Vendée Globe

A la uneBrèves

ON BOARD BRIT AIR / SKIPPER : ARMEL LE CLEAC'H (FRA)

Prendre ce qu’il y a…

08.01.2009

« Maintenant avec tout se qui s’est passé, je me retrouve 3ème, ce n’est pas forcément mérité par rapport à certains qui ont eu plus de malchances que moi … Mais c’est la course au large ! On est tous passé par là… Je prends ce qu’il y a à prendre, la route est encore longue jusqu’aux Sables d’Olonne donc pour l’instant je ne m’occupe pas trop du classement. » Armel Le Cléac’h (Brit Air) par mail mercredi soir.  

Vincent Riou / PRB

PRB : la Marine Chilienne en route pour un remorquage

07.01.2009

Un bateau de la Marine chilienne de 32,7 mètres baptisé Alacalufe est parti de Puerto Williams (canal de Beagle) vers 23h30. Il est en route pour tenter un remorquage. Il devrait être sur la zone de PRB à 3 heures, heure française.

A BORD PRB / SKIPPER : VINCENT RIOU (FRA)

Jean et Vincent au cap Horn !

07.01.2009

On vient d'apprendre via l'équipe de PRB que Vincent Riou et Jean Le Cam, à bord du monocoque orange, étaient à l'instant en train de passer le cap Horn dans une trentaine de noeuds de vent. Ils sont désormais à 70 milles du point de rendez-vous avec Isabelle Autissier, à l'entrée du canal de Beagle.

SAMANTHA DAVIES ROXY - GROIX (FRA)

Libérée après le Horn

07.01.2009

« Je pense qu’hier a été une journée difficile pour tout le monde ici. J’ai passé une nuit atroce sachant que le roi Jean avait un problème mais je n’en savais pas plus et l’attente pendant des heures pour enfin savoir qu’il était sain et sauf, fût douloureuse. Durant ces pénibles heures, Roxy volait dans le noir et bondissait rapidement sur les vagues. Toutes sortes de choses me sont venues à l’esprit. J’imaginais Jean à l’envers dans VM Matériaux, seul dans l’eau gelée et dans le noir de la nuit. Je me suis mise à imaginer comment cela pourrait être si Roxy chavirait : le désordre, le danger… comme vous pouvez l’imaginer, je n’ai pas dormi du tout jusqu’à ce que je sache que Jean était OK. Grâce à Dieu Jean est sauf. Vincent a fait un travail formidable. Ces dernières 24 heures ont dû être terrible pour Vincent et Armel. J’espère que l’outrigger de PRB n’est pas trop endommagé. Je suis tellement désolée pour Jean et toute l’équipe de VM Matériaux pour la perte de leur bateau. Je ne sais pas s’ils seront capables de le sauver ou pas mais je crois qu’ici ce n’est vraiment pas un travail facile à faire. Plus loin vers l’Ouest, Roxy et moi avons bien progressé en direction du cap Horn. La vitesse que nous avons réussie à atteindre rappelait que TOUT est impossible et dangereux à faire quand Roxy vole au dessus des vagues et fait des bonds comme un kangourou ! Chaque tasse de thé que j’ai faite je les ai finies péniblement. Même chose avec mon porridge ! Le front est finalement passé, les choses se sont calmées et (malheureusement) se sont ralenties aussi. Juste avant le lever du soleil, le brouillard s’est levé, les nuages se sont dissipés et nous avons bénéficié d’une incroyable vue sur le soleil doré au milieu du gris provenant du résidu du front. La lune est déjà de sortie, ce qui me sera d’une grande aide plus tard quand je sortirai le gennaker… Même si j’ai adoré naviguer ici dans les mers du Sud (et je trépigne d’y revenir) et avec tout ce qui s’est passé avec la flotte, je commence quand même à être impatiente de m’échapper à nouveau vers l’Atlantique et je serais très heureuse et soulagée une fois que toute la flotte aura passé en sécurité le cap Horn. » Samantha Davies (Roxy) par mail. 

SAILING/VENDEE GLOBE 2008/CAFFARI AVIVA

Priorité : arriver !

