Dépêches
Le vendredi 09 janvier 2009 à 17:15Arriver aux Sables en bon état
Armel le Cléac’h (Brit Air), à la vacation de 11 heures : « La mer est calme. Quinze nœuds de vent Nord-Ouest et ça avance vite. J’essaie de faire la meilleure route possible jusqu’au Sables d’Olonne. A vrai dire, je ne peux pas faire grand-chose de plus. Les deux premiers sont assez loin devant, et ils ne sont pas dans le même système météo. Pour le moment, ils ont de bonnes conditions dans leur remontée de l’Atlantique, avec du portant. L’objectif est d’arriver aux Sables avec un bateau en bon état. La route est encore longue, et il ne faut pas relâcher la pression. Pour l’instant, j’assure le coup. J’ai encore le temps de revenir sur eux. Il peut toujours se passer des choses. Je dois rester attentif sur l’état de Brit Air. C’est sûr que, par endroits, il y a de l’usure. J’en ai profité pour faire du bricolage. Mais il y a des choses qu’on ne peut pas forcément réparer. Des usures pratiquement indétectables. Il faut donc se concentrer sur les moindres bruits et rester vigilant. Ce serait dommage de ne pas finir cette belle aventure, d’autant qu’une bonne partie du chemin a été faite. »
Le vendredi 09 janvier 2009 à 16:54Marco fatigué
Marc Guillemot (Safran), à la vacation du jour : « Le jour vient de se lever. Je suis à 1000 milles du célèbre caillou, le cap Horn. Le dépasser est symbolique : un virage à gauche pour rentrer à la maison, des conditions difficiles qui se terminent. J’ai adoré ce deuxième tour dans le Pacifique. Un peu frustré quand même, car je n’ai pas pu exploiter le bateau comme je le souhaitais. Enfin, l’océan Pacifique a été assez sympa avec moi, surtout comparé à ceux de devant. La pression devrait arriver d’ici demain. Je limite les risques par rapport à Samantha (Davies) qui descend plus rapidement. Je pense arriver au Horn dimanche soir ou lundi matin à l’heure du petit déjeuner. Mais cela reste difficile de faire une descente avec une voilure réduite. Je vais m’arrêter pour faire des réparations, soit au Horn, soit aux Falkland, soit ailleurs… Il faut que je voie avec le reste de l’équipe. J’ai besoin d’un coffre car je n’ai plus de mouillages. En revanche, niveau fatigue, ça fait 3-4 jours que j’ai du mal à me réveiller et à percuter rapidement, même si je n’ai pas une grande activité physique à cause du 3ème ris. C’est à cause du rythme depuis le départ des Sables. Il faut que je mange correctement et je ne suis pas fan des produits déshydratés. Demain, je me ferai un gros plat de pâtes qui me fera 2 repas… ça va être Noël. »
Le vendredi 09 janvier 2009 à 12:00Quatre ascensions d’affilée…
« La journée a débuté d'une façon magnifique - enfin une brise régulière, même s'il n'y avait que six nœuds de vent. Je ne sais pas comment décrire ma joie lorsque j'entends le sifflement de l'eau le long de la coque. Cela fait si longtemps que je n'ai pas entendu cela. Ces conditions m'ont néanmoins permis de terminer mes réparations. Le vit de mulet est bien consolidé de nouveau avec une construction en composites et est désormais bien arrimé avec du Dyneema attaché à deux points de fixation sur la quille. Je n'entends plus de craquement et j'ai confiance dans ces réparations. Le générateur est arrimé avec des bouts de carbone sur le palier, car il s'est désolidarisé de sa base. J'ai eu un moment d'angoisse avec la quille. J'ai aperçu en regardant par le côté du réservoir un gros boulon et je me suis dit que cela a dû venir de la fixation de la quille... Je ne pouvais pas rester comme cela et j'ai donc déplacé le réservoir pour voir ce qui se passait et en fait, rien à signaler. Cela a dû être un boulon qui est tombé par là, lors du dernier chantier ! Au lever du soleil avec la stabilisation de la brise, c'était le moment de hisser le spinnaker. J'ai tout mis en place, mais en tirant sur la drisse, c'était un peu saccadé. Je croyais avoir endommagé le palan supérieur. Je l'ai affalé et j'ai fait l'ascension. C'est quelque chose que je n'aime pas faire quand je suis seul, mais c'est un vrai plaisir de se retrouver sur le pont après. La brise a fraîchi et le bateau tanguait. Je me suis accroché comme si j'étais un koala effectuant une danse érotique. Je commençais à me dire que j'aurais dû mettre mon casque ! Tout allait bien là-haut, mais en montant, j'avais remarqué que le palan de la drisse frottait l'étai, au point où c'était sectionné à 75%. J'ai passé ce qui restait de la journée à effectuer quatre ascensions jusqu'au deuxième étage des barres de flèche. Mes bras et mes jambes sont lourds comme du plomb et j'avoue qu'après cela, j'ai l'impression d'avoir reçu une grosse piqûre avec du gravier au coude, mais cela devrait aller mieux demain. » Steve White (Toe in the water) par mail.
