Dépêches
Le vendredi 02 janvier 2009 à 15:49Roule, ma poule
« C’est bien d’être dixième. Mais le mauvais côté, c’est que je profite de l’abandon des copains. Alors, je m’occupe essentiellement de faire ma course et de batailler avec mon Anglaise. On se tire la bourre avec Dee Caffari. Comme elle est plus rapide que moi, il faut faire des choix stratégiques un peu différents... J’essaie de varier les trajectoires et les plaisirs.
A l’arrivée, bien sûr que je lèverai le verre avec elle. C’est toujours bon de partager un coup avec ceux qui ont été embarqués dans une même aventure. Avec Dee, vu qu’on se bagarre, c’est plutôt rigolo, ça crée des liens. On communique bien. L’autre jour, elle me disait qu’elle avait des soucis avec sa grand voile. Je lui ai parlé de mes problèmes de lattes. Il n’y a pas d’intox entre nous. Je lui écris moitié français, moitié anglais, mais elle a l’air de comprendre. C’est bien. Quand à elle, ses réponses sont en anglais. Elle a aussi appris des mots en français, des expressions comme : aux petits oignons ou ça roule ma poule ! ». Arnaud Boissières, Akena Vérandas, à la vacation de 11h.
Le vendredi 02 janvier 2009 à 15:20Horn : délivrance ou remise à plat ?
« Le jour s’est levé depuis deux heures. La mer est plutôt calme, le vent raisonnable, aux alentours de 25/30 nœuds. La mer est dans le bon sens depuis que j’ai empanné cette nuit. Il y a de l’air qui rentre derrière. Pas violent. Ce vent va nous emmener jusqu’au Cap Horn. La bonne nouvelle, c’est que ça nous éviter d’aller dans les glaces.
Je suis plus impatient que je n’ai peur d’arriver au Cap Horn même si je sais que c’est un coin délicat. Quand on le franchit, c’est quelque part une délivrance. On sort des mers du Sud, on retourne dans l’Atlantique. A chaque fois que je l’ai passé, c’était dans de bonnes conditions. Après le Horn, il restera un mois de navigation. La tactique, c’est quand même d’être prudent, de ne pas s’énerver. Il ne faut pas oublier que la remontée du Horn jusqu’à avoir passé l’anticyclone de Sainte-Hélène n’est pas des plus simples.» Michel Desjoyeaux, Foncia, à la vacation de 11h.
Le vendredi 02 janvier 2009 à 14:56Shadok
« Ça fait plaisir de revenir vers chez vous. Là, ça commence à être un peu chaotique. Cet après-midi, ça risque d’être musclé. Quand je vois ce qu’on a pris hier. C’est monté à pratiquement 50 nœuds. Comme il y avait des variations d’angles de vent, la mer changeait beaucoup. Le spectacle était magnifique, la mer était superbe mais c’était dur de faire avancer le bateau. Pour la compétition, ce n’est pas terrible.
Le moteur de la quille ne marche toujours pas. Il y a un ensemble de petits trucs que je ferai après le Cap Horn. Je bascule la quille à la main. C’est un peu folklorique. Je suis entrain d‘apprendre. Tu tournes à la manivelle et puis tu te la fais à la Shadok ! Je vais revenir au Sables tout joli avec de gros biceps.
Il faut préserver le bateau jusqu’au Horn. Après, on change d’océan. Tout un système météo va changer. L’anticyclone de st Hélène, le Pot-au-Noir, plein de phénomènes peuvent jouer. Dans la balance, il y aura aussi l’usure du bateau, les petits soucis et le destin ! » Roland Jourdain (Veolia Environnement) à la vacation de 11h.
