Vendée Globe

A la uneBrèves

UNAI BASURKO (SPA) - BIZKAIA

Unai à Cascais, Derek à Hobart

03.01.2009

En ce samedi, deux solitaires qui ont dû abandonner sont arrivés à bon port : le Basque Unai Basurko qui a connu des problèmes de safran au milieu de l’Atlantique Sud, est remonté jusqu’à Cascais (entrée du Tage avant Lisbonne). Pakea Bizkaia s’est amarré à 14h00 (heure française). Quant au Canadien Derek Hatfield, il était à 16h30 (heure française) à l’entrée de la rivière Derwent, soit à quelques milles du port de Hobart (Tasmanie). Algimouss-Spirit of Canada qui a deux barres de flèche cassées suite à un chavirage dans l’océan Indien, devrait donc en finir au levé du jour (heure locale).  

JEAN PIERRE DICK / PAPREC-VIRBAC - START - 09/11/08

Lecture et musique

03.01.2009

« J'ai dû me décaler vers le Nord pour avoir un meilleur angle d'approche. Par conséquent je n'ai pas beaucoup progressé en termes de distance au but vers la Nouvelle-Zélande. Il me reste 1 845 milles à parcourir avant de rejoindre le lieu de mise à l'eau de Paprec-Virbac 2. Depuis trois jours, ça a été un peu difficile car je ne peux pas vraiment virer à cause de mon système de gouvernail. La route est plus longue avec un seul safran, qui plus est fragilisé. Du coup j'en profite pour lire un peu… J'écoute aussi la musique sélectionnée par Laetitia et Alexis. Cependant, je suis limité par la quantité d'énergie du bord. » Jean-Pierre Dick (Paprec-Virbac 2) par mail. 

SAILING ROUND THE WORLD RACE VENDEE GLOBE 2008/2009

Sous le soleil…

03.01.2009

« La nuit est en train de tomber et je m’attends à passer la porte de l’Australie Est. Il va y avoir des icebergs donc il va falloir jouer serrer. Concernant un arrêt possible. je ne sais pas encore où exactement, l’île Stewart, peut-être. Il y a une quinzaine de jours, j’ai eu de nombreuses avaries, mais la drisse est toujours là. Si je m’arrête, c’est pour me stabiliser pour des raisons de sécurité… mais on verra. C’est mon quatrième Vendée Globe, mais ce n’est pas le plus facile. Il me tarde de sortir de l’océan Indien car je préfère le Pacifique. Mes panneaux solaires ont été abîmés. J’ai utilisé de la résine pour les colmater. C’est après-midi, j’ai eu un beau soleil, ce qui m’a permis de remplir à 80% mes réserves d’énergie. J’ai eu Norbert Sedlacek au téléphone il n’y a pas longtemps mais je communique peu car ça consomme de l’énergie. Je suis content de remonter vers le Nord car ça veut dire plus de soleil et quand je vois plus de soleil, je suis heureux. » Raphael Dinelli (Fondation Océan Vital) à la vacation de 11h 

Jean Le Cam - VM Matériaux

L’écume décolle

03.01.2009

« Mais il y a des vents soutenus en permanence. L’écume est à la limite de décoller donc il faut que je trouve des eaux plus calmes. Peut-être qu’en arrivant vers le cap Horn, on aura des vents plus faibles, mais bon, pour l’instant, c’est usant. Il n’y a vraiment pas de répit, c’est coup de vent sur coup de vent. La mer n’est vraiment pas très conviviale… Le problème, c’est que dans ces mers-là, tu ne peux pas aller trop vite. Je vois que devant Roland Jourdain à empanner, tandis que Michel Desjoyaux n’a pas une aussi bonne mer non plus. Tu fais attention ! Dans trois jours à priori je serais au cap Horn, mais je ne peux pas être plus précis car ça va dépendre de l’état de la mer. » Jean le Cam (VM Matériaux) à la vacation de 11H 

SAILING/VENDEE GLOBE 2008/RIOU PRB

Une régate dans l’Atlantique ?

03.01.2009

« Nous, ça va pas mal... Il fait beau, la mer est un peu agitée. J’ai 30 nœuds de vent depuis 24 heures. La nuit était belle, l’air était sec et on voyait même les étoiles. Ça fait deux à trois jours que ça commence à être sympa. Je vais bientôt quitter le Pacifique. La dernière fois que j’ai passé le cap Horn, c’était extraordinaire, je l’ai approché par les îles. Comme première expérience, c’était sympa. Mais je ne sais pas encore comment je vais naviguer après car les modèles météo évoluent. Aujourd’hui, je n’ai rien de spécial qui m’empêche de naviguer. J’ai des petites bricole à droite ou à gauche mais rien qui m’empêche de remonter l’Atlantique. De mon côté, je n’ai que 36h de retard, On peut regarder la tête de flotte partir comme on peut très bien revenir pour recoller. » Vincent Riou (PRB) à la vacation de 11h  

A BORD BAHRAIN TEAM PINDAR / SKIPPER : BRIAN THOMPSON (UK)

Question de préparation à l’effort

03.01.2009

« Les problèmes médicaux des skippers ont une origine. Par exemple, pour Raphaël Dinelli, il n’a pas un bateau facile, car tout ce qu’il fait est réalisé à la main… Les winchs, la quille pendulaire, et puis je pense que Raphaël n’a pas eu le temps de bien se préparer pour cette course : problème de panneaux solaires, des soucis financiers,… et c’est maintenant qu’il le paye. Je crois que c’est un ensemble : la course au large se gagne par l’harmonie. Il faut écouter son corps, respecter son alimentation et le temps de repos nécessaire. Si on ne le respecte pas, on arrive à des soucis médicaux : là maintenant il faut ralentir, certains l’ont déjà exprimé clairement. C’est un peu l’intérêt d’avoir des pharmacies à bord, c’est aussi une question de personne. Sans échauffement alors les muscles sont sollicités, des bursites se développent. Ce sont de petites inflammations dues au manque de préparation physique. Si on n’a pas eu le temps de se préparer, on a des problèmes ! Sur un plan physiologique, c’est sûr que border un winch par 30° de gîte dans le froid et sans avoir le temps de bien s’échauffer, ça fait mal. Il faut un minimum de préparation. A contrario, on peut dire qu’à n’importe quel âge, on peut être bien dans le classement. Ça se vérifie. On peut aussi être très bon si on est une fille. D’ailleurs, elles sont peut-être plus prévoyantes. Elles jouent peut-être moins de manière virile avec les éléments ce qui explique leur bonne position dans le classement. » Jean-Yves Chauve, médecin à la vacation de 11h. 

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