Le vendredi 09 janvier 2009 à 11:38Aviva et Akena à 1 mille l'un de l'autre au nord de la porte 10, Pacifique Est
Message reçu de Aviva par la direction de course :
"Bonjour, à 10h17 UTC (11h17 FRA) Aviva est passé au nord de la porte 10, position 43 58S 109 59W. J'ai Akena sur le radar à moins de 1 mille et j'ai parlé avec Arnaud Boissières sur l'iridium. Bises. Dee"
Le vendredi 09 janvier 2009 à 08:59Changement d’heure des vacations
Les vacations avec les solitaires en mer vont débuter avec une demie heure de décalage : la radio du Vendée Globe animée par Pierre-Louis Castelli débutera son émission à 11h30 et s’achèvera à 12h30…
Le vendredi 09 janvier 2009 à 07:27Remix musical
« Bonjour, pour motiver les troupes à bord de ma véranda, j'ai trouvé dans mon iPod 2009 (élaboré par dj Tom's) de la musique pour se préparer avant chaque manœuvre : Dj ZEBRA, un morceau avec Star Wars et Joe Starr remixé : oreille sensible s'abstenir ou Noir Dez et Doors remixé. Ca envoie, je vous rassure, il y a du sfot, Acdc, Deep Purple, Red Hot, les Clash, Joy Division et des belles surprises : The Virgins, The Hives mais aussi Albator, ou la BO de OSS117 (bambino)... des classiques Boris Vian, Aznavour… Tout ceci est bien sur dispo chez tous les bons disquaires Je rappelle que le piratage est interdit... surtout en mer ! Dans quelques heures, je claque la dernière porte Pacifique. Question nav, il y a des beaux nuages, de la pluie, des beaux oiseaux, mais tout ça vous le savez déjà ; en tout cas, j'en prends plein les yeux et remplis ma boîte à image ; prochain coup je m'équipe d'un meilleur appareil photo (étanche) : tous les magasins étaient fermés sur ma route depuis les Sables…. Cela fait 60 jours ! Mince, c'est long ou pas, je sais plus trop ; je me souviens avoir lu "l'auberge des trois caps" (de Yves Pestel) : je crois qu'il passe un an en mer ou plus, c'est rien non plus par rapport à Moitessier, les Henry de Monfreid et autre aventuriers modernes. En tout cas la porte, je vais la claquer bien fort en passant ! Arnaud et sa belle véranda. » Arnaud Boissières (Akéna Vérandas) par mail ce vendredi matin.
Le vendredi 09 janvier 2009 à 06:16L’apprentissage du Sud
« Le bateau va bien. Il y a des petites bricoles d’usures normales après deux mois de course. Quelques bouts ou morceaux d’élastiques un peu usés qu’il faut changer, mais ça c’est normal. Les voiles ont un peu subi mais rien de bien important. Mais il faut continuer à bien surveiller le matériel car la route est encore longue, dans des conditions de mer qui ne seront pas forcément faciles. De mon côté, j’essaye de bien me reposer car j’étais pas mal fatigué après les mers du Sud et ces dernières heures chargées d’émotions. J’enquille un peu les siestes. Le bateau est bien réglé, bien stable et me permet donc de me reposer pour ensuite faire une navigation propre jusqu’à l’équateur, trouver le meilleur chemin et se rapprocher des deux premiers. La préparation physique avait été un élément très important en amont de la course et je suis très content de l’avoir fait car je me suis rendu compte que cette course est vraiment très physique. Il y a des petites choses que j’ai apprises dans les mers du Sud, des choses que je ne referai plus la prochaine fois. C’est aussi comme ça qu’on apprend ! Je ne pouvais pas avoir tout bon la première fois, mais ça s’est plutôt bien passé dans l’ensemble. J’ai notamment un peu sous-estimé l’alimentation dans les mers du Sud. J’ai parfois été un peu juste au niveau calories. J’ai pioché dans mes réserves, mais comme j’avais prévu large, tout va bien car j’ai tout ce qu’il faut pour aller jusqu’au bout. » Armel Le Cléac’h (Brit Air) par mail.
