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Dépêches

 

Le jeudi 01 janvier 2009 à 14:59Envies d’Atlantique

Envies d’Atlantique

« 700 milles d’écart, c'est beaucoup et c'est comme ça. Aujourd'hui, les écarts sont faits, ils sont importants. Il n'y a qu'une opportunité météo qui pourrait faire qu'on arrive à se rapprocher d'eux. Quand on les a laissés partir et mener un rythme plus soutenu, on savait qu'on prenait des risques. L’Atlantique, c’est une section de parcours où le jeu est plus ouvert. Pendant la remontée de l’Atlantique, on traverse les saisons à la vitesse grand V donc forcément, il y a plein de choses à faire. Jamais une journée ne ressemble à une autre alors qu'un mois dans le Grand Sud, c'est toujours la tempête, le portant. Quelque part, c'est un peu monotone. Quand on remonte, c'est en perpétuelle évolution, en perpétuel changement »Vincent Riou, PRB, à la vacation de 11h.
 

Le jeudi 01 janvier 2009 à 13:20Les éléphants de mer de Marco

Les éléphants de mer de Marco

« Le Pacifique est plutôt calme et tempéré. On a du temps gris, un peu de crachin. Il fait 12°, on ne va pas s’en plaindre. Mon retard sur les premiers est important, mais ce n’est pas le reflet de ma course. Je vais bénéficier du temps rendu pour aller aider Yann. On est dans des systèmes tellement différents qu’un tel écart peut encore augmenter de 50%, voire diminuer d’autant. J’ai été me balader dans le mât pour mettre en place un brélage pour pouvoir hisser ma grand-voile au deuxième ris. Je garde déjà de bons moments en mémoire : comme mon arrêt pour réparer mon mât, où je suis monté sous le regard de 150 éléphants de mer qui n’en avaient rien à faire… Ce sont des moments assez magiques.» Marc Guillemot, Safran, à la vacation de 11h.
 

Le jeudi 01 janvier 2009 à 12:23Les bonnes résolutions de Sam

Les bonnes résolutions de Sam

"Faire le tour du monde. Arrêter de manger le Nutella avec les doigts. Ne pas m’endormir quand le moteur tourne pour charger les batteries. Eponger tous les jours. Me brosser les cheveux plus d’une fois par semaine. Manger plus, mais manger moins de chocolat. Oublier ces résolutions quand elles ne sont pas possibles. Prendre quelques milles aux leaders. Etre gentille avec Chuck, mon pilote automatique. Ne pas prendre de risques."

Message de Sam Davies, Roxy, à la direction de course...
 

Le jeudi 01 janvier 2009 à 10:43Précisions sur les classements

On a pu déceler sur certains classements des aberrations sur les distances parcourues sur vingt-quatre heures ou les écarts entre deux concurrents. La faute en est au système de calcul de la distance restant à parcourir au passage des portes. Le point de référence est, notamment pour la porte " Pacifique est ", le point le plus oriental de la porte. Un concurrent qui, à l'instar de Michel Desjoyeaux, traverse la porte dans sa partie ouest se voit créditer automatiquement d'un bonus de milles considérable puisqu’il se trouve classé par rapport au prochain point de référence quand tous ses adversaires sont encore classés par rapport à cette porte.  

Le mercredi 31 décembre 2008 à 16:51Avancée tranquille

Avancée tranquille

« Aujourd'hui, j'ai eu un bon vent. J'en ai profité pour grappiller quelques milles à Dee Caffari. La mer est calme mais le vent a molli. Et j'espère que ça ne va pas permettre à ceux de derrière de me rattraper. Je pensais devoir barrer plus longtemps, mais le pilote le fait beaucoup mieux que moi. Par exemple, aujourd'hui, je n'ai pas touché la barre. En plus, il fait bon : 12 degrés… mais il y a l'humidité. Je pense à mon repas de fin d'année : foie gras, canard confit et riz cantonnais…bon ça ne va pas très bien ensemble mais avec la bouteille de Saint-Emilion, je pense me faire une belle nouvelle année. » Arnaud Boissières, Akena Vérandas, à la vacation de 11h.
 

Le mercredi 31 décembre 2008 à 16:15Vivement l'Atlantique.

Vivement l'Atlantique.

