Vendée Globe

A la uneBrèves

VENDEE GLOBE 2008-2009 - SAUVETAGE YANN ELIES (FRA) PAR HMAS ARUNTA

Bonification pour Marc Guillemot

05.01.2009

Instruction du Jury International pour réparation en faveur du bateau Safran suite à un déroutage pour porter assistance au skipper blessé de Generali, conformément à la règle 60.3(b) et à l’article 7.3.2 de l’avis de course.
Le 18 décembre à 11h30, Safran se déroute, avec l’accord de la Direction de Course, pour porter assistance au skipper blessé de Generali. Safran, qui navigue sur une route Sud-Est, se déroute vers le Nord puis le Nord-Est pour se rapprocher de la position de Generali. Arrivé sur zone, Safran reste à proximité de Generali jusqu’à la prise en charge par les secours du skipper blessé. Le 20 décembre à 11h30, Safran reprend la course en suivant une route Sud-Est, dans des conditions de vent défavorables par rapport aux bateaux qui ont suivi leur route, plus au Sud. Pour faciliter les opérations d’assistance, le skipper de Safran a déplombé l’arbre d’hélice. Après le sauvetage du skipper, le bateau de la marine australienne transmet au skipper de Safran un colis contenant quelques fruits et un bonnet. La simulation effectuée par l’expert de Météo France montre qu’en l’absence de déroutage, Safran aurait dû atteindre la longitude 136° E sensiblement en même temps que Brit Air et PRB, avec une incertitude de plus ou moins 1h 30. Le skipper de Safran estime qu’une bonification équivalente à son retard sur PRB et Brit Air à une longitude proche de l’ile d’Auckland, avant qu’il ne se déroute pour y effectuer des réparations, constituerait une juste compensation. Le retard de Safran sur Brit Air et PRB était de 82 heures (+/- 1h30) à la longitude 136° E, et de 80 heures à la longitude 155° E (proche de la longitude de l’île d’Auckland).
Conclusion et décision
Safran a droit à réparation en vertu de la règle 62.1(c). Safran a enfreint l’article 2.2 de l’avis de course en recevant du ravitaillement et l’article 12.3 en déplombant l’arbre d’hélice. Safran reçoit une bonification de 82 heures qui devra être retranchée de son temps réel d’arrivée. Les infractions aux articles 2.2 et 12.3 de l’avis de course ayant été commises dans le cadre de l’opération d’assistance, Safran est exonéré de ces infractions en vertu de la règle 62.1(c). Cependant, le skipper doit mettre en place un système permettant de prouver à l’arrivée que l’arbre d’hélice n’a pas pu bouger. Des photos de ce système doivent être envoyées au Directeur de Course.
Le 4 janvier 2009 par le Jury International : Bernard BONNEAU (FRA – Président) ; Ion ECHAVE (ESP) ; Trevor LEWIS (GBR) ; Christian PEYRAS (FRA) ; Jean VERMANT (BEL)

 

Samantha Davies - Roxy

32 heures pour Samantha Davies

05.01.2009

Instruction du Jury International pour réparation en faveur du bateau Roxy suite à un déroutage pour porter assistance au skipper blessé de Generali, conformément à la règle 60.3(b) et à l’article 7.3.2 de l’avis de course.
Le 18 décembre à 11h30, Roxy se déroute, avec l’accord de la Direction de Course, pour porter assistance au skipper blessé de Generali. Roxy, qui navigue sur une route Sud-Est, se déroute vers l’Est puis le Nord-Est ; son skipper considère dévier de sa route optimum à partir du 19 décembre à 00h00. Au moment de la prise en charge du skipper blessé par les secours, le 20 décembre à 11h30, Roxy n’est plus qu’à quelques heures de la position de Generali. Roxy reprend alors la course sur une route Sud-Est sensiblement parallèle à celle de Safran, dans des conditions de vent défavorables par rapport aux bateaux qui ont suivi leur route, plus au Sud. La simulation effectuée par l’expert de Météo France montre qu’en restant dans le système de vent que suivait Roxy avant son déroutage, ce dernier aurait dû atteindre la longitude 136° E le 21 décembre entre 9h00 et 15h00. Roxy a atteint la longitude 136° E le 23 décembre à 01h00, soit environ 37 heures après l’estimation ci-dessus avec une incertitude de plus ou moins trois heures. Le skipper de Roxy estime qu’elle a subi un préjudice se situant entre 17 et 30 heures. Les écarts à diverses longitudes avec certains bateaux de tête comme PRB et Brit Air montrent que l’augmentation du retard de Roxy après son déroutage reste sensiblement constant, autour d’une trentaine d’heure.
Conclusion et décision
Roxy a droit à réparation en vertu de la règle 62.1(c). Roxy reçoit une bonification de 32 heures qui devra être retranchée de son temps réel d’arrivée.
Le 4 janvier 2009 par le Jury International : Bernard BONNEAU (FRA – Président) ; Ion ECHAVE (ESP) ; Trevor LEWIS (GBR) ; Christian PEYRAS (FRA) ; Jean VERMANT (BEL)

 

CAP HORN

Au Horn !