Le jeudi 08 janvier 2009 à 19:01Jean Pierre Dick à 800 milles d’Auckland
Le skipper de Paprec-Virbac 2, contacté ce jeudi soir lors de l’émission de radio du Vendée Globe, a indiqué qu’il naviguait actuellement à un peu plus de 800 milles d’Auckland, son nouveau point de destination en Nouvelle-Zélande. Le bateau navigue actuellement avec un seul safran, celui qui avait été réparé par Jean-Pierre, avant qu’un deuxième choc avec un objet ne lui arrache le safran tribord. Il s’inquiétait de la tenue de sa réparation qui commençait à donner quelques signes de faiblesse. « Je serre les fesses comme on dit, car le safran commence à bouger sérieusement ». Il lui reste encore 4 jours de mer pour atteindre Auckland.
Le jeudi 08 janvier 2009 à 18:55Yann Eliès en pleine rééducation
Contacté par Pierre-Louis Castelli lors de l’émission de radio hebdomadaire du Vendée Globe, Yann Eliès a donné de ses nouvelles. Le navigateur a indiqué qu’il avait « tourné la page » et qu’il était actuellement en phase de reconstruction, l’esprit rivé vers l’avenir, et notamment son avenir sportif. Son programme de rééducation est dense : lever 7h00 du matin, piscine à 9h00 pour de la marche en immersion, à 11h30, marche entre deux barres, à midi, kinésithérapie et à 13h30 séance de glace. Il espère pouvoir recommencer à appuyer sa jambe gauche au mois de février et être sur pied dans six mois. Il a évoqué la possibilité de participer à la Solitaire du Figaro mais a d’autres projets qu’il doit bientôt présenter à son partenaire Generali. D’ici-là, le marin devra s’armer de patience pour retrouver toute sa mobilité.
Le jeudi 08 janvier 2009 à 14:36Chaque jour est un jour de gagné
« Il y a deux à trois jours, j'ai pris encore une grosse dépression. Mais là, le vent a complètement chuté. Ce qui m’a permis de faire un peu de chirurgie esthétique sur les panneaux solaires. Les jours prochains vont être plus difficiles car une nouvelle dépression arrive. Si je m'arrête ici, je perds déjà le contact avec Norbert (Sedlacek) et je vais me retrouver avec deux jours de retard sur son bateau. Or, au cap Horn, ce sera bourré d'iceberg et donc dangereux. Ça va mieux là, je n'étais pas bien en fin d'année, après deux mois et toutes mes avaries, je suis physiquement très fatigué, j'ai vraiment pris coup sur coup. C'est vrai qu'au niveau moral parfois, je me retrouve loin derrière. Mais le but c’est que tout le monde arrive à bon port. Quand j'étais au fond du trou en fin d’année, j'avais l'Australie pas loin, et j'avais envie de mettre le clignotant à gauche… J'étais vraiment pas loin de tourner à gauche, mais là, la remontée du Cap Horn sera une vraie délivrance. Ce sera compliqué, mais chaque jour gagné est un jour de plus vers les Sables d'Olonne. » Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital) à la vacation radio de midi.
Infos précédentes :
- Le 08 janvier 2009 à 13:25 : Duel à l’anglaise
- Le 08 janvier 2009 à 12:49 : Chacun sa route, chacun son chemin
- Le 08 janvier 2009 à 11:32 : Arrivés à Puerto Williams
- Le 08 janvier 2009 à 10:12 : Usures de cordages
- Le 08 janvier 2009 à 10:03 : En approche de Puerto Williams
- Le 08 janvier 2009 à 07:52 : Direction Tauranga
- Le 08 janvier 2009 à 07:20 : Pas d’arrêt à Stewart
- Le 08 janvier 2009 à 06:36 : Décision ce week-end
- Le 08 janvier 2009 à 05:24 : Routage et opportunité
- Le 08 janvier 2009 à 01:29 : Prendre ce qu’il y a…
Flash infos
- 12/03/10 à 17:59 - Réaction des architectes
- 09/03/10 à 19:25 - Mise à l’eau jeudi prochain ...
- 09/03/10 à 15:11 - L'Ecole des pêches des Sables ...
- 05/03/10 à 15:13 - Charles Caudrelier candidat ...
- 26/02/10 à 19:24 - Jean-Yves Gau à Auckland
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