Vendée Globe

A la uneBrèves

JP Dick à Auckland

13.01.2009

Jean-Pierre Dick est arrivé hier soir à Auckland (Nouvelle-Zélande) et son Paprec-Virbac 2 est amarré au ponton de Team New Zealand. En posant le pied à terre après 64 jours de mer, le skipper-véto met définitivement un terme à ce Vendée Globe 2008 et admet sa tristesse. En effet, JP a été l'un des grands animateurs de cette course magnifique pendant plusieurs semaines. Mais, il veut vite tourner la page et penser à l'avenir avec ses partenaires. Jean-Pierre Dick : « Je viens d'arriver à Auckland après plus de 1800 milles (3333 km) dans l'Océan Indien avec un safran blessé. C'était très délicat comme navigation. Après la casse de mon deuxième safran le 31 décembre 2008 suite à une collision avec un OFNI, l'objectif était de ramener le bateau à bon port. C'est donc une bonne chose de faite même si cela fait très bizarre d'être là, en Nouvelle-Zélande. Il y a 13 jours, j'étais en course sur le Vendée Globe, aujourd'hui je mets le pied de l'autre côté de la planète, là où est né le bateau. C'est un sentiment partagé !

PRB / SKIPPER : VINCENT RIOU (FRA) -ARRIVING IN PUERTO WILLIAMS (CHILE)

Le point sur le reclassement de Vincent Riou

13.01.2009

Vincent Riou est reclassé troisième, au titre du redressement accordé par le jury international... Ce qui signifie que le skipper de PRB, s'il est classé troisième, l'est à titre exceptionnel du fait de son action de sauvetage.En l'occurence, la place qui lui est accordée n'affectera en rien celles des autres concurrents. il y aura donc bien un troisième, un quatrième, un cinquième, etc.

réparation Roland Jourdain

Les réparations à bord de Véolia Environnement

13.01.2009

Joli travail que celui effectué par Roland Jourdain à bord de son voilier. Ponceuses et meuleuses ont du chauffer !

A BORD ROXY / SKIPPER : SAM DAVIES (UK)

Top Gun pour Roxy

13.01.2009

"Je suis passée environ à un mille et demi sous le vent de Beauchene Island qui se situe environ à 30 milles dans le sud des Falklands. C’est un sanctuaire d’oiseaux et j’ai été survolée par des centaines d’oiseaux de mer… J’ai même vu une sorte de canard : il était trop drôle à essayer de faire comme les albatros à jouer dans les turbulences créées par les voiles de Roxy. Mais un canard ne plane pas et il devait continuer de battre des ailes. Il a même failli s’écraser sur le pont du bateau. J’imagine que « Lucky » aurait été ravi de trouver un véritable ami à bord.

J’étais à l’intérieur quand j’ai entendu un bruit strident comme si la dérive se brisait. Je suis montée sur le pont pour voir ce qui se passait. Et dans mon champ de vision, j’ai vu un jet… Oui, « Maverick » et « Goose » venaient me voir. Ils ont cerclés à très basse altitude, puis ont du me voir à bord de Roxy. Ils m’ont alors offert un show avec chandelle enchaînée par un « barrel roll ».
Imaginez la petite fille sur son bateau rose, les yeux écarquillés, un grand sourire aux lèvres complètement fascinée par ces héros de « Top Gun » venus m’offrir ce cadeau…
" Sam Davies, Roxy, par courriel cette nuit.
 

L’intégrale des décisions du jury

12.01.2009

Instruction du jury international pour réparation en faveur du bateau PRB suite à un déroutage pour porter assistance au bateau chaviré VMMatériaux, conformément à la règle 60.3(b) et à l’article 7.3.2 de l’avis de course.

Faits établis/Facts found
Le mardi 6 janvier à 00h55 TU, alors qu’il est en quatrième position du Vendée Globe derrière VM Matériaux, PRB se déroute sur demande de la direction de course, pour porter assistance au skipper de VM Matériaux avec lequel tout contact a été interrompu après un appel de détresse.

PRB se déroute alors pour se rapprocher de la position de VM Matériaux.
Arrivé sur zone le 6 janvier à 14h20, PRB reste à proximité de VM Matériaux dont le skipper, Jean Le Cam, est réfugié à l’avant du bateau retourné.

Les secours organisés par la direction de course avec la marine chilienne pour récupérer Jean Le Cam peuvent être sur zone au plus tôt le même jour à 20h00 TU.

Vers 18h00 TU, Jean Le Cam réussit à s’extraire de la coque et à s’accrocher à un de ses safrans. Il est alors en situation potentiellement dangereuse après son long séjour dans la coque partiellement inondée, dans une mer agitée avec des creux de 3 à 4 mètres.

Le skipper de PRB, considérant que Jean Le Cam est en péril, manœuvre alors pour le récupérer. Il y réussit à la quatrième tentative, lors d’un passage rapproché.
Au moment de la récupération, l’outrigger bâbord PRB se rompt en heurtant la quille de VM Matériaux. Seul un changement d’amure immédiat permet d’éviter le démâtage. Les deux hommes effectuent ensuite une réparation de fortune (brélage) pour stabiliser le gréement.

