« J’ai une belle journée et de bonnes conditions de navigation. Le soleil est au rendez-vous, j’ai pu charger les batteries à 83 %.?J’ai eu du mal à prendre cette décision, mais je ne m’arrêterai pas à Steward.?J’ai évidemment besoin de réparer ma drisse de grand-voile. Tant que je n’aurai pas réglé ce problème, je naviguerai sous-toilé, et à ce rythme, je ne suis pas arrivé aux Sables d’Olonne ! Je me traîne … Seulement si je m’arrête à Steward, je vais encore perdre du temps sur Norbert, et devrai traverser le Pacifique seul… En cas de pépin, je n’aurai personne à proximité pour me venir en aide. Si je décide de m’arrêter après le cap Horn, peu importe le retard que je prendrai sur Norbert, en cas de pépin, les côtes sont à proximité et les secours avec. J’espère juste que la drisse voudra bien tenir jusque là !! Donc c’est décidé, Virginie et moi en avons beaucoup discuté, nous miserons sur la sécurité. En plus, le chavirage de Jean Le Cam ne m’a pas laissé indifférent et prouve que l’intervention d’un concurrent à proximité est plus rapide que l’arrivée des secours. Jean aurait été obligé d’attendre une dizaine d’heures de plus dans son bateau retourné si Vincent n’était pas arrivé, et dans ces conditions chaque minute compte. » Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital) par mail.
A la uneBrèves
Pas d’arrêt à Stewart
08.01.2009Décision ce week-end
08.01.2009« Depuis que j’ai passé la dernière porte des glaces hier, les conditions sont plutôt paisibles, ça glisse tout seul. Evidemment je ne suis pas très favorisé avec ma voilure réduite dans du vent médium portant d’à peine 20 nœuds. Ce n’est pas favorable pour revenir sur Roxy. Mais je ne vais pas me plaindre, car au bout de deux mois de mer, de stress, de tensions en tout genre, la fatigue s’accumule forcément, c’est normal, et je sens bien que j’ai plus de mal à me réveiller. Ceci dit, j’ai bien géré mes petits bobos au fur et à mesure, pas de soucis de ce côté là… L’important maintenant, c’est de terminer. On réfléchit à toutes les solutions avec l’équipe de Safran, j’essaie de bien préparer l’opération. Je pense qu’il me faut environ trois heures pour faire la réparation, soit au cap Horn, soit plus tard, aux Malouines ou ailleurs. Je prendrai la décision d’ici deux à trois jours ». Marc Guillemot (Safran) par mail.
Routage et opportunité
08.01.2009« La météo semble plutôt favorable pour devant donc il faut que je me gratte la tête ! Si j’avais dès le début, pu faire un décalage avec Michel, cela aurait été intéressant. Manque de pot, la dépression dans laquelle on est, ne m’a pas donné la possibilité de passer à l’extérieur des Malouines, parce que j’aurais pris trop de retard. Cela aurait été difficile. Donc je devais rester derrière. Maintenant, Michel s’est décalé dans l’Est. Et suivant la théorie des routages, ça lui donne une belle avance sous une semaine. À moins que les choses ne changent, c'est-à-dire que la bulle anticyclonique ne se positionne pas comme les modèles le font ! » Roland Jourdain (Veolia Environnement) par mail
Prendre ce qu’il y a…
08.01.2009« Maintenant avec tout se qui s’est passé, je me retrouve 3ème, ce n’est pas forcément mérité par rapport à certains qui ont eu plus de malchances que moi … Mais c’est la course au large ! On est tous passé par là… Je prends ce qu’il y a à prendre, la route est encore longue jusqu’aux Sables d’Olonne donc pour l’instant je ne m’occupe pas trop du classement. » Armel Le Cléac’h (Brit Air) par mail mercredi soir.
PRB : la Marine Chilienne en route pour un remorquage
07.01.2009Un bateau de la Marine chilienne de 32,7 mètres baptisé Alacalufe est parti de Puerto Williams (canal de Beagle) vers 23h30. Il est en route pour tenter un remorquage. Il devrait être sur la zone de PRB à 3 heures, heure française.
Jean et Vincent au cap Horn !
07.01.2009On vient d'apprendre via l'équipe de PRB que Vincent Riou et Jean Le Cam, à bord du monocoque orange, étaient à l'instant en train de passer le cap Horn dans une trentaine de noeuds de vent. Ils sont désormais à 70 milles du point de rendez-vous avec Isabelle Autissier, à l'entrée du canal de Beagle.