Michel Desjoyeaux Foncia sur à la vacation de 11h30 : « Il fait chaud dans l’Atlantique sud. 28°C dans le bateau. J’ai gagné une vingtaine de degré en 8 jours. Les temps sont durs mais ça avance. Hier par exemple, j’ai eu un après-midi mou en vent. C’est la partie cool mais pas passionnante de la course. Du près, du près, du près… Je ne vais quand même pas me plaindre, surtout par rapport à mes camarades toujours dans le Pacifique.
A la uneBrèves
20 C° en 8 jours
13.01.2009
La visite d’un avion de chasse
13.01.2009Samantha Davies (Roxy) à la vacation de 11H : « Le près commence à m’embêter. Le bateau penche et il faut virer de bord. Je retrouve la vie de l’Atlantique. Comme c’est nouveau pour moi, je ne me plains pas, pour l’instant. J’attends des vents renforcés pour basculer et virer de bord. Je suis sur tribord amures. Même si, pour l’instant, je n’ai pas une très belle trajectoire, je devrai retrouver bientôt une route directe. Hier j’ai reçu la visite impromptue d’un avion de chasse britannique. J’étais dans le cockpit quand j’ai entendu un bruit terrible. D’abord j’ai cru à un problème avec Roxy. Ils devaient m’avoir repéré sur leur radar. Ils sont passés très près du bateau et m’ont salué. J’imagine que, pour eux, ça doit être insolite de croiser un bateau à voiles dans ces mers. »
Six semaines de ravitaillement
13.01.2009Raphaël Dinelli ( Fondation Océan Vital) à la vacation de 11H : « On est toujours face au vent. Il faut tricoter un coup au nord, un coup au sud. On n’a pas des bateaux taillés pour le près. Ce n’est vraiment pas terrible. A chaque vague, ça tape fort, ça fait bouger les structures du bateau. Il monte sur la houle, fait du rodéo puis se stoppe brutalement. J’ai la chance d’avoir un bateau en fibre de verre, ce qui le rend souple. Parfois, ça bouge tellement que je me dis que ça va exploser c’est très désagréable. Cette mer est casse-bateau, casse-bonhomme.
C’est dingue. Je n’ai jamais fait de près dans les mers du sud. Tricoter comme ça, c’est vraiment la première fois. Se retrouver avec des vents debout, des anticyclones au sud et des dépressions au nord... Cette année, le Pacifique est vraiment spécial. J’espère que ça va bientôt se remettre d’aplomb. Il ne me reste que six semaines de ravitaillement. Le temps commence à m’être compté. Je dois faire attention et vais peut-être me rationner. »
JP Dick à Auckland
13.01.2009Jean-Pierre Dick est arrivé hier soir à Auckland (Nouvelle-Zélande) et son Paprec-Virbac 2 est amarré au ponton de Team New Zealand. En posant le pied à terre après 64 jours de mer, le skipper-véto met définitivement un terme à ce Vendée Globe 2008 et admet sa tristesse. En effet, JP a été l'un des grands animateurs de cette course magnifique pendant plusieurs semaines. Mais, il veut vite tourner la page et penser à l'avenir avec ses partenaires. Jean-Pierre Dick : « Je viens d'arriver à Auckland après plus de 1800 milles (3333 km) dans l'Océan Indien avec un safran blessé. C'était très délicat comme navigation. Après la casse de mon deuxième safran le 31 décembre 2008 suite à une collision avec un OFNI, l'objectif était de ramener le bateau à bon port. C'est donc une bonne chose de faite même si cela fait très bizarre d'être là, en Nouvelle-Zélande. Il y a 13 jours, j'étais en course sur le Vendée Globe, aujourd'hui je mets le pied de l'autre côté de la planète, là où est né le bateau. C'est un sentiment partagé !
Le point sur le reclassement de Vincent Riou
13.01.2009Vincent Riou est reclassé troisième, au titre du redressement accordé par le jury international... Ce qui signifie que le skipper de PRB, s'il est classé troisième, l'est à titre exceptionnel du fait de son action de sauvetage.En l'occurence, la place qui lui est accordée n'affectera en rien celles des autres concurrents. il y aura donc bien un troisième, un quatrième, un cinquième, etc.
Les réparations à bord de Véolia Environnement
13.01.2009Joli travail que celui effectué par Roland Jourdain à bord de son voilier. Ponceuses et meuleuses ont du chauffer !