais il faut aussi terminer le Vendée. J'avance difficilement à cause de mes problèmes de safran. Même cet après-midi, j'ai eu une alerte rouge : un bout qui a lâché. En plus vu l'état de la mer, croisée, c'est impossible de faire de bonne réparation. Je dois faire du bricolage continuellement. Ces conditions ne sont pas vraiment agréables. Il va falloir s'accrocher jusqu'aux Sables." Jean Pierre Dick, Paprec-Virbac 2, à la vacation de 11h