Le vendredi 02 janvier 2009 à 14:13Joli vrac…
« J’ai eu un petit souci cette nuit. J’ai tapé avec le safran sous le vent et du coup, le safran s’est relevé ; donc j’ai fait un beau vrac. A priori tout est remis en ordre, je viens de terminer de ranger. Le bateau est parti à l’abattée, et tu te retrouves avec la quille sous le vent, le bateau matossé pareil, couché sur l’eau. Tu fais l’acrobate pour remettre le bateau à l’endroit. Le principal, c’est que je n’ai rien cassé, mais je vais attendre que le vent se lève pour vérifier que tout va bien. L’eau était à 10°. Je ne pense donc pas avoir cogné un growler. Ça m’a pris trois quart d’heure pour remettre le bateau à l’endroit. C’était un peu galère. On a des safrans relevables pour éviter que ça casse. L’inconvénient, c’est que quand on a du vent et de la mer, si on n’est pas près de la barre, c’est délicat. A part cette petite sortie de route, le bonhomme va bien. On gère le quotidien. Je suis surtout content de me rapprocher du Cap Horn et de quitter les portes des glaces. » Armel le Cléach, Brit Air, à la vacation de 11h.
Le jeudi 01 janvier 2009 à 17:15Sans états d’âme
« Je me suis retrouvée en tee-shirt et pieds nus sur le pont. J’étais vraiment étonnée, car il faisait tellement beau et chaud, c’était incroyable. Quand j’ai fait le trophée Jules Vernes il y a 11 ans, j’ai eu l’impression d’avoir passé six semaines dans un frigo. Il faisait dur, froid et humide. Alors quand il y a des moments comme hier, où le climat est doux, il faut en profiter, ça arrive trop rarement.
C’est vrai que je suis plutôt en forme. Je pense que j’ai eu de la chance depuis le début de cette course. Je n’ai pas eu de gros soucis sur Roxy, et je n’ai pas eu les grosses tempêtes comme certains. Finalement, j’ai peu de souvenirs où je n’étais pas heureuse. Je n’ai même jamais pleuré. Une fois, je me suis cogné les coudes, j’ai failli pleurer mais je suis plutôt tombé dans les pommes… Sinon, JP m’a appelé pour me dire qu’il m’offrait sa sixième place pour le Nouvel An, j’étais vraiment trop malheureuse pour lui. Là, on a une super belle mer et je fais des surfs à 24-25 nœuds. C’est drôle, je n’arrive plus à dormir quand le bateau marche à 12 nœuds. »
Sam Davies, Roxy, à la vacation de 11 heures
Le jeudi 01 janvier 2009 à 15:20Grosse fatigue
« La descente vers le Cap Horn ça se présente comme d’habitude, avec du vent soutenu et du passage de front. Je suis un peu épuisé. Hier, j’ai bien dormi et là, je m’apprêtais à m’endormir. Au bout d’un moment, ça pèse sur le bonhomme, ce genre d’exercice. C’est de la fatigue, du stress. Avant la Porte, j’ai pris 45 nœuds de vent… Si je devais retenir une image de ce grand sud version 2008, je pense que c’est la décision de la direction de changer les portes. Heureusement qu’on a eu ces portes, sinon c’aurait pu être dramatique, vu le rythme soutenu des skippers. S’il n’y avait pas eu ces portes, cela aurait été « too much ». On va bien plus vite qu’il y a quatre ans. Ça sous-entend qu’on est plus proches de la limite des bateaux, donc forcément plus sur les nerfs. » Jean Le Cam, VM Matériaux, à la vacation de 11h.
Le jeudi 01 janvier 2009 à 14:59Envies d’Atlantique
« 700 milles d’écart, c'est beaucoup et c'est comme ça. Aujourd'hui, les écarts sont faits, ils sont importants. Il n'y a qu'une opportunité météo qui pourrait faire qu'on arrive à se rapprocher d'eux. Quand on les a laissés partir et mener un rythme plus soutenu, on savait qu'on prenait des risques. L’Atlantique, c’est une section de parcours où le jeu est plus ouvert. Pendant la remontée de l’Atlantique, on traverse les saisons à la vitesse grand V donc forcément, il y a plein de choses à faire. Jamais une journée ne ressemble à une autre alors qu'un mois dans le Grand Sud, c'est toujours la tempête, le portant. Quelque part, c'est un peu monotone. Quand on remonte, c'est en perpétuelle évolution, en perpétuel changement »Vincent Riou, PRB, à la vacation de 11h.