05.01.2009

« Ça y est, comme on dit chez les Broken Arms : "ça, c'est fait". Foncia vient de rentrer en Atlantique. Il était 3h 10 TU quand je suis passé dans le Sud du Cap : temps à grains avec 35-40nds, grains à 45 noeuds, il faisait nuit comme un lundi, donc vous n'aurez ni photo, ni vidéo de ce caillou perdu tout en bas. Les deux feux fonctionnent, celui du cap, et celui de la pointe Est. La mer est enfin plate, le vent est enfin raisonnable : 23 nœuds, du petit temps, direz-vous ! En route pour de nouvelles aventures vers le haut. » Michel Desjoyeaux (Foncia) par mail ce lundi matin au passage du cap Horn. 

A BORD NAUTICSPORT KAPSCH / SKIPPER : NORBERT SEDLACEK (AUT)

Leçon d’humidité !

04.01.2009

« Le problème avec le génois, c'est que je peux l'utiliser, je peux l'enrouler, mais je ne peux pas le garder sur l'étai. Après chaque utilisation, il faut le redescendre jusqu’en bas, car sinon il se déroule tout seul. Je suis maintenant assez confortablement installé à l'intérieur à part la poussière, et l'humidité qui se dégrade. On a quelques petits trous où l'eau entre tout le temps. Il y a toujours l'eau dans la cale, mais cela ne pose pas de souci pour la sécurité du bateau. C'est simplement que tout est humide et il faut faire gaffe avec la bouffe et avec l'électronique pour que rien ne soit endommagé. Il reste quelques compartiments secs, mais la plupart sont bien humides avec l'eau qui s'infiltre par le pont ou par les écoutilles. Le pont travaille sous la pression du gréement. Si on voit une fissure, on la bouche avec de l'époxy, mais le lendemain on retrouve un nouveau trou ailleurs. Ce n'est pas possible d'assurer que tout soit étanche. » Norbert Sedlacek (Nauticsport-Kapsch) lors de la vacation radio de ce dimanche midi. 

BAHRAIN TEAM PINDAR / BRIAN THOMPSON - START - 09/11/08

Morne mer…

04.01.2009

« Sur un monocoque de 60 pieds, on voit plus de systèmes météo que sur un catamaran de 110 pieds, car on progresse plus lentement. Sur un catamaran, on reste longtemps à l'avant d'une dépression en faisant toujours la même vitesse. Sur un IMOCA 60, on voit une plus large palette de conditions météorologiques et on goûte plus à tout ce que les mers du Sud peuvent nous offrir. Cela dit, je n'ai eu que cinq minutes de soleil depuis la Nouvelle-Zélande. Un petit aperçu aujourd'hui, mais la plupart du temps, il fait bien morne par ici... » Brian Thompson ( Bahrain Team Pindar) lors de la vacation radio de ce dimanche midi. 

Vincent Riou / PRB

Deux jours d’écart

04.01.2009

« Le vent a molli. Il y a 20 nœuds de vent, je fais route assez directe vers le Horn. Il y aura juste les 300 derniers milles qui seront un peu sport. J’y serais le 7 vers 0 h TU donc avec en gros deux jours de retard sur Michel. Ce n’est pas désagréable du tout, la mer était pourrie hier mais bien mieux aujourd’hui. Le vent vient de l’arrière, mais il va refuser bientôt donc ça va être plus facile. Après le Horn, c’est un peu la foire donc je n’ai aucune idée de ce qui va se passer. Il y a peut-être déjà moyen de recoller un peu sur Jean Le Cam. Ensuite la remontée de l’Atlantique est pleine de difficultés qui rendent tout possible. » Vincent Riou (PRB) par mail. 

Réservez votre séjour en Vendée Vendée Globe Junior CCI Vendée Vendée Expansion Devenez Partenaire Inscription à la newsletter La bande-annonce 2012 Affiche officielle 2012 - 2013