Le jeune Britannique a indiqué à la Direction de Course qu’il avait officiellement abandonné. Artemis fait route vers Auckland, distant de 900 milles environ : Jonny Malbon pourrait être à bon port jeudi prochain. Quant à Sébastien Josse (BT), il lui restait ce dimanche midi environ 250 milles à parcourir : il devrait arriver à Auckland mardi alors que pour Jean-Pierre Dick (Paprec-Virbac 2), la route est encore longue ! Le Niçois a plus de 1 700 milles devant son étrave, soit une petite dizaine de jours de mer…
A la uneBrèves
Malbon abandonne officiellement
04.01.2009
Repos avant le Horn
04.01.2009« Je me rapproche du passage mythique du cap Horn. C’est la première fois pour moi et les conditions sont vraiment agréables. J’en profite pour me reposer un peu avant mon arrivée au cap car il y aura pas mal de stratégies et de tactiques à gérer dans l’Atlantique… La puissance des mers du Sud m’a pas mal impressionné car elle change très vite, que se soit en direction ou en force… ce qui rend difficile le guidage du bateau. La force du vent devient secondaire, c’est surtout l’état de la mer qui importe. On a eu une sacrée dépression après la Nouvelle-Zélande avec pas mal de vents forts et des creux très importants… Question sommeil, je pense que je n’ai dormi pas plus qu’avant. Ah si ! Un peu plus ces derniers jours car j’ai fait un beau vrac (vendredi) qui m’a pas beaucoup fatigué. Et puis, il y a le stress, la tension, les conditions de mer et le froid… On arrive à la fin des mers du Sud : il faut se reposer. » Armel le Cléac’h (Brit Air) à la vacation de 11h.
Content d’être venu, content d’en partir
04.01.2009« J’aurai bien voulu plus faire le touriste, mais la mer est vraiment mauvaise. Pour cette dernière journée dans le Pacifique, c’est un peu lourd. On ne vient pas tous les jours par ici donc j’ai apprécié mais je suis quand même content d’en sortir car on a bien donné. Et moi, je souffre pour le bateau car le pauvre « bébé », il a bien donné. Le bateau est tout de même en bon état. Je suis en bon état et on se prépare pour la régate finale. En ce moment, le ciel est gris et c’est un temps à grains. On fait de belles glissades tout droit dans l’axe, d’autres un peu plus sur la tranche et parfois c’est même l’arrêt buffet. Et il faut s’accrocher dans le bateau sinon tu voles. Le début de la semaine prochaine ne sera pas forcément simple, mais au moins on sera de l’autre coté ! » Roland Jourdain (Véolia Environnement) à la vacation de 11h.
Pouvoir dormir…
04.01.2009« Les 24 dernières heures ont été difficiles. Il y a eu des rafales de vent à 47 nœuds et dans les accalmies, ça descendait à 22 nœuds ; la mer a été énorme ayant un gros impact sur la vitesse du bateau. Pauvre Aviva, il a été surtoilé par moments, sous-toilé à d’autres. La progression a été difficile, mais nous espérons que le pire est passé maintenant alors que les rafales n’ont pas dépassé 37 nœuds récemment… Mais je peux vous dire que les vagues sont toujours énormes. Le bateau est soit en train de glisser dans 25 nœuds de vent, soit il reste coincé entre les vagues à 9 nœuds de vitesse. C’est donc un peu inconfortable et ça veut dire une nuit sans repos pour moi alors je vais essayer de dormir un peu plus quand je vais pouvoir et ce sera plus facile quand le vent arrêtera de siffler dans le gréement. Prochaine étape : porte des glaces N°9 » Dee Caffari (Aviva) par mail ce dimanche.
Une dure décision
04.01.2009« Je suis dépité. Ayant fait tous ces efforts pour arriver ici, c'est une décision dure à prendre. Mais on arrive à un point où cela devient impossible. On est sûr que la grand voile va devenir inutilisable, mais on ne sait pas trop quand. Un voyage sans dérive et sans GV semble impensable. Il faut penser au long terme. Il faudra que je ramène le bateau afin de le préparer pour la nouvelle saison. Je mets le cap au Nord. Je suis à 1000 milles d'Auckland avec une mer croisée. Il suffit de toucher la GV pour que cela se délamine. Je crois que d'ici Auckland, elle sera inutilisable, ce qui me rassure quelque part quant à notre décision. C'était une bonne expérience pour moi. Le bateau a traversé les pires tempêtes. J'ai appris des choses sur le bateau et sur la navigation et maintenant c'est une affaire infinie pour moi. Dans une semaine, je pourrai manger un hamburger et boire une bière. Il faut positiver ! » Jonny Malbon (Artemis) à la vacation radio de dimanche midi.
Comme à la maison
04.01.2009« Finalement, Roxy et moi avons trouvé le vent et nous sommes à nouveau repartis !! Mais maintenant je sens que Marc Guillemot sur Safran est nos trousses derrière. Il a eu de bonnes conditions pour me rattraper tandis que j’étais coincée dans une bulle sans vent à la porte des glaces ! Nous suivons cela : notre mission est de lui rendre la tâche difficile pour nous doubler. Safran est un beau bateau, un « missile » et il va plus vite que Roxy mais je vais essayer de travailler dur pour rester devant ! Et je sais que Marco va tout faire pour essayer de me doubler (historiquement, il est déjà devant vu que l’on doit lui rendre du temps lorsqu’il a été dérouté pour porter assistance à Yann). Maintenant le vent est revenu, fort et stable. J’ai moins de manœuvres et d’entretien à faire, je me laisse donc aller comme à la maison, à ma table à cartes en buvant une tasse de thé, pendant que Roxy navigue à une vitesse moyenne de 17 nœuds environ. » Samantha Davies (Roxy) par mail.