Le jeudi 01 janvier 2009 à 13:20Les éléphants de mer de Marco
« Le Pacifique est plutôt calme et tempéré. On a du temps gris, un peu de crachin. Il fait 12°, on ne va pas s’en plaindre. Mon retard sur les premiers est important, mais ce n’est pas le reflet de ma course. Je vais bénéficier du temps rendu pour aller aider Yann. On est dans des systèmes tellement différents qu’un tel écart peut encore augmenter de 50%, voire diminuer d’autant. J’ai été me balader dans le mât pour mettre en place un brélage pour pouvoir hisser ma grand-voile au deuxième ris. Je garde déjà de bons moments en mémoire : comme mon arrêt pour réparer mon mât, où je suis monté sous le regard de 150 éléphants de mer qui n’en avaient rien à faire… Ce sont des moments assez magiques.» Marc Guillemot, Safran, à la vacation de 11h.
Le jeudi 01 janvier 2009 à 12:23Les bonnes résolutions de Sam
"Faire le tour du monde. Arrêter de manger le Nutella avec les doigts. Ne pas m’endormir quand le moteur tourne pour charger les batteries. Eponger tous les jours. Me brosser les cheveux plus d’une fois par semaine. Manger plus, mais manger moins de chocolat. Oublier ces résolutions quand elles ne sont pas possibles. Prendre quelques milles aux leaders. Etre gentille avec Chuck, mon pilote automatique. Ne pas prendre de risques."
Message de Sam Davies, Roxy, à la direction de course...
Le jeudi 01 janvier 2009 à 10:43Précisions sur les classements
On a pu déceler sur certains classements des aberrations sur les distances parcourues sur vingt-quatre heures ou les écarts entre deux concurrents. La faute en est au système de calcul de la distance restant à parcourir au passage des portes. Le point de référence est, notamment pour la porte " Pacifique est ", le point le plus oriental de la porte. Un concurrent qui, à l'instar de Michel Desjoyeaux, traverse la porte dans sa partie ouest se voit créditer automatiquement d'un bonus de milles considérable puisqu’il se trouve classé par rapport au prochain point de référence quand tous ses adversaires sont encore classés par rapport à cette porte.
Infos précédentes :
- Le 31 décembre 2008 à 16:51 : Avancée tranquille
- Le 31 décembre 2008 à 16:15 : Vivement l'Atlantique.
- Le 31 décembre 2008 à 15:47 : S'accrocher jusqu’aux Sables
- Le 31 décembre 2008 à 15:13 : Irréductibles solitaires
- Le 31 décembre 2008 à 14:38 : Bilou fait son film
- Le 31 décembre 2008 à 12:57 : Stamm à la Réunion
- Le 30 décembre 2008 à 19:21 : Alternateur récalcitrant pour Brian
- Le 30 décembre 2008 à 18:50 : La réparation du vit de mulet de Steve White
- Le 30 décembre 2008 à 17:12 : Message de Derek Hatfield
- Le 30 décembre 2008 à 16:20 : Marron, chocolat, bleu pâle
Flash infos
- 12/03/10 à 17:59 - Réaction des architectes
- 09/03/10 à 19:25 - Mise à l’eau jeudi prochain ...
- 09/03/10 à 15:11 - L'Ecole des pêches des Sables ...
- 05/03/10 à 15:13 - Charles Caudrelier candidat ...
- 26/02/10 à 19:24 - Jean-Yves Gau à Auckland
- Précédents Flashs : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 Tous les flashs