"J'aborde un vent de nord-ouest de 45 nœuds, ça tape un peu… J'ai lofé un peu et je pense que ça va aller. On m'avait dit que le Pacifique c’était une longue houle… jusque là, c'est comme l'Indien. Pour l'instant je reste dans les cinq premiers. C'est encourageant car les mers du sud ont été très dures. Je suis à 500 milles de la porte et je pense la passer avec un vent sud-est. Bon, le Grand Sud, c'est sympa pour une première. J'ai eu quelques jours agréables et j'ai pu faire des bonnes moyennes au portant. Mais les conditions ont été difficiles. Comme le disent mes camarades, on a été servi cette année. ça tape, ça cogne et ça remue… Ce sera un soulagement de passer le Cap Horn. Arrivé sur l'Atlantique, la course pourra reprendre. Les portes des glaces empêchent les stratégies. Il y aura donc des coups tactiques possibles. Avec Vincent on s'accroche derrière. J'ai peut-être 500 milles de retard mais il faudra rester à l'affût sur l'Atlantique." Armel Le Cléac'h, Brit Air, à la vacation de 11h
 

Le mercredi 31 décembre 2008 à 15:47S'accrocher jusqu’aux Sables

S'accrocher jusqu’aux Sables

"Je suis dans une dorsale et le vent est descendu à 15-20 nœuds. Le ciel est caché par les nuages et je ne vois pas la lune. Les écarts se sont encore creusés avec les premiers, tout ça à cause des vents. Mais cela peut changer, donc "wait and see". C'est dur de perdre la première place, surtout à cause d'un OFNI. Mais il faut aussi terminer le Vendée. J'avance difficilement à cause de mes problèmes de safran. Même cet après-midi, j'ai eu une alerte rouge : un bout qui a lâché. En plus vu l'état de la mer, croisée, c'est impossible de faire de bonne réparation. Je dois faire du bricolage continuellement. Ces conditions ne sont pas vraiment agréables. Il va falloir s'accrocher jusqu'aux Sables." Jean Pierre Dick, Paprec-Virbac 2, à la vacation de 11h
 

Le mercredi 31 décembre 2008 à 15:13Irréductibles solitaires

Irréductibles solitaires

« Je suis censé ouvrir la dernière porte dans une heure. La mer a l'air d'être fort sympathique, ça glisse tranquillement, avec une houle résiduelle qui nous fait partir en surf et monte la moyenne. Dans le sud, quand il y a 20 nœuds, c'est pétole, cong, alors qu'en Méditerranée, c'est une jolie brise...  Je vais un peu zigzaguer quand même pour passer la porte : le corridor n'est pas bien large entre l'Amérique du sud et les glaçons. J'ai une ETA pour le Cap Horn dans la nuit du 4 au 5 et des variations de vent prévues entre 20 et 45 nœuds. Je ne pense pas qu'on va sortir les voiles ballons tout de suite. Je pense partir avec 20-25 nœuds de vent arrière et en Atlantique je mettrai le grand spi. Mais bon, je n'ai pas de boule de cristal à bord... Quant aux vertus euphorisantes de mon avancée si ça se transmet, tant mieux. Tu vois, quand tu ouvres un Astérix, il y a une petite loupe sur un village d'irréductibles. Et bien pour la voile, c'est Port-la-Forêt. »Michel Desjoyeaux, Foncia, à la vacation de 11h.
 

Le mercredi 31 décembre 2008 à 14:38Bilou fait son film

Bilou fait son film

« J'ai hâte de cerner l'arrivée au Cap Horn, pour voir ce qui va se passer : qui trouvera le bon passage et qui restera scotché après l'angle. Il n'y aura peut-être pas de grosses options, mais les écarts actuels se sont faits avec pas grand chose. Il faut juste garder le même régime un peu plus longtemps que les autres.
Il n'y a pas de grands choix, du moins à ce que je vois, mais il ne faut pas rater les petits. D'ici le Horn, il peut aussi se passer des choses. Sur l'Atlantique, on l'a vu la dernière fois,: Jean (Le Cam) avait 250 milles d'avance et il s'est fait remonter.
Il y a plein de scénarios possibles car de l'autre côté, ce n'est pas du tout le même système météo. Il faudra faire des choix rapides : est-ce qu'on fait cap au Nord devant les îles et on passe par le détroit, où bien on prend le nord-est en se laissant porter par le sillage des 40ème ?
» Roland Jourdain, Veolia Environnement, à la vacation de 11h.
 

Le mercredi 31 décembre 2008 à 12:57Stamm à la Réunion

Stamm à la Réunion

Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat) est arrivé mardi 30 décembre à La Réunion à bord du Marion Dufresne. Rejoint par deux membres de son équipe, ils ont débarqué le monocoque. Voici quelques mots échangés avec son équipe de communication ce matin :

 

«Nous sommes au nord-nord-ouest de l'île, dans un port situé entre Saint-Denis et Saint-Paul appelé le Vieux Port de la Réunion. Nous sommes logés dans une famille réunionnaise. Hier, après avoir descendu le bateau du Marion, nous avons remercié l'équipage avant d'aller dîner et dormir. J'ai déquillé le bateau pendant que j'étais à bord du Marion Dufresne et, aujourd'hui, au programme, nous allons déblayé tout ce qui peut l'être sur Cheminées Poujoulat pour que Jacques Le Berre (expert en matériaux composites, ndlr) puisse travailler et évaluer les dégâts. Concernant la suite des événements, tout dépendra de cette expertise. Pour ma part, ça va un peu mieux, même s'il me tarde de revoir ma famille. En attendant, je vous souhaite à tous une belle fin d'année 2008 et surtout une bonne nouvelle année ».