Le monocoque de Vincent Riou avec Jean Le Cam à bord, devrait arriver ces prochaines minutes à Puerto Williams, port militaire chilien. PRB est entré dans le canal de Beagle depuis ce matin en remorque du patrouilleur Alacalufe alors que le vent de Nord-Ouest doit ce renforcer ce jeudi après-midi. Les deux skippers devraient débarquer vers 10h30 et être en relation téléphonique avec le PC Course parisien du Vendée Globe à cette heure-ci.
A la uneBrèves
En approche de Puerto Williams
08.01.2009
Direction Tauranga
08.01.2009« Aujourd'hui tout va bien, la brise ne dépasse pas 15 nœuds, mais il pleut beaucoup. Plus que 1 250 milles jusqu'au but ! C'est journée lavage de Paprec-Virbac 2. Le temps est calme, le bateau commence à glisser un peu plus vite qu'hier. J'en profite pour passer l'éponge et quelques sceaux d'eau, c'est tout de même plus agréable et ça occupe l'esprit. Ce soir, un peu de lecture d'un roman d'aventure : Shantaram écrit par G E Roberts, la scène se situe en Inde, et puis dodo , j'essaie de récupérer de la course qui a été fatigante. Le vent devrait bien monter dans les journées du 7 et du 8 janvier pour être fort le 9. Je viens d'empanner pour descendre vers le Sud où le vent devrait souffler moins fort. Il s'agit d'une grosse dépression tropicale très puissante et très rare à ces latitudes. Souhaitons que cela ne déchaîne pas trop la mer parce que le safran et la réparation ont maintenant bien vécu ! Ce vent devrait durer jusqu'à l'arrivée à Tauranga, lieu de destination, arrivée prévue le 11 ou le 12 janvier. » Jean-Pierre Dick (Paprec-Virbac 2) par mail.
Pas d’arrêt à Stewart
08.01.2009« J’ai une belle journée et de bonnes conditions de navigation. Le soleil est au rendez-vous, j’ai pu charger les batteries à 83 %.?J’ai eu du mal à prendre cette décision, mais je ne m’arrêterai pas à Steward.?J’ai évidemment besoin de réparer ma drisse de grand-voile. Tant que je n’aurai pas réglé ce problème, je naviguerai sous-toilé, et à ce rythme, je ne suis pas arrivé aux Sables d’Olonne ! Je me traîne … Seulement si je m’arrête à Steward, je vais encore perdre du temps sur Norbert, et devrai traverser le Pacifique seul… En cas de pépin, je n’aurai personne à proximité pour me venir en aide. Si je décide de m’arrêter après le cap Horn, peu importe le retard que je prendrai sur Norbert, en cas de pépin, les côtes sont à proximité et les secours avec. J’espère juste que la drisse voudra bien tenir jusque là !! Donc c’est décidé, Virginie et moi en avons beaucoup discuté, nous miserons sur la sécurité. En plus, le chavirage de Jean Le Cam ne m’a pas laissé indifférent et prouve que l’intervention d’un concurrent à proximité est plus rapide que l’arrivée des secours. Jean aurait été obligé d’attendre une dizaine d’heures de plus dans son bateau retourné si Vincent n’était pas arrivé, et dans ces conditions chaque minute compte. » Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital) par mail.
Décision ce week-end
08.01.2009« Depuis que j’ai passé la dernière porte des glaces hier, les conditions sont plutôt paisibles, ça glisse tout seul. Evidemment je ne suis pas très favorisé avec ma voilure réduite dans du vent médium portant d’à peine 20 nœuds. Ce n’est pas favorable pour revenir sur Roxy. Mais je ne vais pas me plaindre, car au bout de deux mois de mer, de stress, de tensions en tout genre, la fatigue s’accumule forcément, c’est normal, et je sens bien que j’ai plus de mal à me réveiller. Ceci dit, j’ai bien géré mes petits bobos au fur et à mesure, pas de soucis de ce côté là… L’important maintenant, c’est de terminer. On réfléchit à toutes les solutions avec l’équipe de Safran, j’essaie de bien préparer l’opération. Je pense qu’il me faut environ trois heures pour faire la réparation, soit au cap Horn, soit plus tard, aux Malouines ou ailleurs. Je prendrai la décision d’ici deux à trois jours ». Marc Guillemot (Safran) par mail.
Routage et opportunité
08.01.2009« La météo semble plutôt favorable pour devant donc il faut que je me gratte la tête ! Si j’avais dès le début, pu faire un décalage avec Michel, cela aurait été intéressant. Manque de pot, la dépression dans laquelle on est, ne m’a pas donné la possibilité de passer à l’extérieur des Malouines, parce que j’aurais pris trop de retard. Cela aurait été difficile. Donc je devais rester derrière. Maintenant, Michel s’est décalé dans l’Est. Et suivant la théorie des routages, ça lui donne une belle avance sous une semaine. À moins que les choses ne changent, c'est-à-dire que la bulle anticyclonique ne se positionne pas comme les modèles le font ! » Roland Jourdain (Veolia Environnement) par mail
Prendre ce qu’il y a…
08.01.2009« Maintenant avec tout se qui s’est passé, je me retrouve 3ème, ce n’est pas forcément mérité par rapport à certains qui ont eu plus de malchances que moi … Mais c’est la course au large ! On est tous passé par là… Je prends ce qu’il y a à prendre, la route est encore longue jusqu’aux Sables d’Olonne donc pour l’instant je ne m’occupe pas trop du classement. » Armel Le Cléac’h (Brit Air) par mail mercredi soir.