Vendée Globe

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JEAN PIERRE DICK / PAPREC-VIRBAC - PORTRAITS - 04/11/08

Jean Pierre Dick à 800 milles d’Auckland

08.01.2009

Le skipper de Paprec-Virbac 2, contacté ce jeudi soir lors de l’émission de radio du Vendée Globe, a indiqué qu’il naviguait actuellement à un peu plus de 800 milles d’Auckland, son nouveau point de destination en Nouvelle-Zélande. Le bateau navigue actuellement avec un seul safran, celui qui avait été réparé par Jean-Pierre, avant qu’un deuxième choc avec un objet ne lui arrache le safran tribord. Il s’inquiétait de la tenue de sa réparation qui commençait à donner quelques signes de faiblesse. « Je serre les fesses comme on dit, car le safran commence à bouger sérieusement ». Il lui reste encore 4 jours de mer pour atteindre Auckland.
 

SAILING ROUND THE WORLD RACE VENDEE GLOBE 2008/2009 PORTRAITS PRESTART

Yann Eliès en pleine rééducation

08.01.2009

Contacté par Pierre-Louis Castelli lors de l’émission de radio hebdomadaire du Vendée Globe, Yann Eliès a donné de ses nouvelles. Le navigateur a indiqué qu’il avait « tourné la page » et qu’il était actuellement en phase de reconstruction, l’esprit rivé vers l’avenir, et notamment son avenir sportif. Son programme de rééducation est dense : lever 7h00 du matin, piscine à 9h00 pour de la marche en immersion, à 11h30, marche entre deux barres, à midi, kinésithérapie et à 13h30 séance de glace. Il espère pouvoir recommencer à appuyer sa jambe gauche au mois de février et être sur pied dans six mois. Il a évoqué la possibilité de participer à la Solitaire du Figaro mais a d’autres projets qu’il doit bientôt présenter à son partenaire Generali. D’ici-là, le marin devra s’armer de patience pour retrouver toute sa mobilité.
 

SAILING ROUND THE WORLD RACE VENDEE GLOBE 2008/2009

Chaque jour est un jour de gagné

08.01.2009

« Il y a deux à trois jours, j'ai pris encore une grosse dépression. Mais là, le vent a complètement chuté. Ce qui m’a permis de faire un peu de chirurgie esthétique sur les panneaux solaires. Les jours prochains vont être plus difficiles car une nouvelle dépression arrive. Si je m'arrête ici, je perds déjà le contact avec Norbert (Sedlacek) et je vais me retrouver avec deux jours de retard sur son bateau. Or, au cap Horn, ce sera bourré d'iceberg et donc dangereux. Ça va mieux là, je n'étais pas bien en fin d'année, après deux mois et toutes mes avaries, je suis physiquement très fatigué, j'ai vraiment pris coup sur coup. C'est vrai qu'au niveau moral parfois, je me retrouve loin derrière. Mais le but c’est que tout le monde arrive à bon port. Quand j'étais au fond du trou en fin d’année, j'avais l'Australie pas loin, et j'avais envie de mettre le clignotant à gauche… J'étais vraiment pas loin de tourner à gauche, mais là, la remontée du Cap Horn sera une vraie délivrance. Ce sera compliqué, mais chaque jour gagné est un jour de plus vers les Sables d'Olonne. » Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital) à la vacation radio de midi.  

SAILING/VENDEE GLOBE 2008/BOISSIERES AKENA VERANDAS

Duel à l’anglaise

08.01.2009

« Il y a du vent qui est rentré par le travers et ça va pas mal. J'ai bien peur qu'avec ces conditions, on fasse une route identique avec Dee (Cafari) mais elle va un peu plus vite… Il ne faut pas traîner car il y a une grosse cartouche qui arrive vers le 16 janvier. Je suis en train d'arriver à la dernière porte, c'est que du bonheur, encore plein de belles images, de belles histoires et la bataille avec Dee Caffari est plutôt intéressante : il me manque parfois des chevaux sous le capot, mais c'est fascinant. Je ne lâcherai pas le morceau, même si elle va un peu plus vite : je ne désespère pas. Depuis deux jours, c'était assez clément, donc je recommence à barrer un peu, mais dans le Sud, le pilote fait 98% du boulot. Le froid, les vagues, effectivement, je barre beaucoup moins que ce que j'imaginais, et puis le pilote fait bien son boulot. » Arnaud Boissières (Akéna Vérandas) à la vacation de 11h. 

FONCIA/VG 08-09/TERRE DE FEU

Chacun sa route, chacun son chemin

08.01.2009

« Ça continue de foncer à bord de Foncia. Tous ces milles parcourus nous rapprochent de chez nous. Je vais bien et a priori, rien ne pourrait m'empêcher d'aller jusqu'aux Sables d'Olonne, Il y a eut beaucoup de pluie cette nuit. Maintenant, je vois un bout de ciel bleu qui pointe, ça va faire une belle journée. Comme j'avais un peu d'avance, ça me permettre d'aller de l'autre côté de la bulle anticyclonique qui arrive. J'ai pas mal cravaché après les Malouines pour accrocher ce système. Et comme les fichiers météo sont sur sept jours, ça m’a permis de bien calculer ma trajectoire. Je pense que ça va devrait se passer pas trop mal ! L’anticyclone de Saint Hélène il y a huit ans me rappelle de mauvais souvenirs. Mais j'espère que là, je ne vais pas rater le coche. Il y a un peu de boulot car c'est du vent arrière. Je vais peut-être rompre avec Bilou (Roland Jourdain), car j'ai une trajectoire sensiblement différente. Il avait à peu près 10h de retard aux Malouines, donc il s'est retrouvé dans un choix de route fondamentalement différent. Maintenant, quel écart ça fera au bout du compte, je n'en sais rien. La démarche aboutira vers le 16 janvier, quand on se sera rendu dans les alizés au Nord de la dorsale de Saint Hélène. » Michel Desjoyeaux (Foncia) à la vacation de 11h. 

A BORD PRB / SKIPPER : VINCENT RIOU (FRA)

Arrivés à Puerto Williams

08.01.2009

« Nous étions en train de manœuvrer en approche du canal Beagle et la cadène provisoire que nous avions faite à bâbord a cassé. Le mât est tombé tranquillement dans l’eau. On n’a rien pu faire d’autre que de l’abandonner car il y avait du clapot. C’était plus dangereux qu’autre chose. La nuit dernière, on a été pris en remorque par la marine chilienne et on vient d’arriver à Puerto Williams. On avait fait 250 milles avec le gréement réparé, il n’en restait que 50 à faire ! C’est comme ça. J’ai du mal à me projeter plus loin que là où je suis. Il faut qu’on se pose, qu’on se repose, qu’on règle nos problèmes de douanes qui ne vont pas être simples. Il est surtout urgent de ne pas se précipiter. Physiquement, on est fatigué mais ça, on connait. Que ce soit moi ou Jean, on en a les bras qui tombent, c’est le truc de trop. Il va falloir qu’on fasse avec mais ça m’arrive après d’autres événements similaires qui me sont arrivés l’année dernière. J’ai l’impression que l’histoire se répète. On est amarré de manière provisoire à un ponton militaire. Maintenant, on va essayer de trouver un mouillage correct pour garder le bateau en sécurité. » Vincent Riou (PRB) en vacation radio au ponton de Puerto Williams en Patagonie 

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