Le bateau remis en ordre, PRB fait route par ses propres moyens vers l’entrée du canal de Beagle pour y trouver un abri.
Le 7 janvier à 19h20, alors qu’il est proche de la terre, PRB démâte suite à la rupture de la réparation de fortune. Quelques heures plus tard il est pris en remorque par un navire chilien qui le ramène au port.
Le 8 janvier, par l’intermédiaire de son agent, le skipper de PRB confirme qu’il ne peut pas continuer la course et maintient sa demande de réparation.

Considérant qu’au moment du déroutage VM Matériaux était hors course suite à son chavirage, PRB était en troisième position du Vendée Globe.

Conclusion
Le skipper de PRB, lors de sa manœuvre d’assistance et pendant son retour vers la terre a agi en bon marin. Les dommages l’ayant contraint à l’abandon sont une conséquence directe de l’opération de sauvetage du skipper de VM Matériaux et ne peuvent pas être imputables à une faute de sa part.
PRB a droit à réparation en vertu de la règle 62.1(c).

Décision/Decision
La place de troisième que PRB occupait au moment de l’assistance lui est accordée comme place finale au Vendée Globe. Le reclassement de PRB ne doit pas affecter les places ni les prix des autres concurrents en fonction de leur ordre d’arrivée.


Date : 12 janvier 2009

Le Jury International
Bernard BONNEAU (FRA – Président) ; Ion ECHAVE (ESP) ; Trevor LEWIS (GBR) ; Christian PEYRAS (FRA) ; Jean VERMANT (BEL)

 

Instruction du jury international pour réparation en faveur du bateau BRITAIR suite à un déroutage pour porter assistance au bateau chaviré VMMatériaux, conformément à la règle 60.3(b) et à l’article 7.3.2 de l’avis de course.

Faits établis/Facts found
Le mardi 6 janvier à 00h50 TU, Britair se déroute sur demande de la direction de course, pour porter assistance au skipper de VM Matériaux avec lequel tout contact a été interrompu après un appel de détresse.

Britair, qui navigue tribord amures dans un vent de sud-ouest sur une route directe vers le Cap Horn doit alors lofer et réduire la toile pour se rapprocher de la position de VM Matériaux.

A 12h40 TU, pour faciliter les opérations d’assistance, le skipper de Britair demande à la direction de course l’autorisation de déplomber l’arbre d’hélice.

Arrivé sur zone le mardi 6 janvier à 14h30 TU, Britair reste à proximité de VM Matériaux dont le skipper est réfugié à l’avant du bateau retourné.
Après la récupération du skipper par PRB, Britair reprend la course à 20h30 TU en faisant route directe vers le Cap Horn, puis en entrant dans l’Atlantique avec un système de vent moins favorable que celui escompté sans ce déroutage.

Le skipper de Britair estime que le préjudice subi est de l’ordre de 9 heures, soit 6 heures sur zone à proximité de VM Matériaux, plus environ 3 heures perdues en raison d’une route moins favorable et de l’adaptation de voile nécessaire avant de lofer.

La simulation théorique effectuée par l’expert de Météo France montre qu’en l’absence de déroutage, Britair aurait pu atteindre, à partir de son changement de route, le point 46°45S 51W (situé en Atlantique à environ 850 MN au-delà du Cap Horn) en 3 jours et 20 minutes, avec une incertitude de plus ou moins 3 heures, soit environ 22 heures avant son temps passage réel.
Pour tenir compte des aléas de navigation sur une distance aussi longue, l’estimation est diminuée de 50% et donc ramenée à 11 heures.

Conclusion
Britair a droit à réparation en vertu de la règle 62.1(c).
Britair a enfreint l’article 12.3 de l’avis de course en déplombant l’arbre d’hélice.

Décision/Decision
Britair reçoit une bonification de 11 heures qui devra être retranchée de son temps réel d’arrivée.

L’infraction à l’article 12.3 de l’avis de course ayant été commise dans le cadre de l’opération d’assistance, Britair est exonéré en vertu de la règle 62.1(c).
Cependant, le skipper doit mettre en place un système permettant de prouver à l’arrivée que l’arbre d’hélice n’a pas pu bouger. Des photos de ce système doivent être envoyées au Directeur de Course.

Date : 12 janvier 2009

Le Jury International
Bernard BONNEAU (FRA – Président) ; Ion ECHAVE (ESP) ; Trevor LEWIS (GBR) ; Christian PEYRAS (FRA) ; Jean VERMANT (BEL)


 

Décisions du jury pour PRB et Brit Air

12.01.2009

Le jury international a rendu ses décisions concernant la réparation demandée par Vincent Riou (PRB) et la bonification de temps accordée à Armel Le Cléac’h (Brit Air) lors du sauvetage de Jean Le Cam.

Armel Le Cléac’h se voit donc créditer de 11 heures pour sa participation au sauvetage de Jean Le Cam. Ces 11 heures seront retranchées de son temps final à l’arrivée.

Vincent Riou, troisième au moment du sauvetage de Jean (en considérant que Jean était de fait hors course suite à son chavirage), sera classé troisième ex-æquo du Vendée Globe avec le (ou la) concurrent(e) arrivé(e) en 3e position.

 

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