07.01.2009

« Lire les comptes-rendus du PC Course hier soir et recevoir les coups de fil de l’équipe pour m’informer des dernières nouvelles m’a fait froid dans le dos parce que c’était tellement effrayant. Ca nous rappelle durement que cette course est loin d’être finie et que le Cap Horn n’est pas célèbre sans raison ! C’est très triste mais nous avons été témoin d’un fantastique sens marin démontré par Vincent et Armel avec d’excellentes nouvelles au final. C’est génial ! Tu essaies de ne pas y penser mais tout ce qui est arrivé aurait pu arriver à chacun d’entre nous à n’importe quel moment. Nous sommes sur le même type de bateau, au même endroit à faire la même chose. Cela dit, tu peux te faire écraser par un bus n’importe quand et ça ne t’empêche pas de traverser la rue. Il faut rester vigilant. C’est très facile avec le temps qui passe de se relâcher et de rater des choses, et des incidents comme ça te rappellent qu’il faut rester sur tes gardes et garder ton sens marin intact. Ce serait mieux de ne pas avoir de tels rappels mais malheureusement, c’est ce qui arrive. Cette course a capturé l’imagination de tous parce qu’il y a eu tellement d’événements dramatiques mais quand tu en es si proche, c’est difficile de rebondir quand tu vois ces incidents juste à côté de toi. Mais la course continue et je suis toujours en course, alors je me concentre sur mon objectif qui est d’arriver. Il me reste 9000 milles à parcourir alors je continue. J’ai un trou de vent devant moi avant la prochaine porte des glaces et bien sûr, le retard pris signifie qu’il me faudra plus longtemps pour passer le Cap Horn. Sur les fichiers météo aujourd’hui, on dirait que je vais arriver au Horn dans des conditions épouvantables. Je voulais passer avant qu’elles n’arrivent mais je crois que je vais subir un dernier coup du Grand Sud avant de le quitter. Mes voiles ne sont pas très jolies. Je viens d’empanner alors si la météo est ok, je ferai d’autres réparations pour être prête pour le gros coup de vent devant et après, je lui donnerai un peu d’amour et d’attention quand ça en aura besoin. Ca a été un gros choc quand Jonny Malbon a abandonné et ça m’a fait reconsidérer ma grand-voile. Je n’ai pas encore épuisé toutes les options pour réparer alors je continue jusqu’à ce que ça arrive. La conséquence, c’est que je navigue sans doute à deux vitesses de moins parce que maintenant, la priorité, c’est d’arriver. » Dee Caffari (Aviva) par mail. 

ON BOARD BRIT AIR / SKIPPER : ARMEL LE CLEAC'H (FRA)

À la pointe du Cap Horn

07.01.2009

« Je suis à 5 milles du cap Horn. C’est mon premier et je suis ravi de le passer aujourd’hui. D’autant que depuis 24 heures, il y a beaucoup d’émotions. La bouteille de champagne est prête !... Quand j’ai appris le souci de Jean Le Cam, je me suis tout de suite dérouté. On a vu le bateau chaviré. La manœuvre s’est avérée assez difficile. On a dû attendre. Avec la direction, on s’est organisé au mieux pour faire le maximum sur place. C’est la solidarité des marins. Je suis très heureux que ce soit fini et que Jean se trouve en pleine forme. C’était une sacrée expérience. Je garderai de ce sauvetage un souvenir exceptionnel. Pour moi, la course a repris depuis quelques heures seulement. J’essaie de ne pas forcer sur le bateau, de me reposer émotionnellement. J’en profite également pour faire un peu de tourisme. Et me reposer après les mers du Sud. J’ai décidé de garder la barbe dans le Sud, sur les conseils de mon papa et ce pour lutter contre le froid. Je me raserai après les Malouines pour gagner en légèreté... Je me rapproche du Cap. La température est de 8°. Maintenant je suis à 4 milles de la pointe. Le cap Horn, c’est énorme. Je suis vraiment content d’être arrivé jusque-là. Brit Air est une réussite, le bateau est en bon état. Ma philosophie a toujours été de préserver le matériel. Avec tout ce qui s’est passé, le fait que je me retrouve troisième n’est pas forcément mérité, vu les accidents des autres. En fait, je ne m’occupe pas trop du classement… » Armel Le Cléac’h (Brit Air) à la vacation de 11h